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La grande naïveté française

La grande naïveté française
Comme tous les mercredis matins la Commission des Affaires Etrangères, dont je suis membre, se réunissait à l’Assemblée nationale. Nous examinions un projet de résolution sur l’ouverture des négociations commerciales entre l’Union européenne et les Etats-Unis : le fameux accord transatlantique. Une fois de plus, j’ai pu constater la naïveté française. Le rapport examiné pointait du doigt tous les dangers de ce futur accord transatlantique qui risque de mettre les pays d’Europe sous la tutelle des normes américaines et des multinationales qui pourront attaquer devant la Justice ce qu’elles considèrent être des entraves au libre échange. C’en serait fini par exemple du refus d’exploitation du gaz de schiste, des OGM ou des normes sociales. Mais le grand paradoxe est de voir la plupart des élus de la Nation reconnaître le danger de cet accord transatlantique et en même temps confier leurs intérêts, c'est-à-dire le mandat de négociations, à la Commission européenne. Related:  ACCORD LIBRE ECHANGE TRANS ATLANTIQUE

Libre-échange transatlantique : l’Union européenne à la rame Par JEAN QUATREMER BRUXELLES (UE), de notre correspondant, LORRAINE MILLOT Washington, de notre correspondante Si José Manuel Durão Barroso voulait fournir aux eurosceptiques un argument de campagne clé en main, il ne s’y prendrait pas autrement : à un an des élections européennes de mai 2014, le président de la Commission n’a rien trouvé de mieux que de se lancer dans des tractations en vue d’un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Union européenne. Il espère obtenir un mandat de négociations des Etats membres le 14 juin. Et créer un marché intérieur transatlantique où les biens et les services circuleront librement, ce qui, selon lui, permettra de relancer la croissance. Mais il y a un énorme hic : pour qu’il y ait accord, il faudra que les Européens renoncent à une partie de leurs normes, qu’elles soient juridiques, sanitaires, environnementales, culturelles, etc. Quel est l’enjeu d’un accord de libre-échange ? Que veulent les Américains ? Officiellement, aucun.

Le Front de gauche européen se lève contre l’accord de libre-échange Europe-Etats-Unis Le Parlement européen a approuvé jeudi l'ouverture de négociations entre Bruxelles et Washington sur un accord de libre-échange. « C'est inacceptable ! » pour le groupe GUE, qui dénonce la mise en concurrence renforcée des peuples. "Cet accord aura pour conséquence l'aggravation de la concurrence, avec les effets désastreux que l'on sait, aux niveaux social, économique, environnemental et sanitaire puisqu'il s'agit pour les multinationales américaines de s'exonérer des normes européennes en ce domaine." C’est ainsi qu’ont protesté Jacky Hénin, Patrick Le Hyaric, Jean-Luc Mélenchon, Younous Omarjee, Marie-Christine Vergiat, députés de la délégation Front de Gauche au Parlement européen. Pas besoin de traité Ce jeudi a été voté l’exclusion des services culturels et audiovisuels, y compris en ligne, de l’accord de libre-échange. "Escroquerie économétrique et politique" Outre les eurodéputés de gauche, les Verts s’opposent également fortement à cet accord. Exclusif.

Accord de libre-échange Etats-Unis/Europe : Le risque d’ouvrir la boite de Pandore sous prétexte de croissance 24.05.2013 Le Parlement européen a donné mandat, hier, à la Commission européenne pour négocier les accords de libre-échange Union Européenne/Etats-Unis. Au même moment, la Confédération paysanne, auditionnée par le groupe de travail inter-Commission de l'Assemblée nationale exprimait de fortes craintes quant aux conséquences de ce futur accord. La pression des multinationales américaines derrière ce « partenariat transatlantique sur le commerce et l'investissement » n'est plus à démontrer. Si l'on y ajoute l'épouvantail de la récession qui a déjà touché la France et menace toute l'Europe, le mandat donné aux Commissaires européens est donc de s'incliner devant les patrons des grandes firmes qui n'attendent qu'une brèche pour exporter leur malbouffe. La boite de Pandore risque donc de s'ouvrir. Aucune justification ne peut être admise pour céder sur l'alimentation des européens, et le travail des paysans du continent.

