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Aspects sanitaires

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En France, 68 000 personnes seraient mortes du Covid-19 en 2020. « Nous avons été tels des prisonniers sans avoir le droit de sortir » : pour les personnes âgées, un si long enfermement. « Il faut que l’on sorte le plus vite possible de ce bourbier » ; « Quand pourra-t-on sortir ?

« Nous avons été tels des prisonniers sans avoir le droit de sortir » : pour les personnes âgées, un si long enfermement

» ; « On ne nous donne aucune explication » : ces phrases sont tirées des lettres de Nelly. Certaines se terminent par « Vive la liberté ! » et sont signées « Une internée forcée ». Nelly, 84 ans, est entrée en maison de retraite près de Soissons (Aisne), en mars 2020, juste avant le premier confinement. Elle a alors découvert les murs de sa chambre de 10 m2, qui allaient devenir son unique horizon pendant trois mois. L’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ne l’a pas laissée sortir depuis un an, explique sa sœur Martine Viet, qui reçoit ses lettres et y répond entre deux visites limitées à une heure par semaine sans avoir eu jamais accès à sa chambre. Alcool, tabac, drogues et médicaments… Les addictions, autre dégât collatéral du Covid-19. « Il y a deux choses qui m’ont alerté : je commençais à boire le matin et à cacher des verres, des bouteilles… », raconte Alexis (tous les prénoms ont été changés).

Alcool, tabac, drogues et médicaments… Les addictions, autre dégât collatéral du Covid-19

Ce mercredi de janvier, ce quadragénaire parisien est venu en consultation au centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (Csapa) Rabelais de Montreuil (Seine-Saint-Denis), où il est suivi depuis quelques mois. Cette structure a pour mission, à l’instar des quelque 500 antennes Csapa sur le territoire, « l’accueil gratuit, anonyme et inconditionnel des publics consommateurs de substances », résume Géraldine Talbot, sa responsable.

Covid-19 : le dépistage massif par prélèvement salivaire est désormais possible en France. Le dépistage massif du virus SARS-CoV-2 par prélèvement salivaire est désormais possible.

Covid-19 : le dépistage massif par prélèvement salivaire est désormais possible en France

Dans un avis, rendu public jeudi 11 février, la Haute Autorité de santé (HAS) autorise le recours à cette méthode dans le cadre de dépistages « à large échelle » sur un groupe fermé (établissement scolaire, Ehpad…). Le caractère « non invasif » du test permet une « acceptabilité » sur les personnes symptomatiques, précise l’instance. Le test naso-pharyngé – parfois douloureux chez les jeunes enfants – rencontrait une résistance dans les contextes où il n’est pas démontré que le virus circule, comme les opérations de « dépistage aléatoire » mises en place par l’éducation nationale.

Le recours au test salivaire est désormais préconisé pour la recherche de cas contacts « lorsque le prélèvement naso-pharyngé est difficile ou impossible ». Le délai entre le test et le résultat n’est cependant pas plus court pour le test salivaire que pour le test naso-pharyngé. Nécessaire calibrage des machines. Le SARS-CoV-2 circulait sans doute en France dès novembre 2019. Interpellés par plusieurs cas cliniques ayant précédé l’épidémie de Covid-19, des médecins de l’hôpital Albert-Schweitzer de Colmar (Haut-Rhin) réanalysaient, en mai, plusieurs centaines de scanners thoraciques de patients admis dans leur établissement dès octobre 2019, pour des pneumopathies sévères.

Le SARS-CoV-2 circulait sans doute en France dès novembre 2019

Un de ces malades, hospitalisé le 16 novembre, était porteur de lésions évocatrices du Covid-19. Une présence du nouveau coronavirus sur le territoire français était dès lors suspectée à cette date, mais sans analyse de prélèvements biologiques, l’hypothèse demeurait fragile. Des travaux de chercheurs français publiés samedi 6 février dans la revue European Journal of Epidemiology viennent appuyer ces observations : ils indiquent, avec un haut niveau de preuve, que le SARS-CoV-2 circulait déjà en France en novembre 2019. « Ces résultats suggèrent que dès novembre et décembre 2019, le taux de contamination en France est déjà de l’ordre d’un cas pour mille », le professeur Fabrice Carrat. Grippe, gastro ou bronchite : les mesures anti-Covid-19 ont éteint presque toutes les autres épidémies hivernales. L’hiver 2020-2021 restera probablement comme une anomalie dans les séries statistiques des chercheurs en épidémiologie.

