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Emploi, chômage

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« Pédale ou crève » : dans la peau d’un livreur Foodora. Concurrence entre coursiers, sécurité négligée, précarité… Notre journaliste a passé trois semaines à livrer burgers et pizzas aux quatre coins de Paris.

« Pédale ou crève » : dans la peau d’un livreur Foodora

LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Philippe Euzen Adossé au kiosque à journaux de la cour Damoye, près de la Bastille, dans le 11e arrondissement de Paris, je patiente sur mon vélo, les yeux rivés sur mon smartphone. Comme les autres coursiers réunis ici, j’attends qu’une commande me soit attribuée. Depuis trois semaines, je fais partie de la cohorte de ceux qui livrent des repas à domicile pour le compte des sociétés Deliveroo, Foodora, UberEats ou Stuart. Ces myriades d’auto-entrepreneurs sont les petites mains ô combien flexibles de ces start-up qui se développent à vitesse grand V partout en France.

Il est 13 h 30 ce jour de mars, et je suis en avance pour mon premier « shift » (créneau horaire de travail préréservé). 13 h 55, mon téléphone vibre. Transformer le travail en jeu, pour mieux aliéner. Techniques de contrôle contemporaines.

Transformer le travail en jeu, pour mieux aliéner

Si la fête du travail a lieu le 1er mai, c’est à cause de mouvements ouvriers qui eurent lieu aux Etats-Unis en 1884. C’est peut-être aux Etats-Unis qu’il faut aller dénicher les nouvelles formes d’aliénation... Et chez Uber en particulier. Parce que si le terme d’ubérisation est désormais passé dans la langue pour désigner cette économie des plateformes qui mettent en lien directement des clients et des travailleurs indépendants, il va sans doute falloir lui ajouter un contenu supplémentaire au mot. C’est en tout cas ce à quoi nous incite une enquête passionnante publiée le mois dernier par le New York Times. Une enquête qui nous apprend que Uber, faisant face à une contestation montante de ses chauffeurs, a décidé d’utiliser les sciences comportementales pour réformer le rapport entre la plateforme et les gens qui travaillent pour elle.

La baisse des coûts du travail, seule solution pour créer de l'emploi? C'est devenu une antienne religieuse: la création d'emplois ne passerait que par l'abaissement du coût du travail.

La baisse des coûts du travail, seule solution pour créer de l'emploi?

Le dogme s'est répandu, avec de subtiles nuances entre ses adaptations locales. Faut-il plafonner les cotisations patronales à 100 euros mensuels, comme l'a fait Mariano Rajoy, le Premier ministre espagnol, en février 2014? Éric Heyer, Denis Ferrand : Le coût du travail en questions - La Croix. À trois jours de la publication des chiffres du chômage, jeudi, et sur fond de « ras-le-bol fiscal » des chefs d’entreprise, deux économistes se livrent, pour « La Croix », à un échange de vues sur le coût du travail, ses effets sur le niveau de l’emploi et de la compétitivité française.

Éric Heyer, Denis Ferrand : Le coût du travail en questions - La Croix

Entretien avec Éric Heyer et Denis Ferrand (1). La Croix :Le coût du travail fait régulièrement l’objet de batailles de chiffres. Quels indicateurs peut-on retenir pour le mesurer sans polémique ? Denis Ferrand : En Europe, le bureau officiel des statistiques, Eurostat, a mis sur pied une méthodologie qui permet de mesurer un coût par heure travaillée dans chaque pays de l’Union européenne, selon des critères communs. Cette enquête «Ecmoss» est effectuée régulièrement auprès des ménages et des entreprises. Emploi : le bilan décevant des premières années du CICE. Le comité de suivi du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi estime que 50 000 à 100 000 postes ont été créés ou sauvegardés sur la période 2013-2014.

Emploi : le bilan décevant des premières années du CICE

La mesure n’a pas eu d’impact sur l’investissement. Va-t-on vers la fin du salariat ? Oui on parle d’une mutation, d’une révolution, d’une transformation en fait du travail tel qu’on l’a connu depuis la fin du XIXème siècle et l’invention du salariat.

Va-t-on vers la fin du salariat ?

On a longtemps cru, malgré la crise, que la salariat était l’avenir du travail, la forme la plus civilisée, la plus aboutie, la plus conforme à une certaine idée du progrès social. On voyait d’ailleurs chaque année le nombre de salariés progresser dans les statistiques, notamment grâce au développement économique rapide de larges régions du monde, en Asie par exemple.

Qui travaille vraiment 35 heures ? Emmanuel Macron se dit prêt à mettre fin « de facto » à ce temps de travail hebdomadaire officiel.

Qui travaille vraiment 35 heures ?

