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Je suis Charlie

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Les photos marquantes de 2015, Diaporamas. Les unes. Les hommages. La suite. Plus loin dans Pearltrees. Tweets #jesuischarlie. Honoré. France. In the World. Tignous. Cabu. Charb. Wolinski. L'histoire de Charlie Hebdo en vidéos. Honoré, l'homme modeste. Finesse du trait, justesse du ton… Honoré savait saisir l'absurde du monde dans ses vignettes.

Honoré, l'homme modeste

Il avait signé la carte de vœux de “Charlie Hebdo”, qui vient de faire le tour du monde. Il avait préféré oublier son prénom : Philippe, né à Vichy en 1941, il ne trouvait pas la plaisanterie bien fine. Honoré était un homme discret qui n’aimait pas les artifices, ni dans la vie, ni dans ses dessins. Wolinski, amoureux de liberté et des petites pépées. Il incarnait toutes les métamorphoses de l'esprit de mai 68.

Wolinski, amoureux de liberté et des petites pépées

Georges Wolinski, 80 ans, a été assassiné ce mercredi aux côté de Charb, Cabu, Bernard Maris et d'autres membres de la rédaction de “Charlie Hebdo”. Gros cigare, œil brillant, sourire goguenard, Georges Wolinski était une figure du 9e Art et des soirées parisiennes. A 80 ans, ce pilier de Charlie Hebdo incarnait toutes les métamorphoses de l'esprit de mai 68. Entré en 1961 à Hara Kiri, Wolinski fait ses classes auprès de François Cavana. A son contact, le gamin pétri d'érudition et un rien introverti qui admirait les caricatures d'Albert Dubout et les dessins satiriques d'Harvey Kurtzman (Mad), apprend à épurer son style à aller droit au but. A la fin des années soixante, son trait rond, ses personnages à gros nez et son humour aussi vachard que frontal, font mouche.

Le « gauchiste libertaire » n'était pas d'ailleurs insensible aux jeux, poisons et délices du système, ni aux ors de la République. Cabu, le grand Duduche assassiné. Le dessinateur fait partie des victimes de l'attentat contre la rédaction de “Charlie Hebdo”.

Cabu, le grand Duduche assassiné

Il avait initié la relance de l'hebdomadaire en 1992. La légende le disait capable de crayonner sur un carnet, au fond de sa poche, sans même regarder. Son rêve de jeunesse, pourtant, était d’être batteur dans l’orchestre de Cab Calloway. Jean Cabut, dit Cabu, était finalement devenu dessinateur. Né en 1938 à Châlons-sur-Marne, il œuvra d’abord dans le journal de son lycée, avant d’être publié par L’Union de Reims. A son retour, ce grand timide, qui se disait « nul à l’oral », collabore à Hara-Kiri (1960-1983), Pilote (1962-1972), ou au Figaro (1966-1971). Deux personnages de l’artiste ont marqué les esprits. Âgé de 76 ans, l’humaniste tendre, père de Mano Solo, s’était exprimé il y a quelques semaines sur les ondes de France Bleu Gironde. « On a toujours été à la pointe d’un combat contre les fanatiques », avait-il assuré.

EN IMAGES. Dix citations de Cabu, Charb, Wolinski et Tignous à ne pas oublier. En une fraction de secondes, la France a perdu quatre de ses plus grands dessinateurs de presse.

EN IMAGES. Dix citations de Cabu, Charb, Wolinski et Tignous à ne pas oublier

Cabu, Charb, Wolinski et Tignous font en effet partie des douze personnes qui ont été assassinées, mercredi 7 janvier, lors de l'attaque terroriste perpétrée au siège du journal satirique Charlie Hebdo, à Paris. Leur crime : avoir défendu sans relâche, semaine après semaine, numéro après numéro, la liberté d'expression et la liberté de la presse. Charb, dessinateur mort debout. Le directeur de “Charlie Hebdo” est mort.

Charb, dessinateur mort debout

Souriez vous êtes informés Cabu. Tignous, un humaniste féroce. Tignous n'épargnait personne.

Tignous, un humaniste féroce

Cet homme de convictions avait, comme ses confrères de “Charlie Hebdo”, l'humour pour seule arme. Tignous a été assassiné le 7 janvier 2015. « Jamais il n'aurait imaginé que la reine d'Angleterre se fendrait d'un communiqué de condoléances à l'égard de Charlie ». Charlie Hebdo, une saga de l'impertinence pertinente. 1960, François Cavanna, fils d'immigrés italiens et ancien du STO crée "Hara Kiri" avec Georges Bernier, ancien engagé en Indochine.

Charlie Hebdo, une saga de l'impertinence pertinente

Le journal, qui inspirera dix ans plus tard le magazine américain "National Lampoon", n'a pas alors de vocation directement politique. Son équipe cherche à faire rire en dynamitant joyeusement toutes les conventions. Son slogan est transparent : "Hara Kiri, journal bête et méchant". Il est suivi de ce conseil provocateur "Si vous ne pouvez pas l'acheter, volez-le". Pour ses rédacteurs, dessinateurs et photographes rien n'est sacré. Georges Bernier prend le nom du "professeur Choron", le journal étant installé au 4 de la rue Choron, dans le 9e arrondissement de Paris et sous son influence l'esprit grivois et le cynisme tout azimut règnent sur "Hara Kiri". Bernard Maris, la disparition d’un économiste passionné. Celui qu’on surnommait “Oncle Bernard”, économiste anti-libéral, à la fois chroniqueur et actionnaire de “Charlie Hebdo”, a été tué dans l’attentat de ce mercredi 7 janvier.

Bernard Maris, la disparition d’un économiste passionné

Déjà on se frottait les mains à l'idée de l'entendre, dans un débat, défendre son avis sur Soumission, le livre de Michel Houellebecq dont tout le monde parle depuis deux jours. Hommage à la rédaction de Charlie Hebdo - L'hommage de L'Obs. Juste avant le départ de la grande marche républicaine en hommage aux victimes des attentats de cette semaine, le compte Twitter du Premier ministre Manuel Valls a égrainé un à un, dans l'ordre alphabétique, les noms 17 personnes tuées, à "Charlie Hebdo", à Montrouge et à la porte de Vincennes.

Hommage à la rédaction de Charlie Hebdo - L'hommage de L'Obs

Nous ne les oublierons pas. A "Charlie Hebdo" Frédéric Boisseau.