Grippe, gastro ou bronchite : les mesures anti-Covid-19 ont éteint presque toutes les autres épidémies hivernales

Pas seulement parce qu’un virus émergent, le SARS-CoV-2, a provoqué une pandémie, mais aussi parce que les mesures sanitaires adoptées pour juguler sa propagation ont éteint presque toutes les autres épidémies hivernales habituelles. Le port du masque, le lavage des mains, mais surtout la fermeture des lieux où le brassage est important (bars, restaurants, etc.) ont freiné la circulation d’autres virus qui se transmettent majoritairement par les gouttelettes respiratoires et les aérosols.

La circulation de la grippe reste très faible Redoutée tous les hivers, la grippe n’a pas encore franchi le seuil épidémique cette année. Le dernier bulletin épidémiologique sur la grippe publié par Santé publique France le 3 février note qu’il n’y a pour l’instant « pas de circulation active des virus grippaux identifiée par les réseaux de surveillance dédiés ». « Lever, travail, coucher : j’ai l’impression de revivre la même journée sans fin » : la grande déprime des Français face à la crise.

Le plus dur, ce sont les nuits.

« Lever, travail, coucher : j’ai l’impression de revivre la même journée sans fin » : la grande déprime des Français face à la crise

Celles où il se réveille et cogite, sans pouvoir se rendormir. « Si on fait le choix de garder les écoles ouvertes, il faut être prêt à fermer beaucoup d’autres choses » La chercheuse Vittoria Colizza dirige, à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), un laboratoire spécialisé dans la modélisation des épidémies.

« Si on fait le choix de garder les écoles ouvertes, il faut être prêt à fermer beaucoup d’autres choses »

Si la fermeture des écoles n’apparaît pas inéluctable, un nouveau confinement lui semble la seule mesure à même de permettre de reprendre le contrôle de l’épidémie dès lors que le variant britannique − baptisé « VoC 202012/01 » − aura pris le dessus sur les variants historiques. L’appliquer uniquement aux plus de 65 ans n’empêcherait pas les hôpitaux d’être débordés si le virus circulait librement dans le reste de la population. Quelle est la situation épidémique en France ? L’incidence est encore très élevée, sans doute en lien avec la réouverture des commerces fin novembre 2020 et la reprise des activités. La mobilité des personnes a augmenté.

Une vaste étude montre l’efficacité de la colchicine pour traiter la COVID-19. Une vaste étude lancée en mars dernier par l’Institut de cardiologie de Montréal annonce une « percée majeure » dans le traitement de la COVID-19.

Une vaste étude montre l’efficacité de la colchicine pour traiter la COVID-19

Ses résultats montrent que la colchicine, un anti-inflammatoire, est efficace pour traiter la maladie et prévenir des complications. Il s’agit du premier médicament oral dont l’efficacité a été prouvée pour traiter des patients avant leur admission à l’hôpital. Publié le 22 janvier 2021 à 21h55 Mis à jour à 23h12 ✓ Lien copié. Covid-19 : le variant britannique pourrait être plus létal, prévient Londres.

Le premier ministre britannique a douché les espoirs d’un déconfinement rapide du pays, vendredi 22 janvier, malgré le succès de la campagne vaccinale nationale et des niveaux d’infection qui semblent désormais stagner.

Covid-19 : le variant britannique pourrait être plus létal, prévient Londres

Entre autres mauvaises nouvelles, Boris Johnson, entouré de ses deux conseillers scientifiques en chef, Patrick Vallance et Chris Whitty, lors d’une conférence de presse depuis Downing Street, a suggéré que le variant « britannique » du nouveau coronavirus « pourrait être davantage mortel en plus d’être davantage transmissible » que la souche initiale. Apparu pour la première fois dans le Kent à l’automne 2020, ce variant (dénommé VoC 202012/01), désormais prévalent en Angleterre, « se transmet entre 30 % et 70 % plus facilement que le virus souche.

Le variant britannique est désormais présent dans une soixantaine de pays dans le monde. La France a connu 9 % d’excédent de mortalité en 2020. En 2020, la France a connu la plus importante mortalité de son histoire récente, selon les chiffres publiés vendredi 15 janvier par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), qui pourraient encore être revus à la hausse dans les prochaines semaines.

La France a connu 9 % d’excédent de mortalité en 2020

Sur l’ensemble de l’année, près de 667 400 décès ont été enregistrés, soit 9 % de plus qu’en 2018 ou 2019. Sous réserve de réévaluation ultérieure, l’excédent de mortalité, toutes causes confondues, s’établit à 53 900 morts. Mais il ne peut pas être attribué intégralement à l’épidémie de Covid-19, « une partie de ces décès supplémentaires s’explique par des évolutions structurelles », en raison de l’augmentation de la population française et de son vieillissement, rappelle Valérie Roux, chef du département démographie à l’Insee. Mais ce niveau est très élevé, inédit par rapport aux années précédentes. Le nombre de morts enregistrés en 2019 – 613 456 décès – avait été atteint dès le 5 décembre 2020. Covid-19 : après leur hospitalisation, trois patients sur quatre présenteraient des symptômes durables, selon une étude chinoise.

