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Religion

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«En direct de Mediapart» : La République, l'islam et la laïcité. Jacqueline Chabbi: «Le Coran reflète une société traditionnelle tribale qui était extrêmement pragmatique» Une tresse de cheveux blancs qui fait sagement le tour de la tête et tranche avec l’épaisse veste en cuir élimé.

Jacqueline Chabbi: «Le Coran reflète une société traditionnelle tribale qui était extrêmement pragmatique»

Un volumineux sac à dos qui a fait, lui aussi, huit heures de train entre une maison de pêcheur de Doëlan, dans le Finistère, et Libération, à Paris. D’origine bretonne, Jacqueline Chabbi, historienne, a grandi en région parisienne. Elle y apprend ses premiers mots d’arabe de ses camarades algériennes. Le chi'isme, un autre islam ? L’islam, souligne-t-on, est partagé entre sunnites et chi‘ites.

Le chi'isme, un autre islam ?

Cette divergence politique et religieuse a une longue histoire… L'islam dans son ensemble a été identifié à sa majorité sunnite – qui regroupe aujourd’hui, selon les sources, de 80 % à 90 % des musulmans. France. Interdiction du voile intégral : le racisme à visage découvert ? En juillet 2010, The Guardian réagissait au projet de loi français d’interdire le port du voile intégral.

France. Interdiction du voile intégral : le racisme à visage découvert ?

Pour le quotidien britannique, la “libération” des femmes ne peut pas se décréter par ce type de loi, et l’Etat n’a pas à se mêler de ce que doivent porter les femmes. [Article initialement publié le 19 juillet 2010] Cela fait froid dans le dos. Les députés français ont voté, le 13 juillet [2010], une loi qui interdit le port du voile intégral dans l’espace public.

Il faut espérer que ce texte extraordinaire [qui sera soumis au Sénat en septembre] finira par être censuré [par le Conseil constitutionnel ou la Cour européenne des droits de l’homme]. L'islam a-t-il épousé la modernité ? Comme le reste de la planète, l’islam est entré en modernité au 19e siècle.

L'islam a-t-il épousé la modernité ?

Et la Nahda, Renaissance arabe fille de ce moment, reste une référence politique et sociale vivace. En mai 1798, une flotte de 400 navires, 10 000 marins et 30 000 soldats appareille de Toulon. Au commandement, un ambitieux général de 29 ans. Napoléon Bonaparte, au nom d’une France révolutionnaire qui a proclamé le droit des peuples à se gouverner eux-mêmes, s’en va annexer l’Égypte. Il s’agit de reconstituer un empire ultramarin, et de tailler des croupières à l’ennemi britannique, en lui barrant la route des Indes.

L’aventure coloniale tourne court. Des sociétés en effervescence Fin de la modernité en Islam ? Une entreprise mondiale. L'islam, combien de divisions ? Le monde compte un milliard et demi de musulmans… Et tous vivraient leur foi à l’identique ?

L'islam, combien de divisions ?

Panorama géohistorique de la diversité… Au début des an- nées 1950, le monde musulman fut décrit par le journaliste allemand Friedrich W. Fernau comme un « continent intermédiaire ». La formule était séduisante et fut reprise par Fernand Braudel. La religion peut-elle servir le progrès social ?, par Gilbert Achcar (Le Monde diplomatique, juin 2015) Que la religion survive encore à l’aube du cinquième siècle après la révolution scientifique représente a priori une énigme pour quiconque adhère à une vision positiviste du monde.

La religion peut-elle servir le progrès social ?, par Gilbert Achcar (Le Monde diplomatique, juin 2015)

Mais si elle a perduré jusqu’à notre époque en tant que partie de l’idéologie dominante, elle produit également des idéologies combatives, qui contestent les conditions sociales ou politiques en vigueur. Choqués par des passages du Coran, ils se rendent compte qu'il s'agit... de la Bible. Michaël Bouche 7/12/15 - 11h48 © Capture d'écran. vidéo Une expérience sociale sur les religions et les textes sacrés fait beaucoup parler d'elle aux Pays-Bas.

