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Réflexions sur la pédagogie

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Qu’est-ce que la différenciation pédagogique? - Formapro - Autoformation. La mémorisation en classe: un fâcheux oubli. La mémorisation est le parent pauvre des activités réalisées en classe. Dommage ! Car la phase de mémorisation initiale massée est déterminante pour toute la suite de la rétention. L’enseignant peut : . Ménager des pauses de mémorisation en classe, brèves mais efficaces . Utiliser pour cela des outils numériques facile d’emploi et souvent ludiques . . . Rappel des principes de base de la mémorisation Essentiels à connaître pour l’acquisition des éléments indispensables à la compréhension, la communication orale et écrite, la rigueur des savoirs, le traitement des tâches. Il est capital et urgent d’intégrer des pratiques adaptées au fonctionnement naturel du cerveau: Plusieurs reprises indispensables, expansées temporellement, des éléments sémantiques essentiels Les éléments sémantiques sont rarement acquis définitivement.

Il est assez singulier d’observer que les activités de mémorisation, si fondamentales pour l’efficacité de l’apprentissage, ne s’effectuent jamais (trop rarement) en classe. Quelle stratégie pour les militants pédgogiques ? Cliquer ici pour avoir le texte en PDF cliquer ici pour écouter la conférence Je suis très touché de l’invitation qui m’a été faite de venir travailler avec vous. J’en suis très heureux car je ressens, de plus en plus, le besoin de faire vivre nos solidarités fondatrices. En ces temps où nous avons parfois le sentiment d’être seuls et de « ramer à contre courant », il est, plus que jamais, nécessaire de refaire vivre nos liens à la fois historiques et conjoncturels. Je vais tenter de vous parler avec une sincérité dans le propos qui choquera sans doute certains, qui sera peut-être perçue par d’autres comme de la provocation… mais je crois que les militants pédagogiques que nous sommes sont assignés aujourd’hui à la lucidité et je voudrais, modestement, tenter de contribuer à la réflexion commune.

Contrairement à ce que pensent certains de nos amis, je ne suis pas de ceux qui pensent que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, celui de l’Education nationale par exemple. Viser plus haut : Bloom et Vygotski dans la classe. Contre l'idéologie de la compétence, l'éducation doit apprendre à penser. Dans quelle mesure l'évolution de nos sociétés ébranle-t-elle les conditions de possibilité de l'entreprise éducative ?

Marcel Gauchet : Nous sommes en proie à une erreur de diagnostic : on demande à l'école de résoudre par des moyens pédagogiques des problèmes civilisationnels résultant du mouvement même de nos sociétés, et on s'étonne qu'elle n'y parvienne pas... Quelles sont ces transformations collectives qui aujourd'hui posent à la tâche éducative des défis entièrement nouveaux ?

Ils concernent au moins quatre fronts : les rapports entre la famille et l'école, le sens des savoirs, le statut de l'autorité, la place de l'école dans la société. A priori, famille et école ont la même visée d'élever les enfants : la famille éduque, l'école instruit, disait-on jadis. En pratique, les choses sont devenues bien plus compliquées.

Aujourd'hui, la famille tend à se défausser sur l'école, censée à la fois éduquer et instruire. P. M. L'idée d'humanité s'est dissociée de l'idée de culture. M. P. Conseils de (vieux) prof... “Ne soyons pas trop généreux de conseils ; gardons-en pour nous-mêmes.” John Locke Il y a toujours beaucoup de prétention à s’ériger en donneur de conseils. D’abord parce que le “conseilleur” n’est pas forcément lui même un modèle ni un exemple et peut avoir du mal quelquefois à appliquer ses propres conseils... Et puis ensuite parce qu’il n’y a pas une seule manière de faire et que toutes les situations sont particulières. Même s’il y a quand même des invariants, il faut que chacun puisse trouver son style. Tout ne se joue pas lors de la première heure ! L’autorité ça s’apprend et ça se construit : une autre fausse évidence souvent entendue est celle sur l’ “autorité naturelle”.