Six mois après l’apparition des symptômes, 76 % des patients sortis de l’hôpital ont déclaré présenter encore au moins un symptôme, les femmes étant plus touchées. Les plus fréquents étaient la fatigue ou une faiblesse musculaire (63 %) et les troubles du sommeil (26 %). Près d’un sur quatre (23 %) a dit être anxieux ou souffrir de dépression durant cette période. En outre, les patients plus gravement malades présentaient plus souvent une altération de la fonction pulmonaire six mois après l’apparition des symptômes.

Des dysfonctionnements rénaux persistants ont également été observés, qui n’avaient parfois pas été détectés lors de l’hospitalisation. Les patients les plus gravement touchés ont aussi obtenu de moins bons résultats lors d’un test de marche de six minutes, environ un quart d’entre eux n’atteignait pas la limite inférieure de la distance normale. Covid-19 : les repas jouent un rôle central dans les contaminations. La question est au centre des débats depuis les premières restrictions d’ouverture des bars et restaurants à l’automne : quels sont les lieux privilégiés de la contamination par le SARS-CoV-2 ?

Pour répondre à cette interrogation, l’Institut Pasteur a publié, jeudi 17 décembre, une étude sur les circonstances et les lieux de contamination par le virus. Un enjeu de taille à la veille des retrouvailles familiales de fin d’année. Jusque-là, l’exécutif se basait sur des études américaine et chinoise pour justifier sa décision de fermer les restaurants. Depuis quelques jours, des résultats de cette étude française très attendue ont été divulgués pour appuyer la stratégie gouvernementale. Mardi, le premier ministre a ainsi redit qu’il était « nécessaire » de fermer ces établissements, ce que « l’étude [de l’Institut Pasteur] confirmera ». Un premier volet de l’étude porte sur les déclarations de 30 330 personnes issues de la base de données Contact Covid, qui renseigne les cas contacts.

Covid-19 : la polémique sur l’origine du virus s’amplifie. Un an environ après son apparition, la polémique rebondit sur l’origine du Covid-19, sa transmission et sa gestion par les autorités chinoises. Un sujet scientifique devenu extrêmement politique. Mardi 1er décembre, la chaîne américaine CNN mais aussi le Wall Steet Journal ont fait de nouvelles révélations. La date ne doit peut-être rien au hasard : c’est, officiellement, le 1er décembre 2019 qu’un premier malade a été repéré à Wuhan, la capitale de la province chinoise du Hubei, présentant les symptômes d’une nouvelle maladie respiratoire. Dépression, troubles du sommeil, anxiété… les inquiétants effets psychiques de la pandémie et du confinement. Anxiété, dépression, troubles du sommeil, mais aussi tentatives de suicide, stress post-traumatique… En France comme ailleurs, les indices des effets sur la santé mentale de la pandémie de Covid-19 et du confinement s’accumulent. « Nous voulons éviter une troisième vague, qui serait une vague de la santé mentale pour les jeunes et les moins jeunes », a prévenu le ministre de la santé, Olivier Véran, le 18 novembre, lors d’une visite dans les locaux d’une plate-forme d’écoute, à Paris.

La veille, s’appuyant sur des données de Santé publique France, le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, soulignait que « la crise sanitaire du Covid-19 a révélé la vulnérabilité psychique de nombreux Français », et donnait des conseils pour « prendre soin de soi ». Dépression, troubles du sommeil, anxiété… les inquiétants effets psychiques de la pandémie et du confinement. Cancers, infarctus, AVC... la double peine des dégâts collatéraux du Covid-19. Covid-19 : le « shelter », un hôpital de campagne d’un nouveau genre déployé à Bayonne. Le camion porte-conteneurs a dû revoir sa manœuvre initiale, dans la grande cour des urgences de l’hôpital de la côte basque à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), lundi 9 novembre. Premier déploiement oblige, le « shelter » ou UMPEO (Unité mobile polyvalente Europe Occitanie) a besoin d’un minimum d’espace, d’un sol sans trop de dénivelé. Le matin même, à Toulouse, Vincent Bounes, à la tête du SAMU 31, et son équipe, présentait ce nouvel hôpital de campagne, unique en Europe, installable en moins d’une heure et capable d’accueillir dix-huit patients, dont huit en urgence absolue et jusqu’à dix en urgence relative. « Ce poste médical avancé d’un nouveau genre répond à deux exigences : une installation rapide et une autonomie électrique qui permettent d’y travailler dans les meilleures conditions », précise M.

