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L’utilité de la prostitution (2)

L’utilité de la prostitution (2)
Dans mon dernier article, j’ai évoqué une rupture entre les discours féministes pro/anti prostitution qui parlent beaucoup des prostituées et assez peu des clients, et les discours habituels sur la prostitution qui ne parlent que des clients et occultent totalement l’existence, le ressenti des prostituées, comme si elles n’existaient pas. Or, je le redis, si on veut comprendre le sens de la prostitution, il faut se demander pourquoi elle existe, autrement dit pourquoi certains hommes achètent du sexe. Si on peut facilement dire qu’une prostituée se prostitue « pour l’argent », on ne peut pas dire qu’un client achète du sexe « pour le sexe », du moins en disant ça, on ne dit rien. Certains clients prostituteurs sont mariés et ont une vie sexuelle en dehors des prostituées, beaucoup d’entre eux sont tout à fait intégrés dans la société et pourraient très bien avoir des relations sexuelles sans avoir besoin de payer. Un certain type de sexualité… Il est difficile de trancher avec certitude. Related:  Mythes sur la prostitution

Misère sexuelle mon cul Quand on parle d’abolir la prostitution, on finit toujours par se heurter à la célèbre Misère Sexuelle. La Misère Sexuelle, c’est quoi? Ce sont les hommes qui sont trooooop en manque de sexe, les pauvres, et il faut bien les satisfaire sexuellement, sinon hé bien ils sont trop malheureux. Même si la misère sexuelle existait en ces termes, la prostitution consisterait à coller un mignon petit pansement sur une tumeur de la taille d’une pastèque. Par la suite, la tradition chrétienne considère la prostitution comme un moindre mal. Rien d’étonnant donc à ce que, chaque fois qu’on essaie de justifier la prostitution, cette idée de sacrifice revienne. Mais j’aimerais me pencher un peu plus sur cette fameuse « misère sexuelle ». Partons du principe que nous, humains, nous avons besoin d’un certain nombre d’interactions les uns avec les autres: interactions sociales, vie affective et vie sexuelle. Les clients vont « aux putes » pour avoir du sexe. Ho ho ho. Non, messieurs. Ouais.

Vivre dans la rue des prostituées Sophie-Pierre Pernaut vit dans la rue où travaillent les prostituées. Un témoignage sur le terrain, sauf que derrière une fenêtre. Il y a deux semaines, j’ai emménagé dans l’appartement de mes rêves. Il est beau, grand, spacieux, fraîchement repeint, il a une terrasse et il est très bien situé (traduction : il n’est pas loin de tous les meilleurs bars de la ville où je réside). Je dis « le hic », mais ça ne m’a en rien rebutée à louer ce logement. Des considérations tout à fait personnelles… Si j’avais un conseil à donner à celles parmi vous qui s’apprêtent à emménager dans le quartier où bossent les travailleuses du sexe, c’est bien le suivant : . Si des prostituées travaillent aux alentours, elles n’apprécieront probablement que moyennement que vous veniez marcher sur leurs plates-bandes. Les clients, éventuellement, pourraient vous confondre avec une travailleuse de l’organe génital. - Oui, alors je… Haha, je ne travaille pas là. Ok.

effondrement du mythe du "client" esseulé Voici la traduction française d’un excellent article de Meghan Murphy sur son site Feminist Current : Si la prostitution n’est pas l’affaire d’hommes esseulés, carencés au plan sexuel, qu’est-ce donc? (Ou Justin Bieber n’a pas besoin de payer pour du sexe) Meghan Murphy s’appuie sur la récente affaire de Justin Bieber photographié à la sortie d’un bordel brésilien pour démonter le mythe du pauvre « client » esseulé et carencé sexuellement qui n’aurait d’autre choix que de recourir à la prostitution. « Il y a huit jours, le chanteur populaire Justin Bieber a été photographié sortant d’un bordel brésilien. On l’avait recouvert de quelques draps, ce qui semble indiquer que l’achat de sexe n’est toujours pas considéré comme un passe-temps tout à fait acceptable (même si nos camarades du team «le travail du sexe est un travail» font de leur mieux pour changer cela). Ce n’est pas comme si le Bieb manquait d’opportunités au rayon des dames. La prostitution n’est pas une affaire de sexualité.

