
Zola et Paris, vision de l'époque 1900 Émile Zola était un amoureux de Paris et sans doute l’un des auteurs qui en a décrit le mieux l’évolution. Il y est né en 1840, au n°10 de la rue Saint-Joseph, dans le 2ème arrondissement, au quatrième étage d’un immeuble qui existe encore aujourd’hui ! A partir de 1865, Zola quitte sa mère et emménage avec sa compagne dans le quartier des Batignolles, à proximité du faubourg Montmartre. Cet auteur trés prolixe sur Paris nous donne suffisamment de détail dans ses romans pour entrevoir ce qu’était Paris dans les années 1860-1900 en tant que ville mais également en tant que société. Voici donc sa vision d’un Paris souvent marqué par les nombreuses transformations d’Haussmann et l’évolution du peuple de Paris. Dans la Curée, on découvre les transformations haussmanniennes. Avec la creusée des grands boulevards, si souvent évoquées dans la Curée, ce sont des rues, des quartiers entiers qui disparaissent, engloutis par les spéculateurs. » C’est bête ces grandes villes !
Visite du réservoir de Montsouris, Possible ? A proximité du parc Montsouris, une butte rectangulaire et couverte de pelouse se dresse. Il s’agit du réservoir de Montsouris l’un des cinq plus importants réservoirs d’eau de Paris qui représente 20% des ressources en eau potable de la capitale ! A sa construction, de 1868 à 1873, ce fut même le plus grand réservoir au monde avec ses 235 mètres de long sur 135 de large et ses murs de 2 mètres d’épaisseur. A l’origine, ces réservoirs avaient pour vocation de remplacer l’alimentation en eau des Parisiens, en provenance de la Seine, de plus en plus impropres à la consommation. Sous cette butte quelconque, se cache donc un inestimable trésor : une véritable cathédrale d’eau souterraine composée de 1800 arches de pierres directement taillées dans les carrières du 14ème . Une fois par an le réservoir de Montsouris est vidé pour être entretenu et désinfecté ! Comme pour les vins, il existe des crus d’eau millésimés comme par exemple le clos Loing-Lumain ou le château Vanne-Voulzie !
La commune de Paris 1871 A Paris, la commune de 1871 Retrouver les traces de la Commune de Paris dans les rues de la capitale peut être une passionnante randonnée ! Il est préférable cependant de connaître, de situer ce moment de l’histoire où le peuple de Paris prit le pouvoir. Il faut donc se souvenir de la guerre que Napoléon III déclare aux Prussiens en 1870. Le premier jour de la commune Le 18 mars au petit matin les troupes de Thiers montent sur la butte Montmartre où les parisiens, par précaution, ont rassemblé un grand nombre de leurs canons. Le général Thomas responsable de la répression de 1848, que les parisiens ont reconnu rodant au bas de la butte, et le général Lecomte sont fusillés par leurs propres troupes encouragées par la foule. Mise en place de la Commune La volonté d’une commune déjà revendiquée par les parisiens sous l’Empire, se met en place. Les 88 élus de la Commune, issus souvent des milieux ouvriers de la capitale, s’organisent. Les clubs nombreux avant la commune se développent.
La cour des miracles à Paris On se représente aujourd’hui l’expression « cour des miracles » comme un lieu unique à Paris ayant été mise en lumière par Victor Hugo, dans son roman Notre Dame de Paris. Il y décrivait la cour des miracles comme un Pandémonium, une véritable « verrue à la face de Paris ». En réalité le terme de cour des miracles dépasse le cadre de Paris puisque chaque ville en possédait une ou plusieurs. À l’origine la cour des miracles représentait une zone de non droit regroupant les reclus de la société du Moyen Âge. On trouvait donc prostituées, voleurs, vieillards, mendiants, infirmes, le tout formant un bel opéra d’hystérie collective. Les gens de l’époque évitaient donc de s’y aventurer et ces lieux perturbaient gravement la vie à Paris. La signification de cour des miracles provient du fait qu’une fois la nuit tombée ce beau monde disparaissait comme par magie. Ancienne Cour des Miracles rue des Forges « Le pauvre poète jeta les yeux autour de lui. Les Mendiants – Pierre Brueghel
Endroits disparus de Paris ! Aujourd’hui nous passons en revue quelques endroits de Paris qui ont disparu et pour lesquels les clichés Avant/Après prennent tout leur sens. La liste des endroits de Paris qui ont disparu ou beaucoup changé est longue. On vous propose donc un petit voyage dans le temps ! L’esplanade des invalides Là où aujourd’hui il y a les pelouses, il y avait des bâtiments extraordinaires voire exotiques construits en dur mais prévus juste pour une année. La galerie des machines La galerie des Mahines, vue depuis l’avenue de la Motte-Picquet. Un monument énorme pour l’exposition universelle de 1889. Le puit artésien de la place de Breteuil La tour a disparu en 1903, remplacée en 1904 par la statue de Pasteur Un puit qui a fonctionné pendant quelques années jusqu’à ce que la source se soit tarie. La fontaine de Saint Germain La fontaine Saint Germain à son ancien et nouvel emplacement Parfois il n’est pas facile de savoir quel type de cliché faire quand le monument existe toujours, mais a été déplacé.
