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Qu’est-ce qu’une intégration efficace des TIC à l’école ?

Qu’est-ce qu’une intégration efficace des TIC à l’école ?
Que signifie réellement intégrer les TIC dans l’enseignement ? Suffit-il d’envoyer quelques courriels, de présenter un PowerPoint et d’animer une page Facebook pour considérer que l’intégration des TIC à l’école est réussie ? Quelles compétences transversales cette intégration requiert de la part de l’enseignant et de l’apprenant ? En effet, de plus en plus, les enseignants se trouvent face à une génération surnommée les « natifs numériques » dont certains sont nés avec des appareils mobiles dans les mains. Ce n’est pas parce qu’on leur demandera d’effectuer quelques activités pédagogiques à l’aide de l’ordinateur, qu’ils seront plus motivés en classe ou qu’ils apprendront mieux et plus. Ainsi, l’intégration des TIC en classe passe inévitablement pour l’enseignant par un processus de plusieurs étapes. Les TIC à l’école : un processus d’intégration progressif Étape 1 : La connaissance technologique Étape 2 : Les TIC pour la didactique Étape 3 : Les TIC pour la prestation en classe Related:  Intégration et appropriation des TICEIntégration des MITIC théorieIntégration du numérique

Intégrer le numérique dans sa pratique – Circonscription de Castelnau-le-Lez Elément clé de la refondation de l’École, la diffusion des usages du numérique constitue un puissant levier de modernisation, d’innovation pédagogique et de démocratisation du système scolaire. Elle est également un formidable outil d’inclusion des enfants en situation de handicap. Le numérique éducatif est devenu un enjeu majeur pour l’école et la réussite des élèves. Pourquoi et comment ? De l’informatique aux TIC Du premier plan signé en 1980, puis au plan de 1983 et 1987, l’École a essayé d’introduire l’informatique par l’équipement matériel, espérant transformer les pratiques pédagogiques. En 1990 apparaît une nouvelle expression : celle de Technologie de l’Information et de la Communication pour l’Éducation (TICE). Vers une littératie numérique… L’intrication du numérique de plus en plus forte dans les pratiques professionnelles et les habitudes personnelles2 a fait apparaître un nouveau champ culturel et de savoirs : celui de la culture numérique (ou cultures numériques).

Pédagogie ouverte et triangle de Houssaye J’ai cherché à voir quels liens on pouvait trouver entre la pédagogie ouverte et le triangle de Houssaye. Il me semble que l’on peut placer les sommets de l’un entre les lobes de l’autre. L’enseignant se retrouve ainsi entre transparence et la participation, l’étudiant entre la participation et la coopération et le savoir entre la coopération et la transparence. Voyons ce que cela implique sur les différents processus définis par Houssaye. pédagogie ouverte et triangle de Housaye 1 – Enseigner Ce processus est associé à la transparence de la pédagogie ouverte. 2 – Former La relation entre l’enseignant et les apprenants est ici très axées dans une dimension ‘participative’ qui est un des axes essentiels de développement de nos sociétés : communautés de pratiques, d’apprentissage, démocratie participative, wirearchie, … autant de concepts qui se développent et auxquels il faut sensibiliser et former nos étudiants/élèves/apprenants pour qu’ils soient de véritables acteurs de la société.

Les «digital natives» ne seraient pas plus doués que les autres avec les nouvelles technologies Il est très facile de se sentir perdu avec les nouvelles technologies quand on n'est pas soi-même né avec. Combien de fois un père ou une mère quinquagénaire a demandé de l'aide à ses enfants pour télécharger une application ou un fichier sur internet? Même le journaliste Will Oremus, spécialiste en la matière, a expliqué en 2015 son trouble face à l'application Snapchat. «Depuis deux ans, des vieux croûtons comme moi écrivent sur Snapchat pour des sites aussi archaïques que Slate, sans jamais avouer qu'ils n'y comprennent que dalle.» L'idée d'une génération de «digital natives», c'est-à-dire des jeunes nés avec la technologie et donc plus à même de la maîtriser, a ainsi surgi au début des années 2000. Aucun groupe spécifique n'a de pouvoirs spéciaux Pourtant, comme l'explique le site Nature, ce clivage n'aurait en réalité pas lieu d'être.

