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PROSTITUTION

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“Les hommes ne veulent pas voir ce qui se cache derrière la prostitution” Interview de Richard Poulin par Irene Hernández Velasco pour El Mundo.es, publiée initialement le 2 janvier 2017 sur El Mundo.

“Les hommes ne veulent pas voir ce qui se cache derrière la prostitution”

Richard Poulin arrive à l’interview avec un badge sur le revers de sa veste qui montre clairement quels sont ses principes: “Aucune femme ne naît pour être pute”, un slogan qui reprend le titre du livre écrit par la colombienne Sonia Sánchez, une survivante de la prostitution. Parce que ce Canadien, professeur émérite de l’UFR de sociologie et d’anthropologie à l’Université d’Ottawa et auteur de nombreux livres et études sur la prostitution et la traite d’êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, est considéré comme un des plus grands spécialistes mondiaux dans ce domaine. Se prostituer librement, nouvel adage du néolibéralisme patriarcal. La « liberté de se prostituer », ultime argument du post-féminisme ?

Se prostituer librement, nouvel adage du néolibéralisme patriarcal

Pour Sophie Péchaud, présidente de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AFVT), derrière cet oxymore se cache plutôt une théorie économique bien éloignée de toute pensée novatrice : le capitalisme. Ou quand la pénalisation de la prostitution devient une atteinte à la « liberté du consommateur »... Se prostituer librement, voilà l’aboutissement ultime du post-féminisme, entend-on de manière dominante depuis longtemps, et plus encore depuis que la ministre des droits des femmes a affirmé sa volonté de pénaliser les clients de prostituées. Depuis, tous les médias se sont empressés de donner la parole aux agent-e-s de la marchandisation du sexe.

La prostitution, produit capitaliste À l’image de cette prétendue dérive répressive, la nouvelle loi sur le harcèlement sexuel tendrait à « faire du contrôle social, à mettre en place les mesures de l’ordre moral » [3]. Prostitution, hypocrisie et lobbying, par Patric Jean. Deux camps s'opposent...

Prostitution, hypocrisie et lobbying, par Patric Jean

Périodiquement ressurgit le débat sur la prostitution. Conférences, émissions, soirées thématiques, et un film documentaire prenant le parti de la légalisation de ce qu'ils appellent le plus vieux "métier" du monde. Les voix des prostituées résonnent dans un cul-de-sac. La réalisatrice suisse Elise Shubs s’est immergée pendant un an dans le monde de la prostitution à Lausanne.

Les voix des prostituées résonnent dans un cul-de-sac

Entre deux clients, les femmes se sont confiées à son micro, racontant un quotidien fait de solitude, de mensonge et de violence. Premier film, le documentaire «Impasse» est présenté en compétition aux Journées cinématographiques de Soleure. La pluie bat sans relâche sur le quartier de Sévelin. C’est une nuit quelconque, d’un jour quelconque; seulement un peu plus froide ou un peu plus triste. Une femme fait les cent pas: sa jupe est trop courte pour la réchauffer, le parapluie trop petit pour la protéger. Un peu plus loin, assis dans la chaleur de sa voiture, un homme l’observe. «Je n’aurais jamais pensé finir ici.»

« La question de la prostitution doit être la priorité absolue pour arriver à nous réapproprier nos corps et nos sexualités » Rapprocher le féminisme de ses racines : Diane Matte parle de la mobilisation contre la pauvreté des femmes et de la violence masculine – une entrevue menée par Jess Martin Diane Matte est une militante féministe, elle travaille dans une association féministe de terrain qui lutte contre les violences faites aux femmes ; elle est membre de la Concertation des Luttes Contre l’Exploitation Sexuelle (CLES) à Montréal.

« La question de la prostitution doit être la priorité absolue pour arriver à nous réapproprier nos corps et nos sexualités »

Jess : Pouvez-vous commencer par nous parler du début de votre implication dans le mouvement des femmes? Diane : Je suis arrivée en 1980. Je vivais à Hull à cette époque, et j’ai vu dans le journal l’annonce d’une formation au centre de prise en charge des victimes de viol à Hull. J’ai décidé d’y aller et ça a changé ma vie. – Qu’est-ce que le STRASS ? Un militant nous a adressé ce très bon document trouvé le web fin juillet 2014.

– Qu’est-ce que le STRASS ?

Nous avons réussi à en contacter l’auteure qui a bien voulu que nous republions ici sa version Scribd en format WordPress. Qu’elle en soit vivement remerciée et félicitée pour son excellent travail ! L’équipe de Ressources Prostitution. (article écrit en avril 2013 ; revu en juillet 2014) Histoire et relation avec d’autres organismes Le STRASS (Syndicat du Travail Sexuel) est une association loi de 1901 créée en 2009 lors des Assises européennes de la Prostitution1. Act Up-Paris et le STRASS font stand commun à la Fête de l’Humanité de 2012(8) Les anarchistes et la prostitution : perspectives historiques. L’auteur tient à remercier Mélissa Blais, Claudia Bouchard, Fanny Bugnon et Elsa Galerand, pour avoir lu et commenté des versions préliminaires de ce texte, ainsi que les personnes l’ayant évalué anonymement pour la revue Genre, Sexualité et Société.

Les anarchistes et la prostitution : perspectives historiques

Merci aussi à Marianne Enckell, responsable du Centre international de recherches sur l’anarchisme (CIRA) de Lausanne, et à Hellyette Besse, du Jargon libre à Paris, pour avoir fourni de la documentation pertinente pour cette recherche. « Le gouverné, le trompé, l’exploité, la prostituée et ainsi de suite, blessent avant tout nos sentiments d’égalité.C’est au nom de l’Égalité que nous ne voulons plus ni prostituées, ni exploités, ni trompés, ni gouvernés. »Pierre Kropotkine, La morale anarchiste 1 Pour mieux saisir la complexité du débat, voir le dossier « Actualité des échanges économico-sexuel (...) 2 (...) 3 D’autres « vifs débats » dans l’UCL ont opposé « les approches du “travail du sexe” et celles de l’ (...) 12 Voir la vidéo : ?

Votre porno est féministe… Et alors ? La collusion entre un certain féminisme et la violence sexuelle.

Votre porno est féministe… Et alors ?

Communiqué: L’assistance sexuelle, une atteinte détournée au droit des femmes à ne pas être prostituées. Montréal, le mardi 9 avril 2013 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) réagit à l’article d’Anne-Caroline Desplanques intitulé « Lutter pour des assistantes sexuelles » paru aujourd’hui dans le Journal de Montréal.

Communiqué: L’assistance sexuelle, une atteinte détournée au droit des femmes à ne pas être prostituées

S’appuyant sur les propos d’un client de la prostitution vivant avec un handicap, l’article fait la promotion de la « décriminalisation de la prostitution au bénéfice des personnes vivant avec un handicap, mais aussi pour toute personne vivant avec un manque sur le plan affectif et érotique ». L’orgasme, plaisant mais pas un droit! Cette position nous apparaît fort troublante pour plusieurs raisons. D’abord, l’article parle de sexualité à plusieurs reprises comme étant un besoin « vital » ou « essentiel ». Handicapé, votre vision de ma vie sexuelle me donne envie de crier. Deux articles que nous avons publiés sur la sexualité des handicapés (Sexe : une école où l’on apprend à faire jouir les handicapés, Handicap : assistance sexuelle ou prostitution ?

Handicapé, votre vision de ma vie sexuelle me donne envie de crier

Maudy Piot: l'assistanat sexuel c'est de la prostitution ! - Sexualité (3585) * Femmes pour le dire, Femmes pour Agir.