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Je suis charlie

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« Je suis Charlie », c’est lui. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Frédéric Potet Simple et puissant. Mercredi 7 janvier, en apprenant l’attentat contre « Charlie Hebdo » Joachim Roncin, 39 ans, publie un message graphique sur Twitter. Depuis, son « Je suis Charlie » a fait le tour du monde. Et est devenu incontournable dans les rangs des défilés de soutien au journal satirique. Il est, lui aussi, l’un des hommes les plus « recherchés » du pays, en tout cas par les médias de France, mais aussi d’Allemagne, de Grande-Bretagne, des Etats-Unis, « de la Terre entière », dit-il… Joachim Roncin, 39 ans, est le créateur du slogan « Je suis Charlie » qui, depuis l’attentat terroriste commis mercredi 7 janvier dans les locaux de Charlie Hebdo, a été repris à travers le monde en signe de soutien aux caricaturistes assassinés.

Suivre la situation en direct sur Le Monde.fr « Ce slogan m’est venu naturellement » Les réseaux sociaux ont fait le reste. . « Cela ne m’appartient plus » Joachim on Twitter: " L'inventeur du slogan "Je suis Charlie" veut empêcher son exploitation commerciale. «Je suis Charlie» : l’inventeur du slogan veut prévenir toute dérive. L'inventeur de « Je suis Charlie », le designer Joachim Roncin, va déposer le slogan pour prévenir une exploitation commerciale. Ce n'était pas son choix initial, mais il a dû s'y résoudre. Il avait inventé le slogan « Je suis Charlie » et le logo qui va avec, des lettres blanches et grises sur fond noir, dans les minutes qui avaient suivi l'attaque contre l'hebdomadaire satirique. En quelques heures, sa création était devenue virale, pour se retrouver en étendard dans des rassemblements de soutien tout autour de la planète et notamment à Paris. Joachim Roncin, journaliste graphiste à l'hebdomadaire gratuit Stylist avait dit qu'il laisserait son visuel libre de droits, pour peu qu'aucune utilisation commerciale n'en soit faite.

Cela n'a pas été le cas puisque plus d'une cinquantaine de demandes de dépôt de marques ont été enregistrées par l'Institut national de la propriété intellectuelle (INPI), pour utiliser « Je suis Charlie » sur les objets les plus variés. Le slogan "Je suis Charlie" detourné… Pour vendre des armes. L'un des "hashtags" les plus partagés de l'histoire de Twitter est aussi l'un des plus convoités. Le fameux slogan "Je suis Charlie", conçu en hommage aux victimes de l'attentat de Charlie Hebdo le 7 janvier et repris dans le monde entier, a fait l'objet de 120 demandes de dépôt de marque, toutes rejetées, au cours des huit derniers jours.

C'est le concepteur du logo, Joachim Roncin, qui a dénoncé ces tentatives de détournement vendredi matin sur RTL. Encore plus surprenant, le directeur artistique de la revue Stylist a précisé que deux demandes déposées auprès de l'Institut national de la propriété intellectuelle (Inpi) étaient dans la catégorie "armement". Il envisage des poursuites judiciaires et s'est "entouré de bons avocats" pour défendre le slogan. LIRE AUSSI >> Je suis Charlie ne deviendra pas une marque Des demandes de dépôt de la marque ont également été faites à l'étranger. Bad buzz: la récupération du slogan "Je suis Charlie" par les 3 Suisses indigne les réseaux sociaux - RTL People.

Après l’attentat survenu à Paris dans les locaux de la rédaction de Charlie Hebdo, de nombreux médias, personnages publics, journaux et citoyens se sont mobilisés. La marque de prêt-à-porter 3 Suisses a elle aussi voulu montrer son soutien. Malheureusement, même si, comme elle le soutient, l'initiative partait d’une bonne intention, l'idée a été dénoncée sur les réseaux sociaux comme une immonde récupération commerciale. Le « Charlie marketing », une triple erreur. La tentation était trop forte. Beaucoup (trop) d’entreprises, organismes ou particuliers ont surfé sur le tsunami Charlie Hebdo pour gagner en visibilité. Même si tous s’en défendent la main sur le cœur, le but était quand même, sous couvert de solidarité, de tenter de profiter d’une exposition médiatique colossale.

Les 3 Suisses, par exemple, le jour même de la tuerie du boulevard Richard Lenoir, ont publié une image associant leur nom et logo au « Je suis Charlie », via un petit jeu de mots à première vue pas bien méchant. Problème, en transformant en slogan le cri spontané d’un pays sous le choc, l’enseigne de vente par correspondance est immédiatement passée pour une entreprise opportuniste et sans scrupule, prête à tout pour se faire de la pub. L’enseigne a négligé 3 éléments essentiels. La deuxième chose que les 3 Suisses ont sous-évaluée, c’est la formidable caisse de résonance que représentent internet et les réseaux sociaux.