SAMR – MITIC & Education La multiplication des beamers, tableaux blancs interactifs ou écrans interactifs en classe font naître en moi quelques réflexions. Ce n’est en effet pas parce que l’enseignant utilise un beamer ou un TBI en classe qu’il intègre les MITIC. En effet, in fine, l’intégration des MITIC doit être faite par les élèves, dans des cours préalablement prévus et conçus pour cela. Ce n’est qu’alors que l’intégration sera complète. En réalité, cela ne se fait pas tout seul. On ne passe pas directement de l’étape: « je n’intègre pas la technologie » à l’étape: « mes élèves utilisent la technologie, car mon cours a été spécifiquement prévu pour cela ». Cette évolution a été décrite par Ruben Puentedura dans son modèle SAMR, c’est-à-dire Substitution, Augmentation, Modification et Redéfinition. Le modèle SAMR est divisé en quatre étapes, qui définissent deux approches pédagogiques: Pour rendre plus claires ces étapes, voici une petite métaphore:

11 raisons qui font que les enseignants n’utilisent pas les nouvelles technologies en classe De plus en plus, les responsables de l’éducation au Maghreb mettent en place des programmes innovants pour l’utilisation des nouvelles technologies en classe. Certains ambitionnent de réaliser un vaste programme d’équipements de élèves avec des terminaux mobiles (particulièrement les tablettes), d’autres ont initié de vastes programmes de transformation de la manière d’envisager l’enseignement à travers l’utilisation des TICE, d’autres tâtonnent en réalisant de petites expérimentations. Mais réellement combien d’enseignants utilisent les TICE dans leur cours ? Il serait intéressant de lancer une vaste enquête sur le sujet, ne serait-ce que pour connaitre le taux d’intégration des nouvelles technologies dans les apprentissages. En faisant un petit sondage dans notre entourage, nous pouvons nous rendre compte que finalement très peu d’enseignants ont intégré les TICE dans leur pédagogie. Manque de formation L’argument le plus souvent avancé est le manque de formation. Un outil Inutile

Intégrer la technologie à l'école : un exercice d'équilibriste Le numérique en classe semble une chose acquise et qui va de soi. Après tout, ces jeunes générations qui sont nées avec Internet à portée de la main devraient voir du bon œil l’usage de technologies à l’école, non? Si, en général, il y a effectivement un enthousiasme à l’utilisation de TICE par les élèves, il peut aussi y avoir une fatigue. Scepticisme jeunesse Ce très intéressant billet de François Jourde qu’il a écrit durant l’été 2016 explique comment il se retrouve par moment avec des critiques. Il lui serait reproché un temps trop élevé passé sur l’usage du numérique au détriment, selon l’avis des apprenants, de la matière apprise. Il s’agit d’un des premiers points de Jourde pour expliquer cette « fatigue techno » chez les jeunes. D’ailleurs, nous avions traité de ce scepticisme et ce quasi-rejet des serious games. Un vieux débat toujours vivant En fait, toute cette incrédulité face aux technologies pourrait leur être transmis par leurs aînés. Références Abendschein, Dan.

Quelle place pour le groupe dans le triangle pédagogique ? Faerber a présenté un tétraèdre pédagogique en ajoutant un nouveau pôle au triangle didactique : le groupe. Ce modèle très riche a nourri ma réflexion. Je propose ici quelques ajustements et une lecture de ses différentes faces. Je cherchais à confronter la vision pédagogique présentée dans ce blog au triangle pédagogique de Houssaye et je suis tombé sur un article pertinent de Richard FAERBER présentant l’outil ACOLAD – Apprentissage COLlaboratif A Distance (on n’est pas très loin des PROjets péDAgogiques GEOdistribués qui ont initiés ce blog…) Faerber y présente un tétraèdre pédagogique représenté ci-dessous intégrant un nouveau sommet : le groupe ! Tétraèdre pédagogique de Faerber Cette figure me porte à réfléchir (et ça, c’est bien !). 1 – Certains aspects me semblent très riches Le groupe est un facteur important de l’apprentissage. 2 – D’autres aspects me satisfont moins L’implication de l’apprenant dans le groupe doit être plus forte qu’une simple participation. WordPress:

Écrire avec les technologies, ça change l’écriture! - École branchée Écrire avec un crayon sur une feuille de papier ou écrire en tapant sur un clavier et en regardant un écran, qu’est-ce que ça change pour les élèves? C’est ce qu’a voulu savoir Thierry Karsenti dans une étude. Les résultats sont sans équivoque : « les jeunes, garçons et filles, sont bien plus motivés quand ils réalisent des tâches d’écriture à l’ordinateur ». Et il y a plus! « Nos résultats montrent une amélioration de la compétence à écrire chez l’ensemble des élèves, garçons et filles. La recherche a été conduite dans des classes d’écoles primaires de la région de Montréal. Du brouillon au propre Au-delà du résultat final, tout au long de l’étude, les chercheurs ont observé un autre phénomène surprenant mais tout à fait logique. Lorsque les élèves écrivent sur une feuille de papier, ils suivent généralement la séquence « copie brouillon », puis « copie propre ». Des pistes pour les enseignants Le CTREQ les détaille et les présente de façon très visuelle sur son site. Articles similaires

