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Mode et picetou

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Le phénomène qu’on n’avait pas vu venir : les combis pour hommes. Demain, elles seront peut-être partout.

Le phénomène qu’on n’avait pas vu venir : les combis pour hommes

Le sac qui en met plein le dos. Les gants longs ou le ridicule à portée de main. [La chronique de Carine Bizet] Cette semaine, notre chroniqueuse à la plume acérée s’amuse du retour des gants longs, certes chics, mais si difficiles à enfiler comme à ôter.

Les gants longs ou le ridicule à portée de main

Parfois, la mode semble raisonnable, prête à concilier glamour et sens pratique. C’est le plus souvent un leurre, comme lorsqu’elle réhabilite les gants longs, en cuir souple. Le mythe de Gilda est tenace, malgré les embûches semées par ces accessoires. Il s’agit, déjà, de les enfiler. Ce qui peut paraître simple, sauf qu’ils sont trop serrés pour passer par-dessus les manches d’un manteau : il faut donc les mettre avant. Même obstacle avec de nombreux pulls d’hiver.

Le supplice du retrait C’est à ce moment-là que l’on se souvient, enfin, de ce cardigan assez fin pour tenir à l’intérieur du gant. Le reste de la journée, il s’agira de soutenir le regard interloqué de son voisin d’ordinateur qui nous a surprise au milieu de cet effeuillage bestial, loin de la sensualité de Rita Hayworth. Dans les mailles des bas résille.

[La chronique de Carine Bizet] Cette semaine, notre chroniqueuse à la plume acérée pointe du doigt les démêlés que cause le port de ce collant à trous.

Dans les mailles des bas résille

La grande machine à recycler qu’est la mode est parfois cruelle : pourquoi s’acharne-t-elle à donner une nouvelle chance aux collants résille ? Certes, ils sont censés incarner une forme de séduction mi-rétro, mi-sulfureuse, largement entretenue par le cinéma. Mais cette aura ne survit pas à sa transposition dans la vie courante. Choisir correctement ces bas est déjà un casse-tête. Trop grands, on dirait un vieux filet à provisions, ou de pêche, qui gondole mollement et tristement. Ça gratte et ça brûle Et puis, ces collants rappellent leur présence à chaque instant de la journée. Lire aussi : Signes extérieurs de snobisme. Un look bien mal emmanché. [La chronique de Carine Bizet] Cette semaine, notre chroniqueuse à la plume acérée s’attaque aux maxi-manches, pas pratiques du tout et, surtout, fort peu élégantes.

Un look bien mal emmanché

Capricieuse, la mode alterne courts et longs-métrages avec la concentration d’une girouette prise dans une bourrasque. Après les variations sur le « crop-top », rogné haut sur les côtes, elle passe désormais au volume maxi. Prise d’une envie irrépressible d’imiter les ados cool et les jeunes marques tout aussi cool, la tendance tente d’imposer la manche de pull extralongue.

Premier constat : ce qui va à un ado affaissé et indolent ne convient pas forcément à un adulte fonctionnel à la colonne vertébrale droite. La « grande personne » en maxi-manches ressemble à un manchot empereur qui viendrait de découvrir que ses ailes sont dotées de pouces opposables (constamment pris dans l’ourlet de la manche). Lemonde.fr. Bonjour, et bienvenue sur Le Monde.fr Pour permettre à nos 400 journalistes de vous apporter chaque jour une information de qualité, fiable, variée, et pour pouvoir continuer à vous proposer des services innovants et performants, nous devons pouvoir compter sur les revenus de la publicité.

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Rendus vulnérables par la diffusion immédiate de leurs collections sur les réseaux sociaux, les designers pâtissent du faible niveau de protection légale de leurs créations, en particulier aux Etats-Unis.

La mode, tant copiée et si peu protégée

Dans la plupart des pays du monde, la mode est le domaine où le droit à la propriété intellectuelle est le moins harmonisé. Si les noms des designers et leurs logos sont presque universellement couverts par le droit des marques, les objets physiques, comme les vêtements et accessoires qu’ils créent, ne bénéficient souvent d’aucune protection. En France, le droit d’auteur protège les secteurs de la mode de la même façon qu’il le fait pour les autres domaines artistiques.

La plupart des pays européens, le Japon ou encore l’Inde garantissent également un niveau de protection significatif pour les nouvelles créations. Aux Etats-Unis en revanche, les marques sont peu protégées. Fini le temps des copies autorisées Les créateurs indépendants fragilisés. La femme bi-goût. [Chronique] Au printemps, le duo Terracotta-cou blanc fait des ravages.

La femme bi-goût

Le printemps a des effets très contrastés sur le look. Il encourage certaines apprenties coloristes à se passer le visage à la Terracotta, en soulignant bien le contour de la mâchoire mais en laissant au cou sa pâleur naturelle. Ce duo façon Malabar bi-goût ou dessert chantilly-abricot traduit en couleurs une forme de schizophrénie saisonnière. La tête dit : « Vive la terrasse, le café au soleil, la RTT sauvage ! », tandis que le cou rétorque : « Rends-moi mon col roulé, c’est l’heure d’aller au bureau. » Eh oui, quand le cou a davantage de bon sens que la tête, il faut s’inquiéter. Cette dichotomie anatomique relève au fond – du teint – de la comédie des beaux jours. Casimir ou Donald Trump Au duo Terracotta-cou blanc s’ajoute parfois un arôme vanille-monoï pour réchauffer une minijupe (NB : la fille bi-goût a tendance à faire de la gym tout l’hiver en prévision de cette période).

Sapés comme jamais au boulot. [Chronique] « Whaou, trop cool tes Cortez !

Sapés comme jamais au boulot

», « Whhhhaaaa l’autre, il a un pull Celio ! » ou comment les mecs se comportent en perpétuel retour de Fashion Week. Avant, c’est-à-dire quand le monde se conformait beaucoup plus radicalement aux stéréotypes de genre, la vie de bureau se divisait en deux camps distincts : dans la fumée des Marlboro, les mecs évoquaient les résultats sportifs du week-end (« Eh, t’as vu le but de Chris Waddle ? ») en prenant des poses de torero, alors que les filles discutaient mode en grignotant quelques financiers (« Génial ton haut, on dirait celui de Kathleen Turner dans A la poursuite du diamant vert ! »). Aujourd’hui, c’est peu dire que les choses ont changé. Les pires modasses de bureau L’égalité des sexes étant ce qu’elle est, le corollaire le plus notable de cette hybridation comportementale est que les mecs sont devenus les pires modasses de bureau, se comportant comme s’ils étaient en perpétuel retour de Fashion Week. « Whaou, trop cool tes Cortez !

Un concours pour réinventer la robe d’avocat. Recevez nos newsletters : Elle n’a pas changé depuis 1810 !

Un concours pour réinventer la robe d’avocat

Le barreau de Marseille propose aux étudiants de dessiner un nouveau costume professionnel pour les avocats. Elle est noire, avec un col blanc, et c’est la même depuis... 1810. La robe d’avocat, rendue obligatoire par la loi 71-1130 du 31 décembre 1971, doit se réinventer, juge le barreau de Marseille, qui a lancé un concours d’un nouveau genre. En partenariat avec le master des métiers de la mode et du textile (Aix Marseille Université), il a proposé aux étudiants de France métropolitaine d’imaginer une nouvelle Robe.