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Interdire les pesticides, les OGM

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Les ventes de pesticides ont baissé pour la première fois en France depuis 2009. L’Europe se divise sur la culture de trois OGM. La Commission européenne n’est pas parvenue à faire autoriser de nouveaux maïs transgéniques, faute d’entente entre les Etats membres.

L’Europe se divise sur la culture de trois OGM

L’Union reste dans l’impasse sur ce dossier controversé. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Audrey Garric C’est une nouvelle preuve de l’incapacité de l’Union européenne à gérer le sujet controversé des organismes génétiquement modifiés (OGM), un thème sur lequel le Vieux Continent a toujours été particulièrement frileux. Vendredi 27 janvier, les Etats membres se sont prononcés, par la voix de leurs représentants, sur deux votes cruciaux : le renouvellement du permis du maïs MON810 de Monsanto, seule plante transgénique aujourd’hui cultivée sur le sol européen, et l’autorisation à la culture de deux nouveaux maïs génétiquement modifiés, le TC1507 de DuPont Pioneer et le Bt11 de Syngenta.

Un deuxième vote devra être organisé au printemps, lors d’un comité d’appel. . « Tourner la page des OGM » Lire aussi : Les OGM bannis par la majorité des pays européens. Loi sur la biodiversité : la France bannit les pesticides tueurs d’abeilles. Le Parlement a définitivement adopté, mercredi, un texte en demi-teinte, soumis aux lobbys des chasseurs et des agriculteurs.

Loi sur la biodiversité : la France bannit les pesticides tueurs d’abeilles

Entre état d’urgence et loi travail, la biodiversité a finalement réussi à se frayer un chemin au Parlement. Quarante ans après la loi de 1976 sur la protection de la nature, l’Assemblée nationale a définitivement adopté, mercredi 20 juillet dans la soirée, le projet de loi « pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages ». Avec un signal fort : l’interdiction des insecticides « tueurs d’abeilles ». Toute la gauche a voté pour, la droite contre, le groupe LR dénonçant « une écologie punitive ». La gestation de la loi aura été laborieuse : le texte, annoncé par le président François Hollande voilà presque quatre ans, a connu pas moins de quatre lectures et de multiples tribulations au cours des deux années de navette entre députés et sénateurs, sur le mode trois pas en avant, deux pas en arrière, un pas de côté. Les pesticides tueurs d’abeilles interdits en 2018 en France… avec des dérogations.

Les députés bannissent les insecticides de la famille des néonicotinoïdes à partir de septembre 2018, mais des exemptions seront possibles jusqu’en 2020.

Les pesticides tueurs d’abeilles interdits en 2018 en France… avec des dérogations

Le dossier aura été l’un des plus emblématiques, mais aussi l’un des plus épineux du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, examiné par l’Assemblée nationale en troisième lecture du mardi 21 au jeudi 23 juin. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les députés ont voté une interdiction en deux temps des néonicotinoïdes, cette famille de pesticides reconnus nocifs pour les abeilles et les insectes pollinisateurs et, plus généralement, pour l’environnement et la santé. Au terme d’un débat de deux heures, 36 députés ont approuvé un texte (31 ont voté contre) qui interdit l’utilisation de ces molécules à partir du 1er septembre 2018 sur l’ensemble des cultures, « y compris les semences traitées avec ces produits ».

Lire aussi : Les députés votent une interdiction des pesticides tueurs d’abeilles. Le maïs transgénique MON810 de Monsanto restera interdit en France. Le Conseil d’Etat a annulé un arrêté de 2014 qui interdisait la commercialisation, l’utilisation et la culture de l’OGM.

Le maïs transgénique MON810 de Monsanto restera interdit en France

Mais un nouveau cadre européen permet de maintenir la mesure. Les alternatives au glyphosate existent. Le glyphosate est-il irremplaçable ?

Les alternatives au glyphosate existent

Si la question du renouvellement de l’autorisation de cette substance chimique – classée comme « cancérogène probable » pour les humains par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) – donne lieu à une bataille de tranchées en Europe entre gouvernements, industriels de l’agrochimie, agriculteurs et associations environnementales, c’est qu’elle est omniprésente. Lundi 6 juin, la Commission européenne n’est pas parvenue à faire accepter par les Etats membres une réautorisation provisoire de dix-huit mois, alors que l’autorisation actuelle expire à la fin du mois.

Pour les responsables d’espaces verts et les jardiniers amateurs, le produit n’apparaît pas indispensable, à voir les nombreux conseils que les autorités leur prodiguent afin de venir à bout sans pesticides des « mauvaises herbes » ou plantes adventices (étrangères à la culture du champ). 25 % du marché mondial des herbicides. Bruxelles propose un sursis de dix-huit mois pour le Roundup. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et Stéphane Foucart La Commission européenne a annoncé, mercredi 1er juin en conférence de presse, qu’elle proposera une réautorisation provisoire du glyphosate en Europe, pour dix-huit mois.

Bruxelles propose un sursis de dix-huit mois pour le Roundup

Le temps pour l’Agence européenne des produits chimiques (ou ECHA, pour European Chemicals Agency, en anglais) de se prononcer sur les dangers du produit. Le célèbre Roundup de Monsanto, dont le glyphosate est un principe actif, est au cœur d’une polémique qui dure depuis plus d’un an et dont l’exécutif européen ne semble pouvoir se dépêtrer qu’en remettant une décision ferme à plus tard.

Bruxelles réglemente les perturbateurs endocriniens. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Stéphane Horel Personne, il y a encore un mois, n’aurait imaginé que la Commission européenne choisirait pareille option.

Bruxelles réglemente les perturbateurs endocriniens

L’annonce, mercredi 15 juin, de sa proposition finale de réglementation des perturbateurs endocriniens a surpris tout le monde. Mais elle a surtout laissé abasourdis la plupart des acteurs impliqués dans cette saga politico-technique. Abasourdis voire accablés. Car en offrant un traitement d’exception à cette famille de polluants chimiques, la Commission exige un niveau de preuves d’effets nocifs très difficile à atteindre. Depuis plus de vingt-cinq ans, les éléments s’accumulent sur ces produits chimiques capables d’interférer avec le système hormonal (endocrinien) des êtres vivants, suscitant une sourde inquiétude dans la communauté scientifique. Lire aussi : Les agriculteurs vont-ils pouvoir se passer du glyphosate, le « désherbant total » ?

Une pochette de mauvaises surprises. La Commission européenne réglemente les perturbateurs endocriniens. Dos au mur.

La Commission européenne réglemente les perturbateurs endocriniens.