MOI LAURA , ETUDIANTE ET PROSTITUÉE Moi Laura, 19 ans, étudiante et prostituée Laura a 19 ans. Le jour, elle est étudiante. La nuit, ponctuellement, elle se prostitue. Laura se situe dans la "fourchette fatale": ses parents ne sont pas assez "pauvres" pour qu’elle bénéficie d’une bourse, mais pas assez "riches" pour pouvoir la soutenir financièrement. Ambitieuse, en quête d’accomplissement professionnel, Laura tombe dans la spirale du sexe tarifé pour financer sa vie étudiante. "Pas de fric, des factures qui m’en réclament, un appart à payer. (…) Jamais un rond dans les poches, obligée de frauder les transports, une vie vaguement insupportable. Pour une heure, Laura gagne entre 100 et 150 euros. En quelques clics sur la toile, Laura s’improvise "escort girl": "Je me sentais protégée derrière l’écran mais c’était un leurre, car au rendez-vous, j’étais toute seule et personne ne pouvait m’aider." "La première raison pour laquelle les étudiantes se prostituent reste le besoin d’argent.

Prostitution : Quand le militantisme prohibo- abolitionniste met en danger la vie des putes, et autres considérations... Depuis quelques jours, un nouveau Tumblr créé dans le cadre d'une campagne abolitionniste de la prostitution a fait son entrée dans les internets. Il s'agit du Tumblr "Prostitueurs", dont l'objet est de réunir diverses citations de clients de putes qu'on peut trouver sur des forums spécialisés à cet effet. ( par exemple, Escortfr, Youppie ou 6annonces) Le but de la démarche n'a pas été explicité : on arrive sur le Tumblr, on trouve les témoignages, point. Je suppose que l'idée, c'était que ça ne demandait pas d'argumentation et de développement, que les mots parlaient d'eux même. En l'occurrence, j'imagine qu'il est question de tenter de montrer à la face du monde combien les clients de putes sont barbares et dénués d'empathie, ainsi que de mettre en perspective les nombreux témoignages de viols et d'agressions (sexuelles mais pas seulement) dont ils font preuve (en ne les nommant bien sûr jamais de la sorte, évidemment. "Y" a voulu témoigner pour cette campagne. Aucunement. Woké.

C'EST QUOI LA VIE D'UNE PROSTITUEE ? - INFOS SEXOS Les prostitué(e)s ne sont pas forcément des victimes de viol et de maquereaux. Celles qui exercent librement leur métier revendiquent la fierté d’être “pute” : “Je préfère vendre mes charmes pour du pognon que vendre mon âme à un patron.” Sonia, Isabelle et les autres racontent leur quotidien ce soir, jeudi 19 mars, à 22h45 sur France 2, dans un documentaire militant : Les travailleu(r)ses du sexe. Pour le réalisateur, Jean-Michel Carré, il est temps de remettre en cause l’image doloriste que l’on se fait des prostituées. Elles ne sont pas toutes des esclaves, victimes de la traite et du trafic de chair humaine. Animé par l’idéal libertaire de 68, Jean-Michel Carré s’est fait une spécialité de démonter les systèmes et les idées reçues. Ce que tout citoyen désire : la sécurité, la protection et la justice. “Cette mesure a rendu les prostituées moins visibles et plus vulnérables”, explique Jean-Michel Carré. Elles réclament surtout un véritable statut, la sécurité sociale et la retraite.

Prostitution, "fantasme féminin" François Ozon et Marine Vactch, qui tient le rôle principal de son film "Jeune et jolie", à Cannes, le 18 mai 2013 (ESCHER/SIPA). Si François Ozon n’a aucune légitimité pour parler au nom des femmes (ou de seulement certaines femmes, comme il l’a précisé ensuite en s’excusant), de leur sexualité, de leurs fantasmes, et de ce qu’est la réalité de la prostitution, si ses propos sexistes caricaturaux sont consternants et scandaleux, il n’est, avec son film et ses propos, qu’un des nombreux vecteurs de stéréotypes affligeants sur la sexualité des femmes et – en miroir – sur celles des hommes. Le cinéma, la littérature, les médias, la publicité regorgent de ces stéréotypes sexistes, et la pornographie en fait son fonds de commerce. Selon ces stéréotypes, sexualité et violence sont confondues, de même que désir et addiction au stress. Comme si la sexualité était une zone de non-droit Mémoire traumatique des agressions Représentations sexuelles aliénantes Confusion entre sexualité et violence

Texte 8 - C’est quoi la prostitution infantile? C’est quoi la prostitution infantile? Textes de référence La prostitution est l’utilisation d’un enfant pour des activités sexuelles, en échange d’une rémunération ou de toute autre forme de rétribution. L’exploitation sexuelle des enfants par le biais de la prostitution existe depuis longtemps et s’étend à l’échelle mondiale. Les clients sont, pour leur part, des amateurs d'expériences nouvelles, des supersticieux convaincus que l'amour avec un enfant donne force et jeunesse, des gens qui recherchent des prostituéEs très jeunes dans l'espoir d'éviter le SIDA et les maladies transmissibles sexuellement.

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