Dire ce que l’on va faire, faire ce que l’on a dit : ce qui importe pour un enseignant (et au final pour tout adulte) c’est d’être cohérent et prévisible. Cela veut dire aussi qu’il ne faut pas annoncer et promettre des choses qu’on ne peut pas tenir. Donner des repères va dans le même sens. Nouveaux savoirs, vieilles disciplines : Quel aggiornamento ? Les élèves français apprennent-ils ce qui leur est utile ? Pas toujours. Apprennent-ils de vrais savoirs scientifiques ? Pas sur. Sont-ils préparés à devenir des citoyens actifs et utiles à leur communauté ? Pas tous. C'est ce constat que dressent Agnès Florin et Roger-François Gauthier dans une nouvelle étude publiée par Terra Nova.

Ils invitent à repenser les savoirs enseignés et à sortir d'un ordre disciplinaire figé depuis plus d'un siècle. Il y a de l'impatience dans la nouvelle étude publiée par Agnès Florin et Roger-François Gauthier sur le site de Terra Nova. Pourquoi changer les savoirs enseignés ? " Le temps presse. Pour eux, de nombreuses raisons appellent à revoir les enseignements actuels. Des besoins ignorés Au final c'est à un véritable aggiornamento des curricula qu'ils appellent. Donner aux élèves la possibilité de choisir Parmi les préconisations, les auteurs veulent donner aux élèves de choisir des savoirs, ce qui est le cas dans la plupart des pays au niveau lycée.

Enseigner plus explicitement : l'essentiel en quatre pages. Ce que dit le prescrit Le référentiel de l'Éducation prioritaire (« enseigner plus explicitement les compétences que l’école requiert pour assurer la maitrise du socle commun »), comme les programmes 2015 des cycles 2, 3 et 4, avec de nombreuses occurrences du terme «explicite», s’accordent sur la nécessité « d’enseigner plus explicitement ». Nombre de modalités sont recommandées au fil des pages : expliciter des techniques, des pratiques, des attentes, des règles, des stratégies, des démarches, des savoir-faire, des implicites dans la compréhension des textes, des connaissances préalables aux apprentissages...

Autant d’ambitions à confronter aux contraintes des situations de classe… Mais quelle en est la genèse conceptuelle ? Des cadres théoriques différents Depuis quelques années, le vocable « pédagogie explicite » est utilisé par plusieurs courants de recherche au risque de malentendus : Les savoirs scolaires ne sont pas une somme de connaissances à accumuler dans la tête des élèves.

Mael Virat : Faut-il aimer les élèves ? "Monsieur, vous m'aimez pas". Mais faut-il marquer de l'affection aux élèves ? La tradition de l'école française serait à priori de dire non. Mael Virat n'est pas d'accord. Docteur en sciences de l’éducation, la polyvalence de son cursus universitaire en biologie, psychologie, philosophie, neuropsychologie et bien sur sciences de l’éducation, l’a conduit à orienter ses recherches sur la relation affective enseignant-élève. Et à lever le tabou : " il existe des centaines d’études, en psychologie de l’éducation, qui ont montré les nombreux effets positifs du lien affectif enseignant-élève". Il existe une controverse au sujet de la dimension affective dans les métiers de l’éducation. Parler d’un tabou est tout à fait approprié. Il y a donc vraiment un malaise quand on parle des « sentiments » à l’école… Une première explication vient de la place absurde que tient encore aujourd’hui la controverse instruction / éducation à l’école et dans les débats de société.

La thèse de M Virat. Cela sert-il à quelque chose d'avoir un bon enseignant ? L'enseignant est-il seul responsable des vies réussies de ses élèves ? Votre instit de CP est-il responsable de votre chômage ? C'est le paradoxe de "l'effet maitre" qu'a tenté d'imposer le colloque " La cognition du maître " organisé par le Groupe Compas avec le soutien de l'ENS, de Paris Sorbonne et du CNRS. Pascal Bressoux, Marc Gurgand, Francesco Avvisati ont fait le tour d'une notion qui semble banale mais qui pose de sérieux problèmes : le bon maître... Cela sert-il à quelque chose d'avoir un bon enseignant ? Seulement un quart de bons maitres.. Pascal Bressoux , université de Grenoble, tente ainsi d'évaluer la part du niveau de départ, de l'origine sociale dans les acquisitions des écoliers de ce2 à cm2.

Cela lui permet de chercher les critères du bon maitre. Peut-on alors rechercher l'efficacité de chaque enseignant ? Les bons maitres vous font gagner plus Marc Gurgand, Ecole d'économie de Paris, se demande ce qu'on peut faire de cet effet maitre. François Jarraud Choukri Ben Ayed. Trembl@y #5 : la classe inversée en débat (with images) · speigne. Un enseignement efficace ? | Le blog de Guillaume Caron. Qu'est-ce qu'un bon prof ?

C’est au début du mois de juillet 2010, qu’une journaliste (du Pèlerin magazine) me contacte pour réaliser une interview. Sans jouer les blasés, c’est quelque chose d’assez fréquent et auquel je me plie bien volontiers bien que, à chaque fois, j’ai l’impression de ne pas avoir grand chose d’original à dire. Le sujet ?

“Qu’est-ce qu’un bon prof ?”. Même si, comme tous les enseignants, j’ai été amené déjà à réfléchir à cette question (depuis 30 ans…) et que mes fonctions de formateur m’ont fait approfondir le sujet, cette question là n’est pas facile. Car, finalement, elle vous oblige à vous dévoiler et à parler beaucoup de soi et des raisons pour lesquelles on est devenu prof. Et sans forcément considérer qu’on est soi-même (toujours ? Tout le temps ?) J’essaierai donc d’abord de donner quelques idées qui me tiennent à cœur même si elles ne prétendent pas faire le tour de la question.

Etre cohérent Etre bienveillant La bienveillance c’est aussi un devoir d’empathie. Faire le deuil. Effet maître noel-vol.28-4.pdf. Quand l’école trouve ses élèves trop scolaires. (Crédit Damien Meyer / AFP) Le Conseil des maîtres touchait à sa fin, hier, quand Anne a pris la parole pour nous présenter le « mathathlon », une initiative académique à laquelle sa classe a participé cette année. Il s’agit d’une sorte de concours de résolution de problèmes mathématiques, où chaque élève apporte une partie des points que la classe doit atteindre.

Une expérience intéressante à maints égards, d’après Anne : - les problèmes sont assez différents de ceux qu’on donne habituellement aux élèves ; - globalement, ça a été dur au début, pour l’ensemble des élèves, Anne nous a dit sans ambages : « chers collègues, nos élèves ne sont pas bons ! » ; - surprise, ce ne sont pas forcément les élèves qu’elle attendait qui ont été en réussite : beaucoup de bons élèves, notamment, se sont montrés démunis, déboussolés : « ils sont trop scolaires et manquent de persévérance », a conclu Anne. Form(at)er les esprits « Nos élèves ne sont pas bons ! « Nos élèves ne sont pas bons ! Df. L'apport de la psychologie en éducation : 20 principes inspirants. La American Psychological Association (APA) a publié un rapport dans le cadre de la Coalition for Psychology in Schools and Education s’intitulant Top 20 Principles from Psychologie for PreK-13 Teaching and Learning.

Les enseignants et le personnel de soutien gravitant autour des élèves pourront s’inspirer des 20 principes présentés dans ce document. Répartis en 5 rubriques, ces principes relevant de la psychologie et du développement répondent à des questionnements fréquents des enseignants. Dans le rapport, chacun des principes est décrit et sa pertinence en salle de classe est discutée. Les données scientifiques desquelles ils s’inspirent sont également fournies. En voici la liste : Comment les élèves pensent-ils et apprennent-ils? Qu’est-ce qui motive les élèves? Quels sont les contextes qui favorisent l’apprentissage? Quel aménagement de classe est le plus propice?

Comment documenter les progrès des élèves? [Consulter le rapport] Jared Cherup. Pédagogie Active | Manifeste pour une pédagogie renouvelée, active et contemporaine. Les Pédagogistes et ministres destructeurs de la culture d’autrefois. Quel est le pédagogiste fou (pour parler comme Le Point) qui a écrit cela :« Oui, vous avez compris qu’il faut dans les programmes réduire la part des matières qui y tiennent une place excessive; vous avez compris qu’aux anciens procédés, qui consument tant de temps en vain, à la vieille méthode grammaticale, à la dictée – à l’abus de la dictée, – il faut substituer un enseignement plus libre, plus vivant et plus substantiel. » Quel est ce laxiste qui ne met pas au premier plan la rigueur de la langue dans l’enseignement à l’école primaire en affirmant : « il vaut mieux être capable d’écrire une lettre, de rédiger un récit, de faire n’importe quelle composition française, dût-on même la semer de quelques fautes d’orthographe. » Quel est cet idéologue pédagogo qui finalement préfère une école qui distrait, où on s’amuse plutôt que l’austère lire-écrire-compter qui demande des efforts mais qui est préalable à tout, essentiel, à travers cette déclaration :

Pédago... « Dans les époques paisibles, haïssant pour le plaisir de haïr, il nous faut chercher des ennemis qui nous agréent; souci délicieux que nous épargnent les époques mouvementées. » Cioran. “Syllogismes de l'amertume” 1952 « Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde. » Albert Camus “Les pédagogistes fous” (Une du Point de cette semaine), “Les nouvelles perles de la novlangue pédagogiste” (Le Figaro du 16 avril 2015), “Réforme du collège : les délires pédagogistes” (Sophie Coignard, Le Point du 20 avril 2015), “Ubu, roi des « pédagogistes » ?” (Sophie Roquelle L’Opinion le 15 avril 2015), “Triomphe du pédagogisme” (Alain Nabat Les Échos le 24 avril 2015), sans compter la Une de Marianne de la semaine dernière qui titre sur “le massacre des innocents” et le “mépris des savoirs” et ne cesse d’utiliser l’expression dans son dossier. Le mot “pédagogisme” jusque là utilisé avec prudence semble aujourd’hui être passé dans le vocabulaire courant.

Pédago... gistes ? Péda... Des "républicains, ou plutôt de ''tristes sires''? Juste avant de se donner un autre nom ( ''Les républicains''), les barons d'Ancien Régime de l'UMP ont lancé une pétition pour réclamer le « retrait de la réforme du collège », au nom des principes fondateurs de l'Ecole républicaine qu'ils ignorent en réalité avec la superbe que les caractérise. « Derrière les mots, il y a toujours la même vieille idée du pédagogisme qui a tant échoué: l’élève construit son propre savoir, l’élève doit valider des compétences et non acquérir des savoirs fondamentaux […]. Nous pensons, à la différence du projet de Mme Vallaud Belkacem, que le meilleur tremplin vers la citoyenneté, c’est d’abord savoir lire, écrire et compter, connaître son pays et son histoire.

En oubliant les principes républicains qui fondent notre école, le projet de la ministre ne peut être qu’un échec »'' Lire, écrire, compter'' : une devise républicaine ? « Pédagogisme'', ''transmission des règles », « ennui » ? « Alors, encore un effort pour être républicains » ! Philippe Meirieu : Entre « sociologisme » et « autoritarisme », la pédagogie travaille à l’émergence de la liberté.

Dans un entretien accordé à France Inter le 10 avril au matin pour assurer la promotion de son nouvel ouvrage « Malaise dans l’inculture » (éditions Grasset), Philippe Val, au parcours médiatique et politique tumultueux, s’en est pris longuement à la « sociologie ». Malgré quelques réserves a posteriori suggérées par le présentateur Philippe Cohen, il a stigmatisé « les sociologues » qu’il considère comme l’incarnation par excellence du « politiquement correct » : en effet, ces derniers, embourbés dans une conception « bourdivine » ou « bourdieusarde » de la société, contribueraient très largement à déresponsabiliser les individus, à saper toute forme d’autorité en présentant systématiquement les coupables comme des victimes et auraient entrainé « la gauche » vers un laxisme généralisé dont nous paierions aujourd’hui les conséquences au prix fort… La vulgate sociologiste La vulgate du libre-arbitre Contre les postures dogmatiques, la démarche pédagogique Philippe Meirieu.