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Inégalités homme/femme

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Comment imposer le partage. Partie précédente Nous voici donc revenues à la case “ départ ”.

Comment imposer le partage

Il y a quelque chose d’effrayant à prendre à bras le corps la question du partage des tâches. D’abord parce que l’on ne sait pas par où commencer, comment saisir cette inégalité glissante qui appartient au domaine du “ privé ” et à propos de laquelle on ne peut pas légiférer – ou le pourrait-on si on le voulait ? Au bénéfice du capitalisme... ou des hommes. Nous reproduisons ce texte avec l’amicale autorisation de la revue Nouvelles questions féministes, où il est initialement paru en 2003 (volume 22, n° 3, Editions Antipodes), sous le titre "Par où attaquer le ’partage inégal’ du ’travail ménager’ ?

Au bénéfice du capitalisme... ou des hommes

". Ouvrages cités Brousse, Cécile (2000). “ La répartition du travail domestique entre hommes et femmes ”. In Michel Bozon et Thérèse Locoh (Eds.), Rapports de genre et questions de population, I. Genre et population No 84 (pp. 89-106). Paris : INED. Michel Bozon et Thérèse Locoh (Eds.), Rapports de genre et questions de population, I. Le « travail ménager », son « partage inégal » et comment le combattre. Le fait que le “ travail ménager ” pèse quasi-exclusivement sur les femmes est une question épineuse pour tous les mouvements féministes ; c’est dans ce domaine que l’on constate une absence quasi-totale de changement.

Le « travail ménager », son « partage inégal » et comment le combattre

Conversation avec Françoise Héritier: «L'égalité homme/femme n'est pas l'indifférenciation» Dimorphisme h/f: acquis, pas naturel ! La rue, fief des mâles. Dans le métro, les hommes occupent plus d’espace que les femmes. Le voilà, le maître du monde.

Dans le métro, les hommes occupent plus d’espace que les femmes

Les jambes nonchalamment écartées, les pieds calés de chaque côté du corps, le journal largement ouvert devant lui, la tablette à portée de main, installé comme s’il lisait paisiblement dans son salon. A côté, une femme, telle une petite souris, a replié les jambes, rangé ses affaires et posé son sac sur ses genoux.

Les arts du spectacle, une affaire d’hommes. En 2006, Reine Prat, chargée de mission auprès du ministère de la culture, avait publié un premier rapport (PDF) sur l’égalité hommes-femmes dans les domaines du théâtre, de la musique et de la danse.

Les arts du spectacle, une affaire d’hommes

Elle y énumérait des chiffres qui avaient alors fait l’effet d’une bombe : 92% des théâtres consacrés à la création dramatique étaient dirigés par des hommes, de même que 89% des institutions musicales et 86% des établissements d’enseignement. Ce déséquilibre massif concernait également les spectacles eux-mêmes : 97% des musiques qu’on pouvait entendre dans les institutions avaient été composées par des hommes ; ceux-ci dirigeaient 94% des orchestres programmés ; ils étaient les auteurs de 85% des textes montés, et signaient la mise en scène de 78% des spectacles.

Sexes, mensonges et vidéo : Baron-Cohen et le modèle norvégien. Depuis environ un an, des réactionnaires de tout poil engagés dans la lutte contre la « théorie du genre » assurent la diffusion en France d’un documentaire norvégien.

Sexes, mensonges et vidéo : Baron-Cohen et le modèle norvégien

Une étude présentée dans ce documentaire est particulièrement mise en avant, car elle est censée avoir démontré que filles et garçons se comportent différemment dès la naissance. Il est d’autant plus nécessaire de démonter cette intox que le magazine Sciences Humaines a contribué à la construire, de façon très problématique.UNE SERIE DOCUMENTAIRE BIEN PARTICULIERE Au printemps 2010, une série documentaire en sept parties consacrée à ce qu’il est d’usage d’appeler le débat inné/acquis est diffusée sur une chaîne publique de la télévision norvégienne [1]. Discriminées au travail, pénalisées à la retraite : la double peine des femmes, par Christiane Marty. Toujours importantes, les inégalités entre femmes et hommes dans la vie professionnelle s’amplifient à la retraite.

Discriminées au travail, pénalisées à la retraite : la double peine des femmes, par Christiane Marty

Si les salaires féminins sont inférieurs d’un quart en moyenne, les pensions de droit direct le sont de 42 %. Et pour cause : les femmes perçoivent en moyenne des rémunérations plus faibles (y compris à fonction et temps de travail égaux), travaillent plus souvent à temps partiel et ont des carrières plus courtes en raison des interruptions liées à l’éducation des enfants. Or salaire et durée de carrière sont les deux composantes principales du calcul de la pension. Le système de retraites et, plus globalement, la protection sociale ont été conçus il y a soixante-dix ans sur le modèle de l’homme soutien de famille, qui travaille à temps plein sans interruption et jouit de droits directs, et de la femme au foyer, qui bénéficie de droits dérivés de son statut d’épouse ou de mère.

Des papas lésés ? Après une séparation, la justice évince-t-elle systématiquement les pères de la garde d’enfant ?

Des papas lésés ?

C’est ce que dénoncent des mouvements de pères en colère. La réalité est tout autre. Le week-end du 16-17 février 2013, toutes les caméras de télévisions de France et de Navarre étaient braquées sur un seul homme. À Nantes, Serge Charney, divorcé, passe trois nuits en haut d’une grue pour réclamer un droit de visite et un droit de garde pour son fils.