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Création Innovation

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Quand l'art de la guerre transforme les sociétés - Ép. 1/4 - Les sentiers de l'innovation. Les avancées technologiques militaires ont changé l’art de la guerre, et donné un avantage décisif aux civilisations.

Quand l'art de la guerre transforme les sociétés - Ép. 1/4 - Les sentiers de l'innovation

Mais la portée de ces technologies n’est pas circonscrite aux champs de bataille : celles-ci ont également participé à la mise en place d’un nouvel ordre social… C’est sur le concept d’innovation que nous allons nous pencher toute cette semaine. L’innovation, moteur du capitalisme selon la théorie des cycles de Schumpeter. Un concept omniprésent qui semble s’être substitué à l’idée de progrès. Pilier du néolibéralisme, prophétie annonciatrice d’un monde meilleur, l’innovation et son rôle dans notre société ne cessent d’interroger. Aujourd’hui, c’est l’art de la guerre et les bouleversements engendrés, notamment par l’invention de l’étrier et des armes à feu qui vont nous occuper.

Quand les nouvelles techniques guerrières bouleversent les civilisations... Références sonores : Musiques : Peut-on (encore) croire aux bienfaits de l'innovation ? Alors que nos sociétés n'ont jamais été aussi riches d’inventions, d’innovations et que le secteur numérique est en progrès permanent, la croissance refuse de décoller.

Peut-on (encore) croire aux bienfaits de l'innovation ?

C'est pourtant ce qui aurait dû se produire, à en croire les théories de l'économiste Joseph Schumpeter. Comment explique ce paradoxe ? Témoigne-t-il de l'inefficacité de notre politique économique, ou relève-t-il un problème structurel plus fondamental ? Car si la croissance stagne, les inégalités sociales et le chômage semblent en plein essor depuis les années 1980 et le marché des technologies est de plus en plus marqué par une tendance au monopole. Le monde d'après est déjà là. La Chine lance un programme géant de contrôle de la météo. Déjà en pointe dans le domaine, la Chine a annoncé la multiplication par cinq des capacités de son programme de modification météorologique, pour permettre d'ici 2025 de commander pluie, neige ou beau temps sur 56% de son immense territoire.

La Chine lance un programme géant de contrôle de la météo

Le pays, qui est loin d'être le seul à vouloir faire la pluie et le beau temps, n'est pas non plus novice en la matière. Les premières ébauches du programme, pris en charge par le Bureau des modifications météorologiques de Pékin, ont été lancées dès les années 60. L'objectif est de contrôler les précipitations sur divers territoires, afin de contrer d'éventuelles sécheresses ou d'appuyer l'agriculture. En 2008, le pays s'était enorgueilli d'avoir amplement utilisé la méthode pour garantir une météo clémente aux Jeux olympiques de Pékin.

Techniquement, rien de tout à fait nouveau non plus. Démiurges C'est environ une fois et demie la superficie de l'Inde, et c'est précisément ce qui inquiète, comme l'explique le Guardian. « C’est par l’innovation que nous sortirons de cette crise » Un capitalisme vertueux, plus juste et plus vert, c’est possible ?

« C’est par l’innovation que nous sortirons de cette crise »

Et si l’innovation, compatible avec un système social protecteur, était la seule issue à la crise actuelle ? C’est le propos de Philippe Aghion, économiste au laboratoire Paris-Jourdan sciences économiques, qui co-signe « Le pouvoir de la destruction créatrice ». Que recouvre exactement la notion de destruction créatrice ? Philippe Aghion1. On doit cette idée à Joseph Schumpeter, dans les années 1940, qui s’est lui-même inspiré des écrits de Karl Marx sur l’obsolescence du capital. InnovSpace, inauguré en septembre dernier sur le campus de l’Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace (ISAE-SUPAERO), à Toulouse, a été créé pour dynamiser l’innovation technologique et soutenir ses étudiants dans l’aventure entrepreneuriale. Mais l’innovation ne se fait-elle pas, comme on l'entend parfois, au prix d’un modèle social très dur qui favorise les inégalités, à l'image des États-Unis ? Augustin LE GALL/HAYTHAM-REA. Avant il y avait les patrons, maintenant il y a les "entrepreneurs" : le mythe des "start up innovantes" au secours du capitalisme - FRUSTRATION.

« Le premier défi, c’est de passer à l’échelle et d’accélérer le décollage, de ‘scale-up’ comme on dit en bon français : le cœur du sujet, c’est d’avoir l’écosystème qui permet d’avoir cette croissance… Il faut pour ça qu’on simplifie certaines règles.

Avant il y avait les patrons, maintenant il y a les "entrepreneurs" : le mythe des "start up innovantes" au secours du capitalisme - FRUSTRATION

On a commencé à le faire et ceux qui pensent qu’on va s’arrêter se trompent » . Vous reconnaissez la prose so Start Up Nation de notre président ? Il s’agit de ses déclarations lors de l’inauguration de la Station F, « le plus grand incubateur de start up du monde » selon la presse spécialisée. Souvenez-vous, c’est à ce moment là qu’il avait parlé de « ceux qui ne sont rien » à l’opposé de « ceux qui créent ». A savoir le parterre d’entrepreneurs de start up conquis, qui buvaient ses paroles. Avant il y avait les patrons, maintenant il y a les entrepreneurs Avant il y avait les entreprises, maintenant il y a les start up.

Depuis le début des années 2000, le monde des start up est devenu le nouveau rêve capitaliste. Articles similaires.