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FAITS d'actualités

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70% des salariés se disent épuisés nerveusement par leur travail. Les réorganisations en entreprise se suivent et vont se ressembler...Chercher à améliorer le fonctionnement interne, gagner en productivité, réorganiser les fonctions supports, réduire les coûts, bref « serrer les boulons » est la priorité court terme imposée par le faible niveau d'activité, l'étroitesse des marges, la pression concurrentielle... en un mot la crise.

70% des salariés se disent épuisés nerveusement par leur travail

La rigueur budgétaire des Etats fait écho à celle des entreprises. Dans ce maelström, les salariés se sentent ballottés et anxieux. L'enquête Malakoff Médéric menée depuis 2009 avec la société d'étude Sociovision sur la qualité de vie et la santé des salariés Français témoigne d'une augmentation de ces restructurations : 31% des salariés ont vécu une réorganisation dans leur entreprise en 2012.

C'est 11 points de plus qu'en 2009. 16 % ont dû changer de poste ou de métier (soit 4 points de plus qu'en 2009). Quand les réorganisations tuent la confiance Une conciliation vie privée/vie pro de plus en plus difficile. Votre patron va pouvoir modifier votre contrat de travail. Dossier : comment survivre avec 600 € par mois en Languedoc-Roussillon. "Je ne mangerais pas le midi s’il n’y avait pas la cantine solidaire de Saint-Vincent-de-Paul ", explique Lucette.

Dossier : comment survivre avec 600 € par mois en Languedoc-Roussillon

(CHRISTOPHE FORTIN) Le Languedoc-Roussillon accumule les records de précarité et de chômage. Près de 540 000 Languedociens sont pauvres en 2013. Derrière les chiffres, des situations humaines alarmantes. Décryptage et témoignages. L’augmentation donne le vertige : entre 2008 et 2010, le nombre de personnes passées sous le seuil de pauvreté a progressé de 10 % en Languedoc-Roussillon, contre seulement 2 % au niveau national. Taux de pauvreté, 32 % de la population pour Perpignan et Béziers Un Languedocien sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. Un plan national L’Insee s’attend à ce qu’on « dépasse les 20 % » dans la région pour 2012. Le gouvernement Ayrault a promis un « choc de simplification ». En milieu rural. Allocations chômage, RSA... la vérité sur "la France des assistés". Et voilà l'"assistanat" de retour dans le débat public.

Allocations chômage, RSA... la vérité sur "la France des assistés"

Comme aucun autre, le sujet divise les Français, entre ceux qui bossent et ceux qui vivent des allocations. La dénonciation de notre Etat providence, de sa trop grande générosité mais aussi de ses ratés, de son coût et de ses profiteurs tient du sport national. Il faut dire que le contexte politique s'y prête. Avec les municipales en mars 2014, les diatribes contre ces aides qui décourageraient le travail sont des arguments de poids. Laurent Wauquiez (UMP), entre autres, parle d'un "poison mortel". A cela s'ajoute le contexte social. 1. Le travail, grand absent du scrutin européen. Dans la campagne actuelle pour les élections européennes, les divergences ne manquent pas, les débats peuvent être vifs.

Le travail, grand absent du scrutin européen

Pour bien des candidats, le travail est comme le sexe chez les puritains. On le devine partout, on ne le mentionne jamais. On préfère « causer » immigration, environnement, croissance, citoyenneté. Plus facile de décliner le mot « sécurité » à toutes les sauces… tout en acceptant la précarisation de l’emploi. Le premier ministre britannique David Cameron déclenche les hostilités contre les immigrés roumains et bulgares. Les Trente glorieuses et le « compromis social » en Europe L’actuelle Union européenne est née d’un projet politique lié au contexte des « Trente Glorieuses » [1]. Europe : « Le prix payé pour permettre aux actionnaires d’encaisser des profits est passé sous silence »

Les cours de la bourse peuvent être suivis quotidiennement.

Europe : « Le prix payé pour permettre aux actionnaires d’encaisser des profits est passé sous silence »

Les résultats financiers des entreprises sont communiqués chaque trimestre. Flexibilité et compétitivité sont instaurées en dogme. Mais la situation de celles et ceux qui créent cette richesse – les salariés – demeure quasiment invisible. Le travail à la fête.... sans l'emploi. "Fête du travail, faites des emplois" : c'est avec cet acronyme que les associations, mouvements et acteurs de l'Economie Sociale et Solidaire ont abordé l'édition 2014 du 1er mai.

Le travail à la fête.... sans l'emploi

Si le jeu de mot fait mouche en cette période de la part des acteurs citoyens mobilisés (Pacte Civique, Disco Soup, Fabrique Spinoza, Convergences, Roosevelt 2012, Ecolo Info, Ticket 4 Change, Destination ChangeMakers, OuiShare, MakeSense, Institut des Futurs Souhaitables, Groupe SOS, SNC, ADIE, Coorace, Crepi, Mission Locale de Paris, Marie de Paris, NUMA, JobIRL, Les Compagnons de la Réinvention), il sonne encore trop comme une injonction. Le précariat: « Une classe sociale en devenir » Guy Standing est professeur d’économie à l’université de Bath (Royaume-Uni) et membre fondateur du Basic Income Earth Network (Réseau pour un revenu de base universel), une organisation qui promeut un revenu citoyen pour tous.

Le précariat: « Une classe sociale en devenir »

Il a travaillé de nombreuses années à l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et est l’auteur de Précariat – la nouvelle classe dangereuse (2011) et Le travail après la mondialisation : construire une citoyenneté occupationelle (2009). La notion de précariat englobe celle de précarité et de prolétariat. Que signifie faire partie du précariat ? Le pacte de responsabilité créera-t-il vraiment des emplois ? Le « programme de stabilité » et son « pacte de responsabilité » devraient créer un demi million d’emplois, promet le gouvernement, grâce aux mesures avantageant les entreprises.

Le pacte de responsabilité créera-t-il vraiment des emplois ?

Celles-ci coûteront 30 milliards d’euros à la collectivité, soit 60 000 euros par emploi créé ! Et risquent de profondément déstabiliser les finances de la Sécurité sociale. Pour un résultat bien incertain : les précédentes mesures d’allègements de charges pour les entreprises n’ont pas enrayé la progression du chômage ni favorisé la création d’emplois stables, correctement rémunérés et durables. Les députés s’apprêtent-ils à voter un pacte d’irresponsabilité ? 60 000 euros par emploi créé dans une entreprise : c’est ce que dépensera chaque année au minimum le gouvernement avec son « programme de stabilité ».

Les baisses des cotisations sociales seront progressivement mises en œuvre d’ici le 1er janvier 2016 dans le cadre du Pacte de responsabilité et du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE).