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Peut-on (encore) croire aux bienfaits de l'innovation ? Alors que nos sociétés n'ont jamais été aussi riches d’inventions, d’innovations et que le secteur numérique est en progrès permanent, la croissance refuse de décoller.

Peut-on (encore) croire aux bienfaits de l'innovation ?

C'est pourtant ce qui aurait dû se produire, à en croire les théories de l'économiste Joseph Schumpeter. Comment explique ce paradoxe ? Témoigne-t-il de l'inefficacité de notre politique économique, ou relève-t-il un problème structurel plus fondamental ? Quelle(s) philosophie(s) pour l’innovation ? Le verbe « innover » n’est pas né de la dernière pluie puisqu’il remonte au XIVe siècle. Il dérive d’innovare qui signifie « renouveler » en bas latin. Ce verbe fut d’abord utilisé par les juristes, dans le sens d’ajouter une clause dans un contrat déjà établi, avant de désigner plus généralement le fait d’introduire une nouveauté dans une chose préexistante afin de la rendre pérenne. Jean-Christophe Messina – L'art de l'innovation. Sa bio : J’accompagne dirigeants et équipes dans la définition et la mise en œuvre de leurs stratégies en plaçant l’Humain comme élément essentiel de la réussite.

Jean-Christophe Messina – L'art de l'innovation

Mes fonctions de DRH d’une organisation de près de 12 000 collaborateurs, m’ont permis d’expérimenter et de mettre en place des modèles pour fluidifier les relations entre les différents partenaires,collaborateurs et leur écosystéme. J’ai mené des projets de modernisation remettant l’Homme au centre de l’action collective et optimisant les pratiques de gestion des ressources humaines. Mon goût des autres, conjugué à mon attrait pour la détection des potentiels et l’accompagnement en intelligence collective, caractérise mon style à la fois pragmatique et créatif, au service du développement des organisations et des territoires. Co-fondateur du Mouvement Innovation Commando.

Son site internet : audalom.com. L'innovation, comment ça marche ? Comme pour l’écoulement d’une goutte de mercure, les idées scientifiques et techniques suivent des chemins difficiles à anticiper.

L'innovation, comment ça marche ?

Qu’elles aient ou non des visées d’emblée pratiques, elles se répandent, se fragmentent, se retrouvent pour former de nouvelles confluences. Ce qui rend leur destin impossible à préfigurer : en 1915, Albert Einstein n’aurait pu deviner que la prise en compte des équations de sa nouvelle théorie de la gravitation, la relativité générale, serait un jour nécessaire au bon fonctionnement de nos GPS ; dans les années 1920, les pères fondateurs de la physique quantique ne se doutaient pas que leurs réflexions engendreraient la plupart de nos produits de haute technologie, contribuant ainsi – et de façon notable – à l’économie des nations engagées dans la partie. Prenant acte de ce caractère imprévisible de la trajectoire des idées, on défend à bon droit que les différents champs de la science doivent se fertiliser mutuellement. L’innovation sauvera-t-elle le monde ? Les avis contemporains sur ces questions ne semblent guère donner dans la nuance.

L’innovation sauvera-t-elle le monde ?

En conséquence, chaque fois qu’une nouvelle possibilité technologique se présente, ce sont deux logiques, presque deux métaphysiques, qui s’affrontent : l’une se réduit au calcul comparatif des coûts et des bénéfices (c’est celle des opérateurs, incités à innover pour être compétitifs) ; l’autre, attentive aux dommages que pourrait provoquer une telle réduction, cherche à reconstruire une approche du monde où la rationalité, comprise comme ce qui est raisonnable, imposerait des limites aux conclusions des calculs pour prendre en compte d’autres considérations, plus éthiques, plus qualitatives ou plus indirectes. avec Nicolas Bouzou, directeur d’Asterès, auteur de L'innovation sauvera le monde. Philosophie pour une planète pacifique, durable et prospère (Plon, 2016) Intervenants. Les sentiers de l'innovation (1/4) : Quand l'art de la guerre transforme les sociétés.

Les avancées technologiques militaires ont changé l’art de la guerre, et donné un avantage décisif aux civilisations.

Les sentiers de l'innovation (1/4) : Quand l'art de la guerre transforme les sociétés

Mais la portée de ces technologies n’est pas circonscrite aux champs de bataille : celles-ci ont également participé à la mise en place d’un nouvel ordre social… C’est sur le concept d’innovation que nous allons nous pencher toute cette semaine. Les sentiers de l'innovation (2/4) : L'innovation, moteur du capitalisme ? Les sentiers de l'innovation (3/4) : L'innovation contre le progrès. « Le passé » n’est pour nous qu’un triste souvenir, le présent est affreux s’il n’est point d’avenir. Un jour, tout sera bien, voilà notre espérance. Tout est bien aujourd’hui, voilà l’illusion"… Ces mots de Voltaire extraits de son poème sur le désastre de Lisbonne témoignent de cette foi dans le progrès si emblématique du siècle des Lumières, l’âge du triomphe de la raison. Deux siècles et demi plus tard, après les grandes catastrophes du XXe siècle, qu’est-il advenu de la notion de progrès ? Comment expliquer sa disparition du discours public au profit du terme « d’innovation » ?

Et qu’est-ce que cela dit du rapport que nous entretenons aujourd'hui avec le présent et avec le futur ? . Jean-Michel Besnier : "Rien ne serait pire qu'une humanité qui se défilerait devant les conflits, au prix de développer la dépression. Extraits sonores • Lecture d'un extrait des Misérables de Victor Hugo (Tome V, 1890)