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Biais cognitifs

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Petit guide exhaustif des biais cognitifs – Buster Benson. J’ai passé de nombreuses années à consulter la liste Wikipedia des biais cognitifs chaque fois que j’ai eu le pressentiment qu’une forme de pensée était un biais cognitif « officiel » mais que je ne m’en rappellais pas en détail.

Petit guide exhaustif des biais cognitifs – Buster Benson

Cela a toujours été une référence inestimable pour m’aider à identifier les failles cachées de mon propre raisonnement. Rien d’autre de ce sur quoi j’ai pu tomber ne m’a semblé aussi compréhensif et succinct. Cependant, honnêtement, la page Wikipedia est légèrement bordélique. En dépit du fait d’avoir essayé d’absorber les informations de cette page, bien peu semble m’en rester. Je la parcours souvent en ayant le sentiment que je n’arrive pas à trouver le biais que je recherche et oublie rapidement ce que j’ai appris. Cet article est une traduction de : Cognitive bias cheat sheetNDT : le web anglophone étant bien plus fourni que son équivalent à baguette sous le bras, certains biais ne sont pas sourcés dans la langue de Molière, ils sont marqué d’un (?)

Spurious Correlations. Collectif de Recherche Transdisciplinaire Esprit Critique & Sciences. Il existe un biais cognitif qui nous conduit à croire que nous sommes justement moins victimes de biais que les autres personnes.

Collectif de Recherche Transdisciplinaire Esprit Critique & Sciences

Ce biais se nomme en anglais bias blind spot, appelé régulièrement en français « illusion de l’unique invulnérabilité ». Il est une des variantes du biais du supériorité, qui conduit les individus à croire qu’ils ou elles ont de meilleures capacités que les autres. On peut par exemple très facilement croire ne pas être influençable par des liens d’intérêt financiers avec le monde industriel lorsqu’on est chercheuse ou chercheur, alors que le biais de financement montre que ces relations ont des conséquences sur les résultats des études. Illustration avec cet extrait d’Envoyé Spécial de décembre 2013 intitulé « Conflits d’intérêt : les liaisons dangereuses ». En général, les individus reconnaissent volontiers leurs liens d’intérêt, mais affirment cependant que ces liens n’influencent pas leur action, uniquement celles de leurs pairs.

Uence. L’illusion de profondeur explicative – Esprit Critique. Nous avons tendance à surestimer notre compréhension du fonctionnement de nombreux dispositifs.

L’illusion de profondeur explicative – Esprit Critique

C’est cette illusion de profondeur qui nous fait croire que nous savons, par exemple, comment fonctionne une arbalète, un microscope, ou… une chasse d’eau. Pourtant, lorsqu’on nous demande d’expliquer en détails ce que nous croyons savoir, nous sommes souvent pris au dépourvu. Un des articles ayant mis à jour cette illusion est celui de Rozenblit et Keil paru en 2002 dans la revue Cognitive Science. En 12 études, les chercheurs montraient la robustesse de cette illusion.

Voici le résumé de l’article traduit en français (mais vous pouvez lire l’article en anglais en entier en cliquant ici). Les gens ont le sentiment qu’ils comprennent des phénomènes complexes avec beaucoup plus de précision, de cohérence et de profondeur qu’ils ne le font réellement; Ils sont sujets à une illusion – une illusion de profondeur explicative.

Climat, vaccins, OGM… les Français acceptent la science quand ça leur plaît. Le récent décret du président Trump n’a fait que confirmer les craintes des scientifiques et de la société civile sur sa politique climatique.

Climat, vaccins, OGM… les Français acceptent la science quand ça leur plaît

Son investiture avait d’ailleurs suscité de vives réactions, qui ont notamment pris corps à travers l’organisation d’une Marche pour la science, prévue le 22 avril un peu partout dans le monde, y compris en France. Les Français sont souvent prompts à pointer du doigt les Américains au sujet de leur relation tumultueuse avec la science, en particulier en ce qui concerne le changement climatique et l’évolution des espèces. Et pour cause, ils sont à peine plus d’une moitié à attribuer le changement climatique aux activités humaines et seulement un tiers à considérer que les êtres vivants ont évolué par sélection naturelle. D’où viennent de tels décalages entre la perception du public et l’opinion de la communauté scientifique ? Déni de science au pays de Descartes Chez nous aussi, des préjugés favorisent l’acceptation ou le rejet de la science.

Dans une publication récente, les chercheurs Lee et Oh concluent que le nombre de retweets est compris comme un indice de fiabilité de la part des Internautes.

Ainsi, plus une « information » est partagée, plus elle est considérée comme fiable et crédible. Ce phénomène pourrait expliquer comment certaines informations se répandent de manière incontrôlable à partir d’un nombre de retweets formant une « masse critique ». Voici une traduction du résumé de l’article : Cette étude vise à comprendre l’impact des normes sociales sur la crédibilité perçue et la transmission d’un message sur Twitter, ainsi que le mécanisme sous-jacent. En utilisant deux types d’informations (des nouvelles réelles et des rumeurs) présentées comme des tweets, nous avons analysé l’influence du nombre de retweets en tant qu’indice de fiabilité. Référence. Biais cognitif.