Le fin mot : alignement pédagogique - Service de soutien à la formation Si on regarde «sous le capot» d’un scénario pédagogique, on y découvre son moteur : l’alignement pédagogique! L’alignement pédagogique est aussi connu comme le «principe de cohérence». Le formateur cherche à ce que les activités d’apprentissage réalisées correspondent aux apprentissages visés et soient évaluées le plus fidèlement possible : «[…] les composantes du cours doivent être organisées de façon à former un ensemble logique et cohérent.» (Magnan, 2003, cité dans Wikipédia, 2014) On schématise parfois cet alignement comme un triangle équilatéral entre les objectifs d’apprentissage, les modes d’évaluation et les activités pédagogiques. Apprentissages visés : Que devraient savoir mes étudiants? Marcel Lebrun, professeur à l’Université catholique de Louvain, propose d’ajouter les outils (moyens technologiques) comme un quatrième élément qui doit être aligné avec les trois autres. La notion anglo-saxonne de constructive alignment a été proposée par l’Australien John Biggs en 1999.

Les TIC peuvent-elles encore être vues comme des outils ? Il y a trois ans je questionnais, lors d’une conférence à Clair, la nouvelle réalité de l’apprentissage à l’heure d’une immortalité imminente ou a tout le moins d’une espérance de vie grandissante supportée par les avancées de la technologie. L’an passé, ma conférence au sommet iPad portait sur l’arrivée massive des technologies connectées portables et de leur impact sur l’enseignement et l’apprentissage. Le dernier CES 2016 qui s’est déroulé à Las Vegas laisse entrevoir dans un (très proche) avenir la connectivité d’une multitude d’objets qui nous entourent. L’omniprésence de cette technologie connectée et la lecture d’une critique du livre de Marc-André Girard, questionnant le rôle des TIC comme outil me portent à me demander si la conception des TIC comme étant un outil ne serait pas, aujourd’hui, un anachronisme. Pendant de nombreuses années, j’ai en effet perçu la technologie comme un outil permettant de supporter ma démarche pédagogique. Sébastien Stasse

10 Principes pour un apprentissage numérique efficace Pour mettre en place un apprentissage numérique, qui intègre divers supports multimédia, il ne suffit pas de compiler différentes ressources pédagogiques, mais bien avoir en tête de s’appuyer sur une méthodologie d’enseignement pertinente. En effet, que vous souhaitez préparer un formation en ligne pour apprendre à vos employés comment se servir de votre nouvel ERP, que vous rédigez des fiches pédagogiques illustrées sur l’anatomie du corps humain ou que vous réalisez une présentation PowerPoint sur la thématique de l’éducation numérique vous devez chercher dans chaque situation à favoriser une transmission du savoir efficace. Ainsi, il faut œuvrer pour rendre vos supports multimédia vraiment attractifs et lisibles pour atteindre vos objectifs. Réduire l’influence de l’environnement externe 1. Il faut absolument supprimer les informations non essentielles à l’apprentissage. 2. 3. 4. 5. Gérer les traitements essentiels 6. 7. 8. Favoriser des traitements génératifs 9. 10. Commentaires

Soutien technopédagogique aux enseignants: la médiatisation des savoirs Hiérarchie de l'objet d'apprentissage Lorsque l'enseignant démarre l'activité d'apprentissage et met l'apprenant en action, il permet au savoir scientifique de se transposer dans l'action pratique. Son intention pédagogique est précisément située dans le scénario qu'il a conçu. C’est au regard de la scénarisation des activités d’apprentissage que l’enseignant, par transposition didactique externe1 , décide de médiatiser les contenus à faire apprendre. Le point de départ se trouve dans la détermination d'un objet d'apprentissage autour duquel le scénario prendra forme et à partir duquel seront privilégiés certains média. Un objet d'apprentissage (learning object) L'objet d'apprentissage ou objet pédagogique identifie la plus petite unité d’apprentissage développée à l’intérieure d’une activité. Voici un schéma illustrant la place qu'occupe la médiatisation dans l'ensemble de la planification. Médiatisation Choix et posture médiatiques Soutien aux compétences technopédagogiques À consulter

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