Les vrais enjeux d’un accord de libre-échange transatlantique | Classe éco D'ici quelques mois, l'Union Européenne et les Etats-Unis vont entamer les négociations pour mettre en oeuvre un accord de libre-échange transatlantique. L'idée n'est pas nouvelle, mais cette fois-ci, les conditions semblent plus réunies que jamais pour arriver à un accord. Le commissaire européen au commerce extérieur multiplie ces temps-ci les interventions pour défendre l'intérêt d'un tel accord. Mais que peut-on attendre vraiment? Vous n'avez pas fini de lire, dans les prochains mois, des chiffres dans tous les sens, de préférence très gros, pour justifier l'opportunité de cet accord. Le problème de ces gros chiffres, c'est qu'ils indiquent précisément l'inverse de ce qu'on leur fait dire; ils impliquent en fait qu'il n'y a pas grand chose à gagner à un tel accord. Lorsqu'il s'agit de défendre le libre-échange face à ceux qui l'accusent de causer le chômage et les délocalisations, on dit que les effets du commerce extérieur sont minimes sur l'emploi.

Tribune Libé : Accord de libre-échange Etats-Unis-Europe, le pouvoir exorbitant des multinationales | Le Parlement européen doit voter aujourd’hui pour donner un mandat à la Commission européenne en vue de négocier un accord de libre-échange et de protection des investissements entre l’Union européenne et les Etats-Unis. «Cet accord renforcera le pouvoir de nos multinationales!» Cette citation est tirée d’un des discours de Barack Obama, qui a au moins le mérite d’être claire. L’Administration américaine a consulté les grandes entreprises sur ce qu’elles attendaient d’un accord avec l’Union européenne. Derrière ces mots se cache la pensée profonde des dirigeants de ces multinationales : nous n’avons plus besoin de la démocratie. Ne nous trompons pas. Par José Bové Député européen, vice-président de la commission de l’agriculture, Pascal Durand Secrétaire national d’Europe Ecologie-les Verts Yannick Jadot Député européen, membre de la commission commerce international

La marche forcée vers un grand marché transatlantique unifié (le NWO se met en place) La création d’une union économico-politique réunissant dans un seul bloc les États-Unis et l’Union Européenne est plus que jamais d’actualité. Le 14 juin prochain débuteront en effet entre Bruxelles et Washington des négociations en vue de créer un Accord de partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement (TTIP). De la bouche même de Karel de Gucht, commissaire européen chargé du commerce et un des principal responsable de la mise en place de ces futures négociations, un accord de ce type « deviendra la norme, non seulement pour nos prochaines bilatérales concernant le commerce et l’investissement, mais aussi pour le développement de règles globales (…) qui participeront à définir l’environnement économique futur du monde [1] ». Juan Manuel Barroso, de son côté, soulignait que, malgré les nombreuses difficultés que suppose la mise en place de cet accord, ce dernier constituera « le plus important accord bilatéral jamais signé [entre les USA et l’Union Européenne] ».

Accord bilatéral, cheval de Troie pour transnationales « L’accord transatlantique pourrait être un monstre ! » alerte l’ONG les Amis de la terre Europe, redoutant que les négociations n’aboutissent à tirer vers le bas les réglementations environnementales. Il permettrait aux États-Unis et à l’Union européenne de développer leurs investissements. Il soutiendrait croissance et création d’emplois, tout « en maintenant un niveau élevé de protection des consommateurs et de l’environnement ». Cerise sur le tableau : il serait un atout, dit-on, pour pousser les États-Unis à ratifier des accords internationaux sur le climat ou sur la biodiversité qu’ils rejettent depuis quinze ans. Les précédents ne manquent pas. Beaucoup ne s’en privent déjà pas. L’Europe n’est pas à l’abri de pareilles offensives, relèvent nombre d’observateurs. « L’exception culturelle n’est pas négociable » « Les États-Unis poursuivent leur offensive alimentaire » Mélenchon à Cannes pour parler de "marché transatlantique" Marie-Noëlle Bertrand

Marché transatlantique: refusons l'Europe nord-américaine L'éditorial de Patrick Le Hyaric dans La Terre de cette semaine. Nous ne saurions que conseiller fortement aux agriculteurs, aux créateurs, aux consommateurs, aux salariés de toute profession, à leurs syndicats et associations de s’intéresser de près à un projet extrêmement dangereux pour eux : celui de la mise en place d’un grand marché transatlantique. Il s’agit, selon ses instigateurs, de construire un vaste espace de libre échange intégral entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Ce serait une sorte d’intégration des pays européens dans un vaste espace économique, politique et militaire, dominé par le grand capital des Etats-Unis. Ce projet date déjà de plusieurs années, mais, il vient d’être relancé par le très droitier président de la commission de Bruxelles, M. Barroso . Les dirigeants nord-américains considèrent que l’Union européenne est si affaiblie par la crise qu’elle va se coucher face à leur demandes. La France y perdrait beaucoup. A lire aussi: Par Patrick Le Hyaric

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