background preloader

Libre-échange vs protectionnisme

Facebook Twitter

Pascal Lamy : "Le protectionnisme, ça tape sur les pauvres" L'ancien commissaire européen et ex-directeur général de l'OMC publie Où va le monde ?

Pascal Lamy : "Le protectionnisme, ça tape sur les pauvres"

(Odile Jacob), dans lequel il plaide pour une redéfinition des missions de l'Europe. Pascal Lamy, ancien commissaire européen et ancien directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) a défendu ce mercredi la globalisation et le développement du libre échange. Face à Patrick Cohen, il a condamné le protectionnisme, une notion qui "tape sur les pauvres".

Lui défend "un intérêt objectif à l'échange" dans un monde où "les économies sont interpénétrées". La notion de globalisation, qu'il confronte dans son livre Où va le monde ? "Des gagnants et des perdants" Quid alors des entreprises qui souffrent, en France, d'une concurrence accrue ? La question étant surtout comment les pouvoirs publics prennent en charge la transformation du travail et la formation des salariés.

Le libre-échange. L’acier européen en danger. La Chine est aujourd’hui le premier producteur mondial d’acier, fournissant à elle seule 808 millions de tonnes, soit la moitié de la production mondiale.

L’acier européen en danger

Une industrie florissante pour le pays asiatique, quand l’Europe peine à conserver ses usines et ses emplois. Ainsi par exemple, à Sestao, en Espagne, ils ne restent aujourd’hui que 140 ouvriers, dans une usine qui en comptait 150 000 dans les années 1970. Moins rentables face aux prix pratiqués par les chinois, les industriels basques ont dû fermer des sites et revoir leur production à la baisse.

Édouard Martin, ancien ouvrier d’ArcelorMittal, aujourd’hui député européen socialiste, dénonce cette situation : « On a laissé à l’abandon tout un pan de notre industrie ». Il déplore le laisser-faire des pouvoirs publics face au délitement des industries de base. Face à cet état de fait, Édouard Martin et son homologue de droite Franck Proust s’accordent pour dire qu’il faut mettre en place des instruments de défense commerciale.

Bruxelles cherche à renforcer la défense commerciale de l’Union européenne. La Commission européenne souhaite que les Etats adoptent un texte permettant de mieux se protéger face au dumping d’entreprises étrangères.

Bruxelles cherche à renforcer la défense commerciale de l’Union européenne

LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) Pas question d’abandonner la partie : cela fait des mois que la Commission européenne, présidée par Jean-Claude Juncker, tente de convaincre une large majorité d’Etats membres d’accepter un renforcement des instruments de défense commerciale de l’Union, alors que les énormes surcapacités chinoises, notamment dans l’acier, menacent des centaines de milliers d’emplois en Europe. Mais un noyau dur de pays foncièrement libres-échangistes résiste encore. Son propos est simple : l’institution communautaire avait mis sur la table en 2013 une proposition législative visant à rendre plus rapides et plus efficaces les enquêtes antidumping qu’elle lance contre telles ou telles sociétés étrangères.

Neuf Etats opposés au texte La Commission voudrait pouvoir imposer... Bruxelles toujours ferme face à l’acier chinois. La Commission européenne a annoncé de nouvelles mesures antidumping.

Bruxelles toujours ferme face à l’acier chinois

LE MONDE ECONOMIE | | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et Simon Leplâtre (Shanghaï, correpondance) Pas question de baisser la garde face à la Chine, malgré un environnement commercial en passe d’être complètement perturbé par le virage protectionniste américain. Vendredi 27 janvier, la Commission européenne a annoncé de nouvelles mesures anti-dumping contre certains aciers chinois (mais aussi taïwanais), portant à 39 ce type de mesures décidées par Bruxelles dans le secteur de l’acier, dont 17 visant la Chine. Lire aussi : Concurrence : l’Europe cherche la parade au dumping chinois Les produits concernés sont des « accessoires de tuyauterie en acier inoxydable à souder bout à bout ». Protéger une sidérurgie européenne déjà fragile Elle a par ailleurs décidé, fin 2016, de ne pas reconnaître à la Chine le statut d’économie de marché qu’elle revendiquait au sein de l’OMC.

Tout comprendre au CETA, traité transatlantique entre l’UE et le Canada. Le Parlement européen examine à partir de lundi le traité de libre-échange conclu fin octobre entre l’Union européenne et le Canada, pour un vote prévu mercredi.

Tout comprendre au CETA, traité transatlantique entre l’UE et le Canada

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Maxime Vaudano C’est le début d’un périlleux marathon de ratifications. Le Parlement européen examine, à partir de lundi 13 février pour un vote prévu mercredi, le traité de libre-échange (CETA) conclu fin octobre entre l’Union européenne et le Canada. En cas de ratification par le Parlement européen, chaque Parlement national de l’Union devra ensuite ratifier le traité. Joseph Stiglitz : « Les perdants de la mondialisation sont les premières victimes de Trump » Le Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz et l’économiste français Gaël Giraud mettent en garde contre le protectionnisme prôné par le nouveau président américain.

Joseph Stiglitz : « Les perdants de la mondialisation sont les premières victimes de Trump »

LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Propos recueillis par Marie Charrel et Marie de Vergès Aux Etats-Unis, les perdants de la mondialisation ont voté pour Donald Trump. Ils seront déçus. Pire, le projet protectionniste du nouveau président américain pénalisera d’abord les classes populaires, expliquent le Prix Nobel d’économie (2001) Joseph Stiglitz et Gaël Giraud, chef économiste de l’Agence française de développement directeur de recherche au CNRS. Ils appellent l’Europe à résister au piège populiste. Vous dénoncez depuis des années les excès de la mondialisation, qui alimentent la hausse des inégalités. Joseph Stiglitz : Non. L'Organisation mondiale du commerce (1/3) Du GATT à l'OMC. Libre-échange vs protectionnisme. Libre-échange ou juste échange ? Au-delà du débat économique sur les vertus du libre-échange et du protectionnisme, force est de constater que l'échange avec la Chine est désormais inégal.

Libre-échange ou juste échange ?

Il serait temps d'envisager la mise en place d'accords objectivement "gagnants" pour tous. Libre-échange (*) ou juste échange ? Cette question traverse l'économie depuis son origine. En 1817, l'économiste David Ricardo montre que chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production des biens qui sont, chez lui, relativement les moins chers. Dans les années 1960, Paul Samuelson et d'autres montrent que cela revient à dire que chaque pays doit se spécialiser dans l'usage des facteurs de production relativement les plus abondants chez lui. Protectionnisme ou libre-échange? L'échange international est-il bon pour la croissance?

L'échange international ouvre un accès aux ressources et aux techniques du reste du monde.

L'échange international est-il bon pour la croissance?

Il devrait être un facteur de croissance majeur. Mais les bénéfices de l'ouverture sont inégalement répartis et ne peuvent se concrétiser sans un certain protectionnisme. Il y a donc complémentarité entre ouverture et protectionnisme. 1. Les économistes de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) s'évertuent à montrer, avec un certain succès, que les pays les plus ouverts sur l'extérieur connaissent une croissance plus rapide.