Mais quinze ans après leur entrée en vigueur, les 35 heures restent une durée plus théorique que réelle. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Samuel Laurent Le temps de travail hebdomadaire officiel restera-t-il à 35 heures ? Il pourrait être modulé dans les entreprises par « des accords majoritaires », a déclaré le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, vendredi 22 janvier en mage du forum de Davos, en Suisse. En septembre, un sondage, publié dans Libération, montrait un pays divisé autour de la question du temps de travail, une courte majorité (52 %) souhaitant rester à 35 heures hebdomadaires, quand 40 % se disent prêts à y renoncer. 1. 2013 CH7 schema. Débat sur la loi travail #3 : faut-il craindre la flexibilité du temps de travail ?

Loi travail : quelle est cette « inversion de la hiérarchie des normes » qui fait débat ? Pourquoi le chômage est un facteur de mortalité. Le chômage tue aussi.

Pourquoi le chômage est un facteur de mortalité

Le 10 mai, le Conseil économique, social et environnemental, s’est ému de «l’impact du chômage sur les personnes et leur entourage». La taxation obligatoire des contrats courts est abandonnée. Si la motion de censure contre le gouvernement est rejetée, jeudi 12 mai, le projet de « loi travail » sera considéré comme adopté.

La taxation obligatoire des contrats courts est abandonnée

Mais dans quelle version ? Après concertation avec les députés « coopératifs » de la majorité, l’exécutif a décidé de retenir le texte remanié par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale et d’y ajouter près de 470 amendements (sur les quelque 5 000 déposés) qui auraient dû être examinés en séance – si les débats s’étaient poursuivis comme prévu. Plus de la moitié de ces amendements sont signés du rapporteur du projet de loi, Christophe Sirugue (PS, Saône-et-Loire) A l’issue de ce nouvel exercice de réécriture, une idée-choc est abandonnée : celle consistant à rendre obligatoire la taxation des contrats à durée déterminée (CDD) – alors qu’il s’agit, à l’heure actuelle, d’une possibilité, entre les mains des organisations patronales et syndicales administrant l’Unedic.

La protection de l’emploi, c’est ni bien, ni mal. Mais c’est pas si bien que ça. Enfin, faut voir. Il y a deux catégories de gens sur Twitter : les cons et les autres.

La protection de l’emploi, c’est ni bien, ni mal. Mais c’est pas si bien que ça. Enfin, faut voir.

Bref, comme ailleurs. Ceux qui m’y suivent (et avant sur Facebook) savent que je publie de temps en temps des petits schémas visant à synthétiser des thèmes pour mes cours. Jeudi matin, j’en ai publié un, que je venais de finir pour illustrer un bout de cours que je faisais ce jour là. Habituellement, j’ai plutôt des remarques constructives. Projet de loi El Khomri : la réforme en débats. Le projet de réforme du code du travail a été présenté fin mars en conseil des ministres. Depuis sa présentation, le 18 février, par la ministre du travail, Myriam El Khomri, ce texte fait l’objet de très vives critiques, à gauche et chez les syndicats. « C’est un acte de confiance adressé aux chefs d’entreprises, aux salariés et à leurs représentants », a toutefois assuré, lundi 22 février, Manuel Valls, parlant d’accords « gagnant-gagnant pour les entreprises comme pour les salariés ». Elle doit être mise en débat public le 3 mai.

Le Monde a publié plusieurs tribunes, de personnalités politiques, chercheurs, économistes et professionnels, qui illustrent l’âpreté du débat : Le chômage est aussi un problème de santé publique. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Elodie Chermann Le chômage n’est pas une sinécure. C’est cette réalité souvent oubliée que rappelle le Conseil économique, social et environnemental (CESE) dans un avis rendu le 10 mai. « Avec l’explosion du taux de chômage, on a de plus en plus tendance à coller aux chômeurs une image de paresseux ou de fraudeurs », regrette l’auteur de l’avis, Jacqueline Farache, membre de la section des affaires sociales et de la santé du CESE. « Mais on oublie totalement le traumatisme et les dommages considérables que causent les situations de chômage. » Les chiffres pourtant parlent d’eux-mêmes.

Les hommes sans emploi ont ainsi 2,32 fois plus de risques de se déclarer en mauvaise santé et 1,34 fois plus de fois plus de risques de devenir obèses que ceux qui ne le sont pas. Avec des conséquences parfois fatales. Flexibilité ou sécurisation ? Ce que change l'accord emploi. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jean-Baptiste Chastand Le projet de loi traduisant l'accord sur l'emploi du 11 janvier devait être présenté en conseil des ministres, mercredi 6 mars. Il reprend l'essentiel des dispositions du texte signé par le Medef avec la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC. Sans être révolutionnaire, il va se traduire par des changements d'ampleur pour les salariés et pour les patrons.

