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Le lieu d'un renouveau contre la "pensée 68"
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"Le procès fait par Sarkozy à l'héritage Mitterrand est ridicule
Corine Pelluchon, Leo Strauss. Une autre raison, d'autres Lumières. Essai sur la crise de la rationalité contemporaine
1 En principe, tout était convenu d'avance. Leo Strauss (1899-1973) devait demeurer ce philosophe américain résolument arc-bouté contre la modernité issue des Lumières, sa raison technicienne, sa philosophie politique pour l'essentiel réduite à une doctrine du pouvoir, son éthique convoquée comme palliatif aux apories et défaillances de cette « pensée », son exorbitante prétention à se dire capable de soi sans recours à un principe de transcendance. Penseur anti-progressiste, anti-moderniste, insurgé contre les méfaits et outrages de la Révolution. Les « néo-conservateurs », américains et autres, avaient pour leur plus grand bonheur trouvé en ses thèses assez d'arguments pour légitimer leurs entreprises, à rigoureusement parler, « réactionnaires », de liquidation des « conquêtes » de la démocratie, – droits de l'homme, droits des minorités, « libéralisme » culturel, etc.I - Le droit naturel chez Léo Strauss (1899-1973) : une catégorie aristocratique Dans ses conférences de 1949, donc juste après le vote par l’ONU de la Déclaration universelle des droits de l’homme, Léo Strauss constatait qu’en Allemagne depuis la fin du XIXe siècle, un courant de pensée se félicitait de la perte d’intérêt pour les termes de « droit naturel » et « d’humanité ». Cette perte aurait permis de créer « le sens historique » et de s’acheminer « vers un relativisme sans réserves », que Strauss qualifie de « nihiliste » et de « fanatique » (1). Ce rejet avait aussi gagné les sciences sociales aux Etats-Unis sous la forme d’un « relativisme libéral » faisant apparaître, pour prendre un exemple, l’intolérance comme une valeur égale à son contraire. Strauss déplorait cette évolution, qui trahissait un désintérêt pour les questions de justice, de raison et de pensée critique, comportant le risque de mener à des conséquences désastreuses :
Éléments d’une histoire du droit naturel : à propos de Léo Strauss, Michel Villey et Brian Tierney
Leo Strauss (06) : Lecture de " Droit naturel et Histoire "
C'est toujours un choc de voir disparaitre aussi brutalement une "figure" de la vie politique française. La mort de Philippe Seguin est pour moi un choc et une vraie tristesse. Certes, l'homme n'était pas d'un tempérament commode, et nombre de ses collaborateurs en ont bavé.

