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L’utilité de la prostitution

L’utilité de la prostitution
La prostitution. Il y a les pour, les contres, et y a celles qui savent pas. Il y a celles qui n’en ont qu’une très vague idée, et il y a celles qui le font, ou l’ont fait, et témoignent. Il y a celles qui fantasment, parfois un peu trop, en bien ou en mal. Je veux dire par là que, non seulement le client ne s’exprime que très rarement sur le sujet dans ces débats (et quand il le fait, il a souvent un discours très partial, ignorant tout ou une partie du problème, s’imaginant des choses tout à fait fausses sur les prostituées qu’il fréquente), mais surtout qu’on ne parle que très peu de lui. Tout ça est bien trop caricatural. Pourquoi le client est-il client ? Pourquoi vont-ils voir des prostituées, ces gens normalement constituées et parfaitement bien intégrés dans la société ? Ainsi, je pense que quand on se demande pourquoi la prostitution existe, cela ne sert à rien d’épiloguer sur les prostituées pour le savoir. Et là, pourtant, on en parle, de l’utilité de la prostitution ! Related:  Mythes sur la prostitution

La putain au grand coeur (11/01/2013 by Spermufle) Dans l’imaginaire commun, la prostitution se décline à travers toute une série d’archétypes. Les plus répandus sont le travesti du Bois de Boulogne, la tapineuse slave des Grands Boulevards, la créature des bois Africaine (qui reçoit à bord de son estafette), l’étudiante occasionnelle, la call-girl aux tarifs prohibitifs, et la pute-au-grand-coeur. Deux figures incarnant cet archétype ont accaparé la lumière médiatique : Griselidis Real, citoyenne Helvétique née en 1929, et Sonia Verstappen, une belge née en 1955, à laquelle une multitude de reportages ont été consacrés depuis vingt ans. Le parcours chaotique de la première a servi de support à des ouvrages auto-biographiques à grand succès (l’un est partiellement consultable en ligne ici). Griselidis Real est morte en 2005. Etrangement, il y a peu à dire concernant les déterminismes qui fondent le discours de Sonia Verstappen. Intéressé-e par le soutien d’un projet littéraire abolitionniste ? Like this:

La pute, la sainte, et celle qui n’existe pas Cet article réunit des notes que j’ai prises sur la prostitution et la libération sexuelle, lors de plusieurs réflexions sur le sujet. J’ai essayé d’y mettre un peu d’ordre, mais il demeure un peu décousu. Cependant, il constitue un premier jet de mes positions sur un sujet qui fait toujours débat chez les féministes, et qui me tient à coeur, celui de la libération de nos corps et de ses échecs. Certaines féministes sont d’une naïveté folle lorsqu’il s’agit de défendre nos droits à la sexualité, et notre pouvoir sur nos corps. Mon corps m’appartient-il? M’appartient-il autant que le corps d’un homme lui appartient? Les féministes, on les traite de mal baisées. Sainte contre Pute, une division toujours bien ancrée De la mère à la catin, de la sainte vierge à la pute, de l’interdit sexuel à la jouissance obligatoire, il faudrait être bien niaise pour voir là une quelconque évolution. Lafâme moderne, sexy, mère et consumériste à la fois. La pudibonderie n’est pas toujours là où on l’attend…

L’utilité de la prostitution (2) Dans mon dernier article, j’ai évoqué une rupture entre les discours féministes pro/anti prostitution qui parlent beaucoup des prostituées et assez peu des clients, et les discours habituels sur la prostitution qui ne parlent que des clients et occultent totalement l’existence, le ressenti des prostituées, comme si elles n’existaient pas. Or, je le redis, si on veut comprendre le sens de la prostitution, il faut se demander pourquoi elle existe, autrement dit pourquoi certains hommes achètent du sexe. Si on peut facilement dire qu’une prostituée se prostitue « pour l’argent », on ne peut pas dire qu’un client achète du sexe « pour le sexe », du moins en disant ça, on ne dit rien. Certains clients prostituteurs sont mariés et ont une vie sexuelle en dehors des prostituées, beaucoup d’entre eux sont tout à fait intégrés dans la société et pourraient très bien avoir des relations sexuelles sans avoir besoin de payer. Ils estiment pourtant avoir besoin de ce qu’ils achètent aux prostituées.

