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Faut-il avoir peur des GAFA chinois ? Méconnus en France, les géants du web chinois, Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi (les « BATX ») inquiètent.

Faut-il avoir peur des GAFA chinois ?

Comment appréhender l’arrivée de tels mastodontes numériques en Europe ? Leurs pratiques sont-elles plus problématiques que celles de Google, Apple, Facebook et Amazon (les « GAFA ») ? Qui a dit que l’humour n’avait pas de frontières ? Dolce & Gabbana vient de faire l’expérience du contraire. Pour promouvoir un défilé en Chine, la marque de luxe italienne avait diffusé une vidéo "humoristique" montrant une jeune chinoise tentant de manger une pizza avec des baguettes. Résultat : plusieurs dizaines de millions de commentaires hostiles sur les réseaux sociaux chinois, et un défilé annulé. GAFAM : le déclin de l’empire américain ? Le moteur de recherche de Google, Google Search, possède 94% des parts de marché en France. Le système d’exploitation de la firme, Android, est installé sur 9 appareils mobiles sur 10. La moitié du commerce électronique aux Etats-Unis passe par Amazon. Quant à Facebook, sa capitalisation boursière équivaut au PIB cumulé de 65 pays de la planète.

Ces GAFAM (il faut ajouter Apple et Microsoft) sont-ils devenus trop gros ? Les réseaux sociaux doivent-ils être des éditeurs ? Du masque à la reconnaissance faciale : le visage est-il le dernier lieu de résistance politique ? Des manifestants de Hong Kong aux spectateurs du film Joker qui met en scène une révolte urbaine menée par un clown grimaçant, le visage semble être devenu un enjeu d’identification et de reconnaissance.

Du masque à la reconnaissance faciale : le visage est-il le dernier lieu de résistance politique ?

Les états comme les grandes sociétés qui collectent des données informatiques sont intéressés en effet à cette reconnaissance faciale que refuse une partie des citoyens, pour qui se couvrir le visage grâce au maquillage, ou cagoule ou masque est une façon de préserver ses libertés. Le visage est-il le dernier lieu de résistance politique ? Pour aller plus loin : Les Idées claires - France Culture. Ere de post vérité et vérification des faits - Ép. 1/4 - Le faux. Les Nouvelles Vagues ouvrent une semaine sur le faux.

Ere de post vérité et vérification des faits - Ép. 1/4 - Le faux

Nous commençons à questionner ce thème à travers le concept controversé de "post-vérité" : conditions de production des mensonges et conditions de crédulité, entre sphère politique et sphère médiatique. Avec (en duplex depuis Nancy) Gérald Bronner, sociologue, Professeur à l'Université Paris-Diderot, membre de l'Académie des Technologies et auteur de La Démocratie des crédules, et Samuel Laurent, journaliste, responsable de la rubrique Les Décodeurs sur le site LeMonde.fr. Nous interrogeons le dépassement de l'impératif de vérité dans les discours médiatiques et politiques récents, la circulation effrénée de mensonges et la pratique du "fact-checking". Retour notamment sur la tribune du philosophe Frédéric Lordon dans Le Monde Diplomatique du 22 novembre 2016 : Politique post-vérité ou journalisme post-politique ?

Programmation musicale : BRNS, here dead he liesZion, Truth or liesErlend Oye, Lies become part of who you are. Qui peut contrôler Facebook ? 2.3 milliards d’utilisateurs mensuels, 22 milliards de bénéfice par an, 552 milliards de capitalisation boursière.

Qui peut contrôler Facebook ?

Une plateforme idéale pour propager les discours de haine aussi bien qu’un potentiel outil de censure globalisée. La civilité en ligne. Elles transposent en partie le futur règlement européen, le Digital Services Act (DSA).

La civilité en ligne

"Infox" plutôt que "fake news" ? Tweeter, snaper, scroller : quand les jeunes s'informent. "Je ne cherche pas les informations mais elles finissent toujours par m'arriver".

Tweeter, snaper, scroller : quand les jeunes s'informent

Florianne, 23 ans, étudiante en master 2 (Langues, Littératures et Civilisations Étrangères et Régionales, parcours média et médiation culturelle) à l'université de Clermont-Auvergne (Clermont-Ferrand) est loin d'être une exception. On pourrait même dire qu'elle représente assez bien sa génération dans son rapport à l'actualité, à l'information et aux réseaux sociaux. D'après le 34ème baromètre Kantar Public-onepoint pour le journal La Croix publié en janvier dernier, les trois quart des 18-24 ans s'informent sur Internet et en particulier sur leurs smartphones. Ils sont même 46% à s'informer via les réseaux sociaux. D'ailleurs, le réflexe de Floriane le matin est "d'aller sur Twitter" avec son smartphone, pas d'allumer la radio, encore moins la télévision, sans parler de sortir chercher un journal. Eduquer aux médias à l'heure du doute.

Et particulièrement dans les classes médias qui se multiplient depuis quelques années (il y en a 25 à Paris, 30 dans l’académie de Créteil, 58 dans celle de Nantes) et comprendre "d’où vient l’info", c’est le thème de la semaine des médias dans l’école organisé par le CLEMI (le très officiel Centre de Liaison de l'Enseignement et des Médias d'Information) qui s’ouvre ce lundi 19 mars.

Eduquer aux médias à l'heure du doute

Mais attention, cette éducation aux médias n’est pas juste un petit plus pour lutter contre le complotisme, c’est enseigner d'abord ce qu’est une information et ce que signifie informer. Simple? Il n'en est rien. Il suffit par exemple de tendre l’oreille du coté de la parole politique: celle de Jean-Luc Mélenchon, Laurent Wauquiez… celle du Président de la République aussi qui critique des journalistes pour comprendre que le sujet n’est ni simple, ni consensuel.

Réécoutez les émissions de France Culture à l'occasion de La semaine de la Presse et des Médias dans l'école. Mécaniques du complotisme : podcast à écouter sur France Culture. Les théories du complot ébranlent-elles l'école ? Mensonges officiels, Illuminati et autre complot juif mondial : les thèses conspirationnistes se répandent aujourd'hui dans l'esprit des élèves français qui en viennent à mettre en doute, voire à refuser l'enseignement de leurs professeurs... À l'occasion des Rendez-vous de l'histoire de Blois, qui se mêlent en particulier de sciences cette année, Rue des écoles enquête sur la présence d'un imaginaire et d'un "savoir" complotiste dans les salles de classe, sur ses sources et les moyens de le combattre, tout en gardant toute sa place à la joie de l'illumination... - Cécile Dunouhaud, professeure agrégée d'histoire, enseignante au lycée Marguerite Yourcenar (Morangis).

Retrouvez son intervention du samedi 7 octobre aux Rendez-vous de l'histoire : De la confiance à la défiance : les sciences face à la théorie du complot.