Les secrets de la tour Saint-Jacques Vous passez souvent devant, mais vous ne vous êtes jamais demandé ce que faisait là cette Tour Saint Jacques un peu perdue au milieu des boutiques de la rue de Rivoli ? Nous vous proposons de découvrir l’histoire et les secrets de cette belle curiosité bien connue des Parisiens. En fait, cette tour construite au 16ème siècle était le clocher d’une église détruite à la Révolution : Saint Jacques de la Boucherie. De la boucherie parce qu’elle était située dans la zone de la corporation des bouchers. Et dédiée à Saint Jacques (une statue du saint la domine) car elle était située sur le chemin de pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle. La légende raconte que la Tour Saint Jacques aurait été sauvée de la destruction lors de la Révolution car Blaise Pascal y aurait réalisé des expériences sur la pesanteur depuis le toit. Depuis 1965, elle est redevenue le point de départ de la route vers Saint Jacques de Compostelle pour de nombreux pèlerins.
La tour Jean Sans Peur porte mal son nom… Située sur la très animée rue Etienne Marcel, la tour Jean-sans-Peur est l’un des plus beau témoignage du Paris médiéval. On ne s’attend pas à trouver, caché au milieu d’ immeubles haussmanniens, un donjon médiéval dont l’architecture emprunte immédiatement à la Bourgogne. Construite au 15ème siècle (entre 1409 et 1411) à la demande de Jean de Bourgogne, cette tour de fortification avait pour première vocation de le protéger d’éventuelles représailles suite à l’assassinat de son cousin (accessoirement le frère du roi Charles VI) qu’il avait commandité. Jean de Bourgogne qui s’était lui-même surnommé Jean Sans Peur, n’était donc pas vraiment sans crainte. La tour était remplie d’inventions pour tromper d’éventuels assaillants. Son cousin supprimé et Charles VI devenu fou, Jean devint l’un des hommes les plus puissants du Royaume. Sa peur d’être tué était légitime puisqu’il finira assassiné en 1419 par des conseillers du dauphin (le futur Charles VII), lors d’une entrevue avec celui-ci !
Paris avant : les années 1900 à 1960 La suite de notre dossier sur le Paris d’avant ! Nous vous avions proposé un article sur le Paris d’avant 1900 et bien voici la suite. Cette fois ci, nous vous proposons un voyage dans les années allant de 1910 jusqu’au Paris des années 1960. Nous traverserons la grande crue de 1910, les deux guerres mondiales en passant par l’arrivée des premiers bikinis, du café de Flore ou encore du rock à Paris ! Comment était Paris avant ? et bien voici la réponse en photos ! Les inondations de Paris en 1910 © Frères Séeberger Les poilus en 1916 dans le Grand Palais transformé en hôpital de guerre © Metropolitan Museum of Art Paris 31 juillet 1917 – Une matelassière quai de la Tournelle Eglise Saint Julien le Pauvre en 1917 Abattoirs de Vaugirard vers 1916 © BHdV / Roger-Viollet Biplace au Champ-de-Mars en 1922 © Jacques Boyer / Roger-Viollet Les premières parisiennes à porter des pantalons, Place de la Concorde en 1933 © Keystone-France / Gamma-Rapho Paris en hiver 1941 Rue du Cloître Notre-Dame
Une guillotine à Paris Rue de la Croix Faubin dans le 11ème, au niveau du passage piéton, 5 dalles encore visibles sont les rares vestiges d’une guillotine à Paris. Elle était placée devant l’ancienne prison de la Grande Roquette détruite à la fin du 19ème siècle. Les exécutions avaient lieu tard dans la nuit, face à la prison, et devant à chaque fois une foule de spectateurs. Ces dalles permettaient tout simplement de caler la guillotine pour assurer son bon fonctionnement, la stabilité assurant une glisse parfaite de la lame jusqu’à la nuque du condamné. Une trace vraiment insolite de la présence d’une guillotine à Paris, que l’on vous conseille d’aller voir car c’est un magnifique témoignage de l’Histoire de Paris. Au-delà de la prison de la Grande Roquette, d’autres lieux à Paris accueillirent la guillotine: la place de la Concorde évidemment (appelée place de la Révolution au 18ème siècle), la place de la Grève (devant l’actuel Hôtel de Ville de Paris) ou bien encore l’actuelle place Saint Jacques.
Les légendes et mythes de Paris Les légendes de Paris ! À eux seuls, ces mots fascinent et font frémir. Ils fleurent le mystère, le secret et le fantasme. Fréquemment recyclées et déformées par l’histoire, elles sont cependant arrivées jusqu’à nous et font même le beurre de certains éditeurs. Découvrez la face cachée de Paris en 11 légendes ! 1. A la fin du 14ème siècle, les pâtés d’un maître pâtissier de l’Île de la Cité comptaient parmi les plus réputés de la capitale. 2. On connait tous la légende du fantôme de l’Opéra Garnier. 3. “Je ne servirai pas !” 4. Le Lapin Agile, le doyen des cabarets. 5. Dimanche 16 mai 1937, 18h30. 6. Les égoutiers de Paris sont habitués à croiser des rats dans les égouts de Paris. 7. Saviez-vous qu’il Il existe des stations que l’on nomme “stations fantômes” ? 8. Si les Parisiens savent que leur ville est un gruyère, beaucoup préfèrent l’occulter. 9. Joli légende que celle du ferronnier Biscornet, chargé de la conception des arabesques des portes latérales de Notre Dame au 13ème siècle.