Choqués par des passages du Coran, ils se rendent compte qu'il s'agit... de la Bible

La religion et la philosophie - Antoine Fleyfel. Mourir...et après ? Rencontre avec Maurice Godelier. Les imaginaires de l’au-delà sont certes très différents selon les cultures et les religions.

Mourir...et après ? Rencontre avec Maurice Godelier

Mais ils ont en commun de refuser que la mort soit autre chose que le passage à une forme de vie différente. Maurice Godelier est un anthropologue qui aime s’attaquer à de grandes questions avec l’outil préféré du navigateur de haute mer : la longue-vue, qui permet aussi bien de se tourner vers des horizons lointains que de ramener la focale sur les derniers développements des sociétés occidentales. Et la comparaison vaut aussi dans le temps, entre les Baruyas (Nouvelle-Guinée) d’hier et ceux d’aujourd’hui. À procéder ainsi, son regard s’est aiguisé à la recherche de ce qui, à travers la déroutante variété des pratiques, des croyances et des institutions humaines, en constitue le leitmotiv récurrent : la force des imaginaires et le poids des symboles. Pourquoi avoir traité conjointement de la mort et de ses au-delà ?

De quels éléments s’agit-il ? Elle naît du refus de la mort. Maurice Godelier. L'affaire des vieux os du Christ. « On a retrouvé la tombe de Jésus !

L'affaire des vieux os du Christ

Elle est remplie d'ossements, cela prouve que Jésus n'a jamais ressuscité, que cette histoire de Fils de Dieu n'est que sornettes, balivernes et billevesées ! » Cette polémique, déjà ancienne, resurgit ces jours-ci grâce aux travaux d'un géologue israélien évoqués dans un article du New York Times daté du 4 avril 2015, et ailleurs. "Il n'est pas tombé du ciel": comment avons-nous inventé Dieu ? - Bibliobs - Le Nouvel Observateur. Le Nouvel Observateur Comment naît le dieu unique issu de la Bible hébraïque?

"Il n'est pas tombé du ciel": comment avons-nous inventé Dieu ? - Bibliobs - Le Nouvel Observateur

Thomas Römer D'abord, le dieu unique n'est pas tombé du ciel du jour au lendemain. Croyances et religions : du déclin à l'affirmation ? D'où vient l'Islam ? Pourquoi il ne faut pas confondre le salafisme et le takfirisme. Le Monde | • Mis à jour le | Par William Audureau Le documentaire Salafistes, de François Margolin et Lemine Ould Salem, a reçu un avis négatif du ministère de l’intérieur pour sa diffusion et une interdiction aux moins de 18 ans assortie d’un avertissement par la Commission de classification des films. Les réalisateurs entendent « montrer les salafistes de l’intérieur ».

Lire aussi Pourquoi le documentaire « Salafistes » fait polémique En novembre, Manuel Valls avait ouvertement associé le salafisme, la mouvance la plus rigoriste de l’islam, aux attentats du 13 novembre. « Oui, nous avons un ennemi, et il faut le nommer, c’est l’islamisme radical. Inutile de vouloir «réformer l'islam» Depuis les récents événements tragiques de Paris et comme après chaque attentat, on entend s’affronter deux thèses que tout semble opposer: d’un côté, un certain nombre de penseurs affirment que «cela n’a rien à voir avec la religion/l’islam», et de l’autre de nombreuses voix assurent que «l’islam est le problème/l’islam est malade/l’islam doit se réformer/est incompatible avec la démocratie», etc.

Pour essayer d’y voir un peu plus clair il convient d’abord à mon sens de circonscrire les différents événements. Je ne parlerai donc ici que des attentats français ou européens, laissant de côté ce qui se passe au Mali, en Somalie, en Irak ou en Syrie – chaque lieu et chaque contexte nécessitant il me semble une analyse individualisée.