"Je l'ai défoncée comme un goret" Bienvenue chez les porcs. Je vous invite à découvrir aujourd'hui le "retour-client" de clients de prostituées : entre angélisme et misérabilisme, voici un nouvel élément au dossier "prostitution". Qui fait supermal. On découvre sur le Tumblr "prostitueurs" des critiques sans pitié des performances des prostituées... critiques assez faciles à trouver sur les forums dédiés. Les exemples sont d'un cynisme parfait : les mecs qui laissent ce genre de commentaires ont clairement rangé leur âme dans le portefeuille (sans parler de se tirer une grosse balle dans le pied, s'ils sont pour une légalisation scintillante). Le respect ? Mon avis sur la question : l'argent et l'anonymat ne permettent pas tout, et dans la vie, sauf si j'ai raté un truc, rien ne nous est dû - spécialement pas des relations sexuelles topissimmes. Donc le sexe ne nous est pas dû, même quand on a payé. S'ils espèrent atteindre le nirvana avec un égoïsme pareil, avec un tel manque de générosité : ça n'arrivera jamais.

Prostitueurs : quand « les clients évaluent la marchandise » « Prostitueurs » est un Tumblr qui reprend les commentaires laissés par les clients sur Internet, à propos des prostituées. Dans leurs mots, la déshumanisation des travailleuses du sexe est totale. On dit que c’est un métier, ce serait même « le plus vieux métier du monde ». Dans cette optique, la prostitution ne serait guère plus qu’une vulgaire prestation de service. Lise Bouvet a repris certains de ces commentaires sur un Tumblr intitulé Prostitueurs : « le client prosti-tueur, parlons de SON choix ». Et les commentaires sont à glacer le sang. « Une valeur sûre » Déshumanisation absolue de « la marchandise » Ce qui frappe à la lecture de ces extraits, c’est le ton et les mots employés par les « clients ». « Et merde, il y a des cicatrices partout ! - Client #90 Ils décrivent des actes relevant de violences sexuelles à la manière d’une évaluation de prestation. « Bilan plus négatif que mitigé » « J’ai envie de jouir car elle est trop bonne cette Marocaine. - Client #57 - Client #11

There are no ‘happy hookers’: sex trafficking is complex, brainwashes victims Sex workers wait for customers in a gang infested neighborhood on July 18, 2012 in Tegucigalpa, Honduras. (Photo by Spencer Platt/Getty Images) When Derek Williams was a pimp, one of his favorite phrases was, “I’d rather quit you than hit you.” Williams became a pimp at 16. “There’s a lot of mind manipulation,” Williams says of his former ways. Thus, he understands why three women garnered national media attention recently for testifying on behalf of their former pimps in New York City. The women cried when their former pimps were found guilty, but experts agree that perceiving them as willing to be used is highly inaccurate, and may even contribute to pimps getting away with their crimes. The results of the trial reveal a deep misunderstanding of American sex trafficking, and the psychological component of this crime — an aspect that must be reflected in statutes for the successful prosecution for such acts, some say. A father and son pimp duo A former pimp repents

Prostitution D’un côté y a les pro-sexe, de l’autre des gens qui ne se diront jamais anti-sexe. Un jour, alors qu’on parlait de la prostitution, une amie m’a dit: « je suis pro-sexe ». « Mais moi aussi je suis pro-sexe », ai-je pensé. Qui songerait à être anti-sexe? Mais pourtant j’ai pensé: mais moi aussi, je suis pro-sexe. Moi je suis pro-sexe, dans la mesure où je pense que la sexualité de chacun devrait lui appartenir, donc ok on devrait avoir le droit de vendre un service sexuel, mais aussi on devrait avoir le droit de ne pas le faire, et ça c’est compliqué dans un monde régi par l’argent. Moi je suis pro-sexe, dans la mesure où j’aimerais que le sexe soit libre, le consentement éclairé, loin des contraintes qui toujours poussent les femmes (en particulier) à faire du sexe sans désir, juste parce qu’il faut manger ou juste parce qu’il faut « sauver son couple », pour sauver son couple il faut s’allonger, pour sauver son couple il faut sucer, c’est écrit dans Elle.

Prostitution, "fantasme féminin" François Ozon et Marine Vactch, qui tient le rôle principal de son film "Jeune et jolie", à Cannes, le 18 mai 2013 (ESCHER/SIPA). Si François Ozon n’a aucune légitimité pour parler au nom des femmes (ou de seulement certaines femmes, comme il l’a précisé ensuite en s’excusant), de leur sexualité, de leurs fantasmes, et de ce qu’est la réalité de la prostitution, si ses propos sexistes caricaturaux sont consternants et scandaleux, il n’est, avec son film et ses propos, qu’un des nombreux vecteurs de stéréotypes affligeants sur la sexualité des femmes et – en miroir – sur celles des hommes. Le cinéma, la littérature, les médias, la publicité regorgent de ces stéréotypes sexistes, et la pornographie en fait son fonds de commerce. Selon ces stéréotypes, sexualité et violence sont confondues, de même que désir et addiction au stress. Une femme pourrait fantasmer, aimer, être excitée et jouir d’être chosifiée, soumise, humiliée, violentée, forcée, prostituée. Mémoire traumatique des agressions

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