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Déclin de la population

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Shrinking cities. Notion à la une : shrinking city. La shrinking city fait partie de ces notions au nom trompeur, dont la traduction stricte en ville rétrécissante ne colle souvent pas à la réalité observée.

Notion à la une : shrinking city

Si une shrinking city connaît une contraction, celle-ci est rarement spatiale : une shrinking city peut continuer à s’étaler. La ville de Leipzig, dans le Land de Saxe en Allemagne de l'Est, en donne un exemple saisissant : sa population actuelle est la même que celle de 1918, mais elle s’étend sur quatre fois la surface antérieure. La ville de Leipzig 1918-2016 : le même nombre d’habitants, un fort étalement Un autre exemple de shrinking city qui s'étale : Baltimore aux États-Unis La face sombre de la mondialisation et les spirales du déclin Le terme désigne en fait une conjonction de processus relativement connus, mais qui ont connu une acuité nouvelle depuis une vingtaine d’années. Les spirales du déclin, un processus pérenne Une traduction de ce processus dans les paysages urbains.

Décroissance urbaine. La décroissance urbaine désigne un processus conjoint de déclin démographique et d’affaiblissement économique qui affecte de manière structurelle deux éléments constitutifs de la ville – la densité de population et les fonctions économiques, générant d’importants effets sociaux (Martinez-Fernandez, Audirac, Fol, Cunningham-Sabot 2012).

Décroissance urbaine

Par opposition à croissance urbaine, la notion de décroissance urbaine souligne les pertes conjointes de population, d’emplois et de richesse, qui se traduisent par une déprise spatiale (friches, vacance) mais pas nécessairement par une contraction urbaine à partir des marges. Par ailleurs, la notion de décroissance insiste moins sur l’irréversibilité du processus que la notion de déclin urbain, parfois employée comme synonyme. La décroissance urbaine est une notion importée du monde anglophone et germanique. Les études sur la décroissance urbaine ont été développées à partir de champs de recherche différents selon les pays. Beauregard, Robert A. 2003. Déclin des banlieues : un phénomène victime de la ville compacte - l’exemple d’Ōsaka, Japon - PUCA.

Ce Quatre pages est tiré de la thèse en géographie et aménagement du territoire de Sophie Buhnik intitulée « Métropole de l’endroit et métropole de l’envers.

Déclin des banlieues : un phénomène victime de la ville compacte - l’exemple d’Ōsaka, Japon - PUCA

La décroissance urbaine, vieillissement et mobilités dans les périphéries de l’aire métropolitaine d’Ōsaka », soutenue en décembre 2015 à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne sous la direction de Natacha Aveline et Sylvie Fol. Ce travail doctoral est lauréat du Prix de thèse sur la ville 2016 (Grand Prix) organisé par le Puca, l’Aperau et l’Institut CDC pour la Recherche Caisse des Dépôts. Depuis 2008, la population japonaise décroît à un rythme accéléré. Dans ce contexte sans équivalent à l’échelle planétaire, les métropoles du pays connaissent des mutations radicales : les centres-villes se réurbanisent, tandis que les banlieues sont soumises à des processus cumulés de déclin. Nos ruralités : une chance pour la France – MATRCT. La diagonale se vide ? Analyse spatiale exploratoire des décroissances démographiques en France métropolitaine depuis 50 ans.

RemerciementsNous remercions particulièrement Jean-Philippe Antoni et les organisateurs du colloque Théoquant de 2013 qui nous ont permis d’avoir une première discussion avec des collègues géographes.

La diagonale se vide ? Analyse spatiale exploratoire des décroissances démographiques en France métropolitaine depuis 50 ans

Ce travail s’intègre dans la dynamique de l’observatoire démographique de la Méditerranée - DemoMed ( dirigé par Isabelle Blöss. 1La géographie française a connu dans les années 1970-80 un débat important autour de l’existence et de la qualification d’une « diagonale du vide ». Le terme, dont on ne retrouve pas l’origine exacte (Fumey, 2009), qualifie une diagonale traversant la France du sud-ouest au nord-est et caractérisée par des densités de population plus faibles qu’ailleurs. Le débat portait notamment sur l’interprétation des dynamiques sociales et économiques des espaces de faibles densités. 2L’objet de cet article n’est pas de prendre position dans ce débat, mais d’apporter, 30 ans après, un élément d’éclairage démographique et spatial.

Une typologie des trajectoires observées. Le Japon mène un combat sans issue contre le déclin démographique. Imaginez une ville de la taille de Lausanne, mais confrontée au défi inverse.

Le Japon mène un combat sans issue contre le déclin démographique

Au lieu de gérer la croissance, elle doit conjurer le déclin de sa population. Un phénomène lugubre qui vide les rues, ferme les magasins et laisse les bâtiments inoccupés. Le lieu prend des allures de ville abandonnée. A Kiryu, 150 kilomètres au nord de Tokyo, la population baisse depuis quarante ans. Ce qui en fait un cas exemplaire de la déprime démographique qui mine l’archipel. Au Japon, la population baisse d’environ 200 000 personnes par an depuis 2010. A Kiryu, le maximum démographique a été atteint en 1975. Le cycle brisé «Jusqu’en 1975, Kiryu vivait selon le cycle naturel de notre société. Le taux de fécondité a aussi joué un rôle majeur. Conscient que la lutte contre le déclin est l’enjeu majeur pour l’avenir de Kiryu, le maire a créé une commission en 2014.

Argent contre logement Deux ans après le lancement de cette politique, 516 personnes en ont profité, dont 128 venant de l’extérieur de la ville.