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PIB et ses limites

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Chapitre 5 : La mesure de la production et ses limites. «Les élèves qui réussissent le mieux sont les moins marqués par les stéréotypes» Alors que la loi sur l’égalité hommes-femmes portée par Najat Vallaud-Belkacem vient d’être adoptée au Sénat, la sociologue Marie Duru-Bellat explique pourquoi les questions de genre divisent la société.

«Les élèves qui réussissent le mieux sont les moins marqués par les stéréotypes»

Pour cette spécialiste de l’éducation, les stéréotypes rattachés aux filles et aux garçons influencent significativement la vie des classes et nuisent à la réussite. Au nom de l’égalité, la mission de l’école est d’en réduire le poids. On l’a vu avec les défilés de la Manif pour tous : l’égalité hommes-femmes ne fait pas l’unanimité. Comment l’expliquez-vous ? Tout le monde est d’accord pour lutter contre certaines inégalités dans le monde du travail. Ces militants soutiennent qu’ils sont pour la différenciation… En réalité, cette mouvance exprime une peur de la ressemblance qui nous projetterait dans un monde inconnu. Le gouvernement n’a donc pas su convaincre ? Cela a été mal géré. Vous faites un lien entre les stéréotypes et l’échec scolaire. Cette alternative n’est pas défendable. La Chine, première puissance mondiale ou dernier empereur du PIB ? Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Éloi Laurent (Economiste et enseignant à Sciences Po et Stanford University, Californie) Si l’on en croit les récents calculs du Fonds monétaire international (FMI), la Chine a ravi en 2014 aux États-Unis la place de première puissance économique mondiale.

La Chine, première puissance mondiale ou dernier empereur du PIB ?

Certains analystes ont critiqué à juste titre les défauts statistiques de la méthode dite de « parité de pouvoir d’achat » qui a abouti au constat de ce dépassement prématuré. Mais l’essentiel est ailleurs : l’indicateur de classement lui-même, le produit intérieur brut (PIB), est inapte à mesurer le succès d’une nation et le bien-être de ses habitants. La Chine est pour tout dire l’illustration parfaite des raisons pour lesquelles le PIB doit être dépassé en ce début de XXIe siècle.

Pour commencer, la taille de l’économie chinoise ne nous dit rien du bien-être économique réel des Chinois. Au-delà du PIB, 10 indicateurs pour mesurer autrement le progrès. Le Monde | • Mis à jour le | Par Alexandre Pouchard Partiel, incomplet, trop centré sur l’économie : le produit intérieur brut (PIB) est depuis longtemps accusé de ne refléter que partiellement la situation d’un pays, écartant des domaines primordiaux comme la qualité de vie ou le développement durable.

Au-delà du PIB, 10 indicateurs pour mesurer autrement le progrès

Début avril, le Parlement français a adopté une proposition de loi écologiste préconisant l’examen de nouvelles mesures avant les discussions budgétaires de l’automne. Près de trois mois après, le Conseil économique, social et environnemental (Cese), organisme consultatif composé de représentants sociaux (patronat, syndicats, associations), et France Stratégie, un organisme rattaché au premier ministre et formulant des recommandations au gouvernement, ont proposé dix indicateurs complémentaires au PIB pour « prendre en compte toutes les dimensions du développement, tant économiques, sociales qu’environnementales ».

Tour d’horizon de ces dix nouveaux outils. Travail : le taux d’emploi. Les limites du PIB. L'indice qui calcule autrement la prospérité d'un pays. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Mathilde Damgé Pour évaluer la richesse d'un pays, il existe depuis les années 1930 le produit intérieur brut, ou PIB – il avait été créé pour mesurer l'effet de la Grande Dépression sur l'économie américaine.

L'indice qui calcule autrement la prospérité d'un pays

Cet indice, souvent critiqué en raison de ses critères strictement économiques, n'avait pas jusqu'à présent d'alternative ; désormais, il existe le SPI, pour « Social Progress Index », qui mesure le progrès social de chaque pays. Ses concepteurs, des économistes et des statisticiens, ont pu présenter cette année les premiers résultats de leur travail entamé en 2009. Après une version bêta en 2013, l'édition de l'an dernier ne portait que sur 50 pays. Cette année, 133 pays représentant 99 % de la population mondiale sont passés au crible.

Si les deux sont corrélés, il s'avère que la croissance économique n'est pas forcément le moteur du progrès social. Pays scandinaves en tête.