Le vaccin contre le Covid-19 de Pfizer « ne semble pas adapté à une vaccination de masse » Alors que le nombre de morts du Covid-19 s’élève à plus de 1,25 million de personnes dans le monde et que les couvre-feux et autres reconfinements se multiplient à travers la planète, le géant américain Pfizer et son partenaire allemand BioNTech ont annoncé, lundi 9 novembre, que leur candidat-vaccin était efficace à plus de 90 %. Covid-19 : « Chaque indicateur a ses limites pour évaluer l’évolution de la situation » Lorsque l’épidémie de Covid-19 a touché la France, les autorités sanitaires ont dès le printemps commencé à diffuser des données chiffrées concernant son évolution. Traitements du Covid-19 : résultats négatifs pour l’essai Solidarity, confirmant l’inefficacité du Remdesivir et de l’hydroxychloroquine.

Covid-19 : comment les scientifiques jugent la stratégie sanitaire française. Covid-19 : le défi des soignants face au mystère des symptômes persistants. Une nouvelle étude sur un car chinois conforte la thèse de la transmission aérienne du coronavirus. Coronavirus : pourquoi tant de contaminations et si peu de morts ? Les chiffres d'août sont arrêtés au 25. Progression « exponentielle » de l’épidémie en France métropolitaine. Coronavirus : la Russie va expérimenter son vaccin sur 40 000 personnes. La forte proportion de cas asymptomatiques complique la lutte contre le Covid-19. Global Deaths Due to Various Causes and COVID-19. Coronavirus : la mortalité en France a connu une hausse de 60 % au plus fort de l’épidémie de Covid-19. Coronavirus : face à la légère reprise de l’épidémie, Jean Castex appelle à « plus de vigilance » L’épidémie de Covid-19 a fait officiellement plus de 30 000 morts en France.

Les inquiétants effets sanitaires collatéraux du coronavirus. Covid-19 : les signaux d’une légère reprise de l’épidémie en France se multiplient. Coronavirus dans le monde : 200 000 Catalans reconfinés dans le nord-est de l’Espagne. Guyane, Mayotte, trêve hivernale, sports collectifs… ce qui change avec la fin de l’état d’urgence sanitaire. Jean-François Delfraissy : « Nous sommes à la merci d’une reprise de l’épidémie de Covid-19 en France »

Coronavirus : plus de 3 millions de cas aux Etats-Unis ; en France, un plan de reconfinement « ciblé » en cas de « deuxième vague » Coronavirus dans le monde : l’Australie isole son Etat le plus touché, les hôpitaux américains au bord de la saturation. Coronavirus dans le monde : zones reconfinées en Espagne, records de contaminations au Mexique et en Inde. Covid-19 : les signaux d’alerte de poussée de la pandémie se multiplient dans le monde. L'épidémie de coronavirus hors de contrôle aux États-Unis ? "Je crains que la réponse soit oui", affirme un virologue. Qu’est-ce que le « R0 », le taux de reproduction du virus ? Covid-19 : la France, l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas précommandent plus de 300 millions de vaccins. Coronavirus : au cœur de la bataille immunitaire contre le virus.

Coronavirus : un pic très net de mortalité en France depuis le 1er mars par rapport aux 20 dernières années. Comment l’épidémie due au coronavirus peut-elle disparaître, ou survivre ? L’OMS reprend son essai sur l’hydroxychloroquine comme traitement potentiel contre le coronavirus. La circulation du virus « largement ralentie » en France. Le SARS-CoV-2 entraîne bien une immunité protectrice. Des chercheurs revoient le seuil d’immunité collective à la baisse - Page 2. « Près d’un Français sur quatre ne compte pas se faire vacciner contre le Covid-19 » Coronavirus : ce que la science ignore encore à l’heure du déconfinement.

Coronavirus : l’essai clinique Discovery englué faute de coopération européenne. Covid-19 : une pneumonie pas comme les autres – Réalités Biomédicales. Entre retards de diagnostic et traitements interrompus, les répercussions du Covid-19 inquiètent. Coronavirus : la France sur la piste de son « patient zéro » Poumons, foie, reins, cœur, nerfs... le Covid-19, une maladie multicible. Coronavirus : questions autour d’une hausse de cas de syndromes inflammatoires infantiles. Coronavirus : en France, l'épidémie ne serait pas venue directement de Chine ou d'Italie.