Une mutuelle pour tous Le projet de loi prévoit que tous les salariés du privé puissent bénéficier d'une mutuelle financée par leur employeur à partir du 1er janvier 2016. Plusieurs millions de salariés, surtout dans les TPE, en sont actuellement privés. Des droits rechargeables au chômage La prochaine négociation sur l'assurance-chômage, qui devrait s'ouvrir cet automne, prévoira l'instauration de droits rechargeables au chômage. Sécurisation des plans sociaux Le projet de loi prévoit une simplification des procédures de licenciement collectif. >> Lire aussi : Le silence gêné de l'UMP. Flexibilité : trente ans d'échecs et d'idées reçues. « La microéconomie ne valide pas le droit du travail tel qu’il s’est édifié dans les pays démocratiques »

LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Jean Vercherand (Economiste et historien) Par Jean Vercherand, économiste et historien Il est une réforme sans concurrence en matière de création d’emplois depuis quarante ans, plébiscitée par les salariés et dont les employeurs se sont accommodés : les 35 heures ! Dans le détail, ce que contient la nouvelle version du projet de « loi travail » La durée légale du travail déjà largement détricotée. Le (bon) bilan des 35 heures. Les 35 heures n'ont pas entamé la compétitivité des entreprises et les performances économiques françaises. Ni dégradé les finances publiques. Il y a deux ans, c'était le dixième anniversaire de l'instauration, par un gouvernement de gauche, des 35 heures en France.

Dans quelques semaines, nous fêterons les dix ans d'une critique récurrente, par un gouvernement de droite, de cette mesure qui, malgré les nombreux assouplissements intervenus depuis (voir encadré), resterait la cause principale des difficultés rencontrées par l'économie française. Les lois dites " Aubry ", qui ont mis en place progressivement la semaine de 35 heures en France entre 1998 et 2002, ont-elles réellement détérioré la compétitivité des entreprises françaises et engendré des destructions d'emplois ? Quel bilan de l'usage de la rupture conventionnelle depuis sa création ? Centre d'études de l'emploi Mai 2015. De l'ANI à la loi sur l'emploi: les 15 mesures qui bouleversent le Code du travail. Joutes verbales, suspensions de séance, recours à l'article 44-3 de la Constitution qui permet d'écouter les débats...

Accord sur la compétitivité et la sécurisation de l'emploi: des mesures à la portée encore incertaine - Accord sur la compétitivité et la sécurisation de l'emploi: des mesures à la portée encore incertaine - Dossier d'actualité. © AlcelVision Le 11 janvier 2013, les partenaires sociaux sont parvenus à un accord national interprofessionnel (ANI) sur la compétitivité et la sécurisation de l’emploi.

Les organisations patronales (MEDEF, UPA, CGPME) et trois syndicats (CFE-CGC, CFDT, CFTC) se sont entendus pour accorder de nouveaux outils de flexibilité aux entreprises et de nouveaux droits aux salariés. FO et la CGT ont refusé de signer l’accord. Absurdes et vides de sens : ces jobs d’enfer. Pourquoi les économistes se divisent sur la loi travail - La Croix. Loi El Khomri : des effets incertains sur l’emploi. Les chiffres frappants de l’ubérisation. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Paul Seabright (Institut d'études avancées de Toulouse) L’économie du partage doit son potentiel de transformation de nos sociétés à deux phénomènes. Elle utilise d’abord des technologies d’appariement innovatrices, capables de mettre en rapport les demandeurs et les fournisseurs de services de manière plus efficace qu’auparavant. Réforme du marché du travail : tout comprendre aux débats sur la loi El Khomri (Gratuit) La France indemnise-t-elle mieux les chômeurs que ses voisins ?

Le CDI intérimaire trouvera-t-il son public ? Badinter remet les droits des salariés au cœur du code du travail. Heureux comme un patron au travail, chiche? Contrôle des chômeurs et management par l’absurde: peut-on encore donner un sens au travail? Elecciones en Reino Unido: Trabajadores ultraflexibles. Chômage : a-t-on vraiment tout essayé ? n°099 Décembre 2013. El salario por hora en España se aleja de la media de la zona euro. ¿Cuáles son los sueldos más altos y más bajos de Europa? Le marché du travail - Economie : krach, boum, mue ? La Suède expérimente de travailler moins pour gagner autant - 29 mai 2014. La Suède relance le débat sur la journée de travail de 6 heures. Contrat de travail et subordination: en une phrase, Rebsamen efface les bases du droit du travail. Horario debate: España, ¿buena para vivir, mala para trabajar?

Madrid donne un coup de pouce au salaire minimum. Portrait-robot d'un chômeur en France. L’informatisation est-elle responsable du chômage ? Votre fiche de paie décortiquée, ligne par ligne. Mais à quoi sert le smic ? Comprend-on l'origine du chômage des jeunes ? De combien faut-il réduire le coût du travail en France et en Italie ? La France, pays où l'on travaille le moins ? Le retour en grâce du salaire minimum. En France, le débat sur le niveau du salaire minimum est relancé. « Pacte de responsabilité », mode d'emploi. Le salariat est-il encore l'avenir de l'homme ?

Comment mesure-t-on le chômage. Comment décrypter son bulletin de salaire. Le marché du travail manque-t-il de flexibilité ? Www.oecd.org/fr/emploi/emp/48806762.pdf.