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Management démocratique....

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"Salariés et bénévoles ne peuvent être managés de la même manière" Tout dirigeant d'une association, ayant eu préalablement des fonctions similaires dans les entreprises marchandes, dira qu'à taille équivalente du nombre de salariés, une association est beaucoup plus complexe à diriger.

"Salariés et bénévoles ne peuvent être managés de la même manière"

Cette difficulté concerne les près de 70 000 associations qui ont plusieurs salariés -40 000 associations comprennent entre 2 et 9 salariés, 20 000 entre 10 et 49 et 6000 ont plus de 50 salariés). Dans la plupart de ces cas, le dirigeant doit gérer un double "management": celui des salariés et celui des membres actifs. Les premiers sont rémunérés et liés par un contrat de travail. Les seconds sont bénévoles et liés par un contrat moral. Les deux sont, bien entendu, complémentaires mais ne peuvent être "managés" de la même manière. Salarié et bénévole: une différence, le contrat de travail Le salarié, recruté sur la base de compétences pour lesquelles on le rémunère, doit répondre à un certain nombre d'objectifs dans un cadre contractuel.

Samse, la société grenobloise qui a développé une forme de capitalisme populaire. La très discrète société grenobloise Samse (« les hommes en bleu », entrepôts « Boîte à outils ») a développé un modèle économique parfaitement original. Ce n'est pas une SCOP, pourtant cette société cotée en Bourse est possédée majoritairement par son personnel : 4 000 des 5 000 salariés sont actionnaires. L'ambiance sociale y est au beau fixe et l'attachement du personnel à son entreprise très fort.

Ce qui permet à Samse de croître rapidement en attirant vers elle des sociétés régionales en mauvaise santé rachetées à prix bas qu'elle se fait fort de remettre sur pied, ce qu'elle réussit fort bien d'ordinaire... JDN : L'holacratie : et si on se passait des chefs ? Briser la logique pyramidale pour établir un modèle égalitaire : c'est le pari de l'holacratie.

JDN : L'holacratie : et si on se passait des chefs ?

Avec à la clé, la promesse d'une organisation efficace et d'un meilleur engagement. Les start-up n'ont généralement pas froid aux yeux. Chez Gore-Tex, chaque salarié est son propre manager - 3. Dans l’art de la torture, Yannis est une référence qui inspire le respect à ses pairs.

Chez Gore-Tex, chaque salarié est son propre manager - 3

Et quand on voit le gaillard à l’œuvre, on comprend mieux pourquoi. Les traits tendus, le geste sûr, il arrache sa victime aux entrailles d’une machine bruyante qui l’a éreintée pendant des heures pour lui faire subir l’épreuve de la «rain tower» (la tour de la pluie). «C’est un peu le moment de vérité, ça passe ou ça casse», explique Yannis avec un petit sourire en coin. C’est passé : elle s’en est sortie. Favi, l’usine qui tourne sans chefs. Posée comme un ovni au milieu des champs, à Hallencourt, commune coincée entre Amiens et la baie de Somme, l’usine Favi – Fonderie et ateliers du Vimeu – tourne sans discontinuer au rythme des trois huit.

Favi, l’usine qui tourne sans chefs

Il est 13 heures pile : le moment précis où l’équipe de l’après-midi doit, comme chaque jour, prendre le relais. En fait, dans le grand hangar éclairé aux néons, tous les opérateurs sont déjà en place, installés devant leurs machines depuis cinq bonnes minutes. «Ça a commencé avec le retrait des pointeuses, explique l’un d’eux. Quand il y en avait, tout le monde faisait la queue et on commençait plus tard.» Bienvenue chez Favi, la PME qui laisse ses ouvriers se débrouiller tout seuls. “L’homme est bon.” Embauché en 1984 comme dessinateur industriel, ce fidèle poursuit l’œuvre de son prédécesseur et mentor, Jean-François Zobrist. La philosophie Favi s’applique évidemment au-delà de ces symboles. Poult : le management démocratique existe.

Le groupe toulousain Poult est aujourd’hui le deuxième vendeur de biscuits en France, derrière LU.

Poult : le management démocratique existe

Si la marque ne vous est pas aussi familière, c’est que Poult fabrique des produits affichant la griffe du distributeur. En fait, ses cinq usines et ses huit cents employés fournissent quasiment toutes les chaînes de supermarchés et d’hypermarchés de l’Hexagone. Jérôme Introvigne (@oimoci), ancien directeur de l’innovation, a remplacé au pied levé Carlos Verkaeren, PDG de la société, sur la scène de Lift France. Il n’aurait logiquement pas dû être à Lift pour nous présenter cette dernière, puisqu’il l’a quittée la semaine précédente pour monter sa start-up, Skiller, une plateforme collaborative de partage de compétence professionnelle !

Mais il reste cependant suffisamment enthousiaste à l’égard de son ancien employeur pour le représenter. Image : Jérôme Introvigne sur la scène de Lift France. Mais comment passer à la pratique ? Rémi Sussan Signaler ce contenu comme inapproprié. Supprimer les chefs dans l'entreprise et distribuer le pouvoir, ça marche ! Et si les managers étaient voués à disparaître ?

Supprimer les chefs dans l'entreprise et distribuer le pouvoir, ça marche !

Prônant l'auto-organisation et une redistribution permanente des responsabilités, l'holacratie veut en finir avec la hiérarchie et les statuts. Les start-up adorent, mais les grands groupes se font tirer l'oreille.