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Ressenti, privilèges, vocabulaire et con/divergence des luttes?

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À quel point êtes-vous privilégié-e? La parole des concerné·e·s : entre émancipation, confiscation et risques d’essentialisation. Est-ce qu’un·e concerné·e a toujours raison ?

La parole des concerné·e·s : entre émancipation, confiscation et risques d’essentialisation

Non. Les concerné·e·s d’une même oppression ont pour seul point commun le fait qu’iels sont susceptibles de rencontrer les obstacles spécifiques de cette oppression. Qu’est-ce que le phallocentrisme ? – Antipha. Le phallocentrisme par définition se concentre ou accentue le point de vue masculin.

Qu’est-ce que le phallocentrisme ? – Antipha

C’est l’idée de privilégier la masculinité dans l’usage du langage, de l’écriture ou des modes de pensées. Cette définition cependant ne couvre pas le rôle joué de ce mot dans les systèmes d’oppression et de domination qui contrôlent les femmes et en font des êtres inférieurs. Le phallocentrisme désigne essentiellement, comment le corps féminin est construit culturellement en opposition à l’homme. C’est la façon dont le système patriarcal de représentation soumet les femmes à des modèles définis par et pour les hommes.

La mère, la fille, la vierge, la putain, la mégère, la salope, la bimbo etc. Le phallocentrisme de nos jours se rapporte à la façon dont chaque aspect de la nature féminine est encore comparé relativement aux hommes. L’idée de la force par exemple se retrouve en opposition avec la sensibilité. La langue française, de part sa grammaire, est phallocentrique. WordPress: J'aime chargement… Roseaux — Comment être un·e bon·ne allié·e hétéro des personnes non hétéros ? N.B. : n’étant pas concernée par toutes les oppressions existant au sein de la communauté LGBT+, je ne parlerai que de celles que je connais.

Roseaux — Comment être un·e bon·ne allié·e hétéro des personnes non hétéros ?

Voici donc un guide pour devenir un·e allié·e de choc des personnes non hétéros qui font partie de la communauté LGBT+ : lesbiennes, gays, bi·e·s, pans, etc. Je ne parle donc pas pour les personnes trans*, intersexes, agenres, etc. Pour éviter les lourdeurs et les répétitions, j’utiliserai l’acronyme LGBP+ (Copyright by me). Par simplicité, je ne parle que d’orientation sexuelle, mais je n’oublie pas l’orientation romantique pour autant, et je sais que les deux ne vont pas systématiquement de pair. Tu as dans ton entourage une personne non hétéro ? Tes préjugés tu déconstruiras. 5 choses à ne pas faire pour être un·e bon·ne allié·e des femmes musulmanes – Lallab.

1.

5 choses à ne pas faire pour être un·e bon·ne allié·e des femmes musulmanes – Lallab

Montrer qu'on est à côté de la plaque Quoi ? Des collectifs ? Des associations ? Des initiatives ? En même temps, nos mères étaient bien trop occupées à préparer le couscous/thiep/curry, et à obéir à leurs maris pour avoir le temps de défendre leurs droits... 2. Leçon de grammaire – Raymond, reviens, t'as oublié tes chiens ! En ces temps de débats stériles sur la façon de cultiver les nénufars, il m’a semblé judicieux d’ajouter mon pavé dans la gueule grammaticale.

Leçon de grammaire – Raymond, reviens, t'as oublié tes chiens !

Voici donc une leçon de grammaire que j’intitule sobrement : “cis est un adjectif (1)”. Cis est un adjectif. Figurez-vous que j’ai appris récemment (je suis jeune il est vrai) que dans les années 2000, et encore parfois maintenant(2), le terme de “transfemme” était/est utilisé par certaines féministes pour bien séparer les femmes trans des femmes tout court. Pour poser un peu mieux l’emploi de ce terme, les personnes qui utilisent ce terme sont proches, sans forcément en faire partie, d’une mouvance féministe qui au nom d’un matérialisme mal digéré considèrent les femmes trans comme des hommes infiltrés dans les milieux lesbiens et/ou féministes. Pour sacrifier un peu à l’esprit de libérale-inclusivité à la mode, ces personnes acceptent de nous nommer malgré tout “femmes” mais pas complètement : il faut préciser que nous n’en sommes pas vraiment.

C’est mon ressenti – Raymond, reviens, t'as oublié tes chiens ! Je fréquentais des milieux “underground” à une époque.

C’est mon ressenti – Raymond, reviens, t'as oublié tes chiens !

Un ensemble de métalleux-es, gothiques, nerds, autant de gens qui se mettaient volontairement dans une position de relative marginalité par rapport à la société. Ces groupes n’avaient ni ambition ni revendication politique, ils étaient constitués de fait par des gens partageant les mêmes hobbies et goûts. L’un des éléments marquants pour moi de ces milieux, c’est qu’il y avait toujours une sorte de code permettant de s’identifier.

Un code qui n’avait pas de sens dans la société, parfaitement incompréhensible aux béotiens, mais qui permettait de s’identifier auprès des membres de la communauté. Par exemple “Moi je suis plutôt Debian Sage/KDE/vim”, ou encore “Je suis plutôt Viking/Thrash/Doom”. Dans certains milieux féministes/queer, en ligne ou hors-ligne, j’ai l’impression que le genre et la sexualité deviennent de tels élément d’identification. Effectivement, il me semble qu’il y a bien une part de libération. Like this: