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« Le hipster pâtissier est aujourd’hui plus valorisé que le cadre sup’ de la Défense »

« Le hipster pâtissier est aujourd’hui plus valorisé que le cadre sup’ de la Défense »
Entretien avec Jean-Laurent Cassely, auteur de « La Révolte des premiers de la classe », sur ces jeunes diplômés d’HEC ou de Sciences Po qui passent un CAP. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Marine Miller Jean-Laurent Cassely, journaliste, s’est intéressé à décrypter les choix d’une minorité de jeunes surdiplômés en rupture avec les codes de l’entreprise et mus par l’envie de faire quelque chose de leurs mains et en dehors des open spaces. Un épiphénomène qui révèle le malaise d’une génération et dont il a tiré un livre, La Révolte des premiers de la classe. Entretien. Quand avez-vous perçu les premiers signaux de cette « révolte des premiers de la classe » ? Jean-Laurent Cassely J’ai commencé à travailler sur le sujet il y a quatre ans, en récoltant des témoignages dans mon entourage, des coupures de presse, notamment dans les magazines féminins et dans les publications professionnelles. Lire aussi : Pour les jeunes diplômés, la tentation des métiers manuels

http://www.lemonde.fr/campus/article/2017/07/17/le-hipster-patissier-est-aujourd-hui-plus-valorise-que-le-cadre-sup-de-la-defense_5161299_4401467.html

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Mystères et grandes questions sur la productivité Un peu de dance pour parler de productivité au travail. Selon des avis non scientifiques, mais dispensés par des experts auto-déclarés en productivité sur internet, la Dance est la musique la plus propice pour augmenter sa productivité personnelle. D'autres pensent que c'est la musique originale des jeux vidéos. Quoi qu'il en soit, on devrait toutes et tous s'y mettre sérieusement, car à écouter les économistes, la productivité n'est plus ce qu'elle était, et ce n'est pas bon pour nos économies. Le FMI y a consacré d'ailleurs une large place dans son rapport sur l'économie mondiale en 2018 (voir chronique ci-dessous).

J’ai essayé de comprendre pourquoi vos potes ont toujours « trop de boulot » - VICE Quand on vit en France, il y a globalement trois phrases que l'on entend à longueur de journée : « Désolé, je n'ai pas vu ton message », « Désolé, j'ai zappé » et le sempiternel « Désolé, j'ai vraiment trop de boulot ». Cette dernière est globalement la plus pénible, vu qu'elle sort souvent de la bouche d'êtres humains qui prétendront toujours travailler plus que vous, même s'ils étaient amputés des quatre membres. Personnellement, je ne serais pas contre l'idée d'envoyer tous ces workaholics sur l'une des sept exoplanètes récemment découvertes – un lieu où ils pourront s'épanouir et se cuisiner des soupes prêtes en 30 minutes pour ne pas perdre trop de temps. Sauf que comme bon nombre de phénomènes sociaux, celui-ci n'est valable que parce qu'il existe des personnes normales à qui ils peuvent se morfondre de leur quantité de travail.

Ces jeunes cadres et étudiants brillants persuadés d'être des "imposteurs" Etudiants d'établissements prestigieux, employés de grandes entreprises: ces jeunes excellent mais vivent mal leur réussite. En proie au "phénomène de l'imposteur", ils sont persuadés de ne pas mériter leur succès et craignent d'être "démasqués" par leurs pairs. Ce phénomène se caractérise par "le sentiment de ne pas être à sa place malgré les réussites objectives, les preuves d'intelligence et de compétences", cumulé à la conviction de "tromper les autres" et "la crainte au quotidien de pouvoir être "démasqué", définit Kevin Chassangre, docteur en psychologie à l'Université de Toulouse Jean-Jaurès qui a consacré une thèse au sujet (2016). Après le bac, Louise a intégré Sciences Po Paris grâce "à un coup de pot énorme": le jury d'entrée lui a attribué une excellente note malgré une copie d'examen inachevée. Persuadée d'avoir "douillé le système", elle a espéré redoubler en licence, "comme s'il fallait avoir un échec pour (qu'elle) se légitime".

Travail : les nouvelles conditions (1/4) : Burn-out : le mal du siècle ? Lundi 27 mai, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) annonçait l’entrée du burn-out, un concept qu’on traduit souvent en français par « épuisement professionnel » ou « surmenage », dans la Classification internationale des maladie avant, finalement, de se rétracter le lendemain. C’est une douche froide pour les partisans de sa reconnaissance qui militent depuis plusieurs années pour l’obtenir. Pour autant, il y a bien eu une avancée dans la reconnaissance du burn-out. En effet, le 28 mai, un porte-parole a clarifié la position de l’OMS : le burn-out est passé de la catégorie « facteur influençant l’état de santé » à celle de « phénomène lié au travail ».

