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Inégalités et défiance

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Le graphique du jour (le piège de nos croyances) Le graphique, trouvé ici, reprend en abscisse la part effective des immigrés dans la population de différents pays et, en ordonnée, la part estimée par les citoyens de ces mêmes pays.

Le graphique du jour (le piège de nos croyances)

La ligne rouge rassemble les points où parts estimées et parts effectives sont égales. Tous les pays sont au-dessus, signe que tout le monde surévalue la part des immigrés dans la population. Tous sont au-dessus, mais certains plus que d’autres. A ce petit jeu, ce sont les français qui se trompent le plus : la part des immigrés dans la population est de 10%, les français la déclarent en moyenne comprise entre 25 et 30%. Je m’interroge sur une causalité : est-ce parce que nos politiques sont incapables de parler sérieusement d’immigration que les citoyens surestiment autant les chiffres, où est-ce parce que les citoyens surestiment autant ces chiffres que les politiques sont incapables d’en parler sérieusement ?

Related posts: L’actu, Evgeny Morozov, Servitude, Silicon Valley, Internet, Google, Uber, Amazon, État, Capitalisme. La perception des inégalités en France. Voulons-nous vraiment l'égalité ? (pour lecteur curieux) Que pensent les Français des inégalités ? 24 juin 2014 - Les trois quarts des Français estiment que la société est « plutôt injuste » contre un quart qui pense qu’elle est « plutôt juste ».

Que pensent les Français des inégalités ?

Les inégalités de revenus restent celles qui sont perçues comme « les plus répandues », celles liées au logement arrivent bien après. « Les moins acceptables » concernent l’accès aux soins et au logement. Revue de détail de l’opinion face aux inégalités. Un assez large consensus existe dans l’opinion sur le caractère injuste de notre société 76 % des Français estiment que la société française est « plutôt injuste », selon l’enquête du ministère des affaires sociales réalisée par l’institut BVA [1] fin 2013, huit points de plus qu’en 2000. Pour 84 % des personnes sondées par le CSA pour le quotidien L’Humanité en novembre 2013 [2], la lutte contre les inégalités doit être prioritaire (45 % « tout à fait prioritaire », 39 % « prioritaire mais sans plus »). Un sentiment partagé d’une augmentation des inégalités. U. Eco : Culture vs Différent=Ennemi. C'est prouvé : les riches trichent plus que les autres. C’est un résultat très important.

C'est prouvé : les riches trichent plus que les autres

Les expériences menées à l’université de Berkeley (Californie) par Paul Piff ont mis en avant les comportements anti-sociaux des personnes aux plus hauts revenus. Ainsi, si 90% des conducteurs s’arrêtent pour laisser traverser les piétons (et oui, ça se passe comme ça, en Californie !) , seuls 50% des personnes conduisant des voitures de luxe le font.

Dans une autre expérience, on laisse un bol de bonbons devant des personnes laissées seules dans la pièce, en leur disant que ces bonbons sont destinés à des enfants. Mais il est possible d’en prendre, bien sûr, puisque personne ne regarde… sauf une caméra qui filme tout. Et lorsqu’il s’agit de dire combien on a fait aux dés, les riches trichent… 4 fois plus que les pauvres en gonflant leur score pour pouvoir décrocher la timbale, un chèque de 50$. Plus fort encore : Piff fait jouer deux joueurs au Monopoly, ce jeu où il s’agit de tout gagner, pour parvenir en situation de “monopole”. Incroyable. Pourquoi les pauvres votent-ils contre leurs intérêts ? « Si l’on aide les plus pauvres, alors c’est moi qui vais me retrouver tout en bas » : selon des chercheurs américains, la « peur de la dernière place » expliquerait l’opposition des citoyens modestes aux politiques de redistribution.

Pourquoi les pauvres votent-ils contre leurs intérêts ?

Depuis au moins une décennie, la politique américaine se caractérise par un double paradoxe : bien que les inégalités et la pauvreté augmentent, la politique fiscale n’a jamais autant favorisé les plus riches. Et le Parti républicain, la force politique derrière ces réductions d’impôts, a bénéficié d’un soutien populaire considérable. Garder son statut d’« avant-dernier » Deux économistes ont récemment proposé une explication insolite à ce paradoxe (1). Les raisons que l’on avance habituellement pour expliquer cette tendance à voter contre son propre intérêt économique sont, selon Ilyana Kuziemko (Princeton) et Michael I. Pour prouver leur thèse, I. Sortir de la honte d’être dernier Ce modèle n’explique pas à lui seul, selon I. Michael C.Behrent. C'est prouvé : les riches trichent plus que les autres.