Uber : les nouveaux cochers de fiacre La paupérisation des chauffeurs Uber rappelle celle des conducteurs de fiacre à la fin du 19ème siècle. Dans la longue série des articles racontant le quotidien des chauffeurs Uber, le site Bloomberg a fait fort. Un papier publié lundi raconte la vie de chauffeurs Uber qui travaillent à San Francisco. Chaque soir, certains se retrouvent dans le quartier de Marina, sur le parking d’une grande surface, pour dormir dans leurs voitures. Oui, ces travailleurs dorment dans leurs voitures. Comment est-ce possible ? « Les grandes écoles ne sont pas réservées à une élite » « Mes parents n’avaient jamais entendu parler de Sciences Po : quand je leur ai expliqué qu’il s’agissait d’une grande école parisienne, ça a été la panique à bord », se souvient Amélie Edoin, qui « a tenu bon ». « Le Monde » a interrogé une quarantaine d’entrepreneurs et de penseurs du monde entier sur leur parcours, leur vision de l’avenir, et les enseignements à en tirer pour aider les jeunes à trouver leur voie. Ici, Amélie Edoin, directrice du Labo des histoires Ile-de-France Ouest. Choisir « Je viens d’un lycée de Lorraine en zone d’éducation prioritaire.

Les nouveaux boulots 2.0 Il y aurait en France 200 000 personnes travaillant pour les plateformes numériques du type Uber, Deliveroo, Lime... Ces travailleurs disposent d'une grande souplesse dans l'organisation de leur temps de travail. Mais leurs droits sociaux sont réduits au minimum. "J'aime bien le travail et quand j'ai vu ces opportunités là, j'ai foncé", dit d'emblée Christophe, 27 ans. Christophe est un travailleur multi-tâches et multi-casquettes.

« J’ai arrêté l’école en troisième… et aujourd’hui, je prépare un doctorat en droit » Roderick n’a jamais passé son brevet ni été au lycée. Après avoir travaillé quelques années, il a passé une capacité en droit en cours du soir, puis réussi licence et master à La Sorbonne. Voix d’orientation. Plateformes : nouvelle économie, nouveau mythe ? Entre espoirs liés à une économie collaborative et inquiétudes quant à la prolétarisation des travailleurs, lesquels deviendraient de nouveaux «tâcherons du clic» (Antonio A. Caselli)), les plateformes numériques impliquent de nouvelles configurations du monde du travail. De Uber à Etsy, en passant par La Belle Assiette, la « gig economy » s’impose dans les imaginaires comme une économie disruptive, qui, à première vue, rend poreuses les frontières entre travail professionnel, domestique et bénévole. Que serait le travail dans une société post-croissance? [...] Sans doute, plus de relocalisation, des coopératives, de l'artisanat...

Chute de l’intelligence : la piste environnementale relancée Le QI régresse depuis 1995 dans les pays développés. Une étude permet d’attribuer cette baisse à des facteurs environnementaux. Le Monde | • Mis à jour le | Par Nathaniel Herzberg Le constat est désormais connu, attesté : nos enfants sont plus bêtes que nous et tout porte à croire que leurs enfants le seront plus encore.

Du lycée au bureau, que deviennent nos réseaux Vingt ans durant, des sociologues ont suivi un groupe de lycéens de Caen afin de déterminer comment l’entrée dans la vie adulte modifiait le réseau relationnel, et réciproquement. Un anniversaire célébré ces jours-ci avec ces jeunes devenus quadras, et alors que s’achève une ultime vague d’enquêtes sur l’impact de Facebook sur ces réseaux de connaissances. Quand elle a démarré son projet de recherche, en 1995, la sociologue Claire Bidart était loin d’imaginer qu’elle continuerait de publier des articles sur le « panel de Caen » vingt ans plus tard. Ce groupe de lycéens – 87 au début de l’étude – devait certes être étudié dans le temps long afin de déterminer les évolutions des réseaux d’amis et relations de chacun à ce moment charnière qu’est le passage à l’âge adulte… Mais comment prédire un tel succès ? À ce jour, le panel a suscité près de 80 publications et travaux scientifiques. Comment les chercheurs construisent un réseau

Il y a 70 ans, la création du SMIG Le salaire minimum a 70 ans en France. Instauré par la loi du 11 février 1950, le SMIG est alors basé sur une durée de travail de 45 heures par semaine, et fixé à 78 francs de l’heure à Paris. Il deviendra le SMIC en 1970 (Salaire minimum interprofessionnel de croissance) et constitue toujours le salaire minimum auquel une entreprise peut aujourd'hui rémunérer son salarié. Entretien avec Jérôme Gautié, professeur d'économie à l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, directeur de l'Institut des Sciences Sociales du Travail (ISST) de Paris I. Le SMIG est créé en France en 1950 : pourquoi à ce moment-là ? La loi qui crée le SMIG vise un objectif plus général puisqu’elle restaure la liberté de négociation des salaires, notamment la liberté de négociation collective.

Bruno Latour : « L’apocalypse, c’est enthousiasmant » Il est aujourd’hui l’intellectuel français le plus influent à l’étranger. Du reste, beaucoup de ses livres sont d’abord parus en anglais avant d’être publiés en France (où le monde académique ne lui a pas toujours réservé bon accueil). Tour à tour philosophe des sciences, sociologue du droit ou anthropologue du métro, cet esprit libre a mis au point une méthode bien à lui, à la fois savante et narquoise, pour décrire notre modernité, en particulier la façon dont la société produit des valeurs et des vérités.

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