
Nos villes sont mortelles ! (Pour écouter l'émission, cliquez ici. Invitées : Emmanuèle Cunningham-Sabot, maître de Conférences en Aménagement à l'Université de Rennes 2 et Hélène Roth, maître de conférences en géographie à l'Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand). N'hésitez pas de nous envoyer vos questions et/ou commentaires dans la rubrique "Votre commentaire" en bas de page. Déclin urbain et Shrinking cities : le concept Type de décroissance et d'environnement régional ©Hermès Sciences & Lavoisier Avec l’industrialisation, le développement de la ville moderne s’est progressivement inscrit dans une logique de croissance continue. Villes croissantes et décroissantes de > 100.000 habitants ©UN-HABITAT Global Urban Observatory Dans un certain nombre de cas, particulièrement bien documentés en Allemagne et aux USA, cette décroissance est visible à l'oeil nu dans le paysage urbain: des rues entières sont bordées d'immeubles vides, abandonnées. Suburbs américains (Ohio, Etats-Unis).
Vidéo de Cynthia Ghorra Gobin. Des villes dans un monde globalisé Avec l’avènement d’un monde globalisé, les villes s’attribuent un pouvoir croissant dans les champs économiques et sociaux. L’intervention mettra l’accent sur les enjeux de l’espace intermétropolitain en raison de sa condition "locale-globale". Cette vidéo peut facilement être diffusée en classe ou en amphi pour illustrer un cours ou un débat. L’hypothèse d’une « rivalité » latente ou encore masquée entre les Etats et les grandes villes circule dans un certain nombre de débats scientifiques, politiques ou encore médiatiques. Cette rivalité serait en fait contemporaine du cycle de mondialisation. On évoque ainsi l’avènement d’un monde mondialisé. Cette hypothèse se retrouve dans l’ouvrage de Benjamin Barber (If mayors rule the world) qui insiste sur les compétences des maires pour gérer des problèmes complexes et leurs capacités à dépasser les clivages idéologiques. Aussi pour clarifier cette spécificité de la condition « locale-globale »,
Voici le top 10 des rues commerçantes les plus chères du monde - La Libre Immo La plus célèbre des rues commerciales du monde, la « 5th Av » à New York est et reste la plus chère de la planète, présentant des tarifs de plus de 29.000 euros/m2/an. Du moins sur sa partie haute, entre les 49e et 60e rues. Impossible de la dégommer, confirme la 28e et dernière enquête « Main streets across the world » du courtier Cushman & Wakefield, présentée ce mercredi au Mapic (salon international de l’immobilier commercial, Cannes, 16-18 novembre). Et ce, même si ses loyers ont chuté cette année, une première depuis la crise financière de 2008. Le podium n’est d’ailleurs pas très différent de celui des années précédentes. Les Champs Elysées parisiens maintiennent leur 3e position, malgré la baisse du nombre de touristes et de dépenses, mais toujours loin derrière, avec des loyers de l’ordre de 13.250 euros/m2/an. Ils auraient pu se voir rafler leur place par la New Bond Street de Londres, tant les tarifs y ont augmenté (+14,3% à 12.400 euros). 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10.
Comment la France a tué ses villes - URBIS le mag Centre-ville de Toulon. C'est un livre au titre choc que vient de publier Olivier Razemon, journaliste indépendant dont le travail s’articule principalement autour de l’urbanisme et des transports. Car c’est une réalité que personne ne peut plus ignorer désormais : les villes moyennes françaises vont mal. Entre fermeture des commerces, départ des plus riches et élus locaux fatalistes, c’est un portrait de villes à l’agonie que dresse le journaliste. Interview. Olivier Razemon. - « Que se passe-t-il actuellement dans les villes françaises ? - Seules les très grandes villes, Paris et les métropoles régionales, ainsi que les localités touristiques, se portent bien. Le nombre de logements vides est un autre symptôme : les villes moyennes présentent un taux de logements vacants dépassant nettement les 10 %, résultat du départ des familles qui en ont les moyens vers la périphérie et ses maisons individuelles. - Cela fait des années que cette tendance est en marche. Périphérie d'Aubagne. L'auteur
Des villes métropolitaines et du principe de gouvernance | Skyscraper/la transition métropolitaine CGG- Hamburg (Ce billet correspond à l’intervention orale lors de la table-ronde « les territoires au service du progrès » dans le cadre de l’université d’été de la CFDT, 31 Août 2017). L’intervention évoque (1) l’émergence de « villes métropolitaines » en tant que nouveaux acteurs sur la scène politique nationale, européenne et mondiale ainsi que (2) l’innovation sociale dont elles font preuve en expérimentant le passage de l’idée de « gouvernement » à celle de « gouvernance ». L émergence de nouveaux acteurs s’explique en grande partie du fait que nos sociétés vivent depuis plus de trois décennies dans ce qu’il est convenu d’appeler un « cycle de mondialisation » qui repose d’une part sur la révolution numérique et d’autre part sur la métamorphose du capitalisme qui se globalise et se financiarise. Dans un premier temps la mondialisation a suscité un débat sur les risques d’homogénéisation des cultures sous l’influence de l’ « American Way of Life ». Cynthia Ghorra-Gobin, auteur de
Shrinking cities : une chance pour la ville de demain ? 1En 2008, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, la proportion de la population urbaine mondiale a franchi la barre symbolique des 50 % : un Terrien sur deux vit dans une ville, tout au moins dans un territoire urbanisé. Et cette tendance devrait se poursuivre sous l'effet de l'urbanisation à marche forcée des pays émergents (Brésil, Chine, Inde). Dans les pays anciennement industrialisés, la proportion s'élève déjà à plus de 75 %. 2Mais à force de focaliser l'attention sur cette urbanisation, une autre tendance est passée inaperçue : le déclin démographique des grandes villes. 3Aux Etats-Unis, plus de la moitié des 100 villes les plus peuplées en 1950 ont perdu des habitants, alors que globalement la population américaine continuait à progresser à un rythme soutenu. 4Les habitants qui restent ne sont pas les plus fortunés, mais ceux qui n'ont pas les moyens de quitter leur ville. 9Mais au pays des grandes métropoles, la shrinking city n'a pas que des adeptes, loin de là.
Comment Amazon a mangé la ville de Seattle - Les Inrocks : magazine et actualité culturelle en continu Dans la cité émeraude, Amazon invente son avenir et le futur de nos villes. Comme l’antichambre d’un empire commercial, Seattle nous donne un aperçu du monde selon Jeff Bezos : des technologies vertes aux inégalités urbaines. C’est le genre d’histoire qui galvanise les jeunes start-uppers. "À quel point Amazon peut grandir et rester à Seattle ? Le chômage diminue, les loyers explosent Ennemi juré des librairies et commerces indépendants, Amazon a paradoxalement participé à la redynamisation du centre-ville. “C’est une tendance qu’on voit à l’échelle mondiale, y compris en Afrique. Avec un schéma classique d’embourgeoisement, le chômage a diminué à Seattle et les salaires ont augmenté. Seattle, laboratoire à ciel ouvert Avec un art tout américain du storytelling, les dirigeants d’Amazon dénient tout sectarisme et romancent leur attachement à la ville et sa communauté. En parallèle, la ville est devenue un laboratoire à ciel ouvert des technologies de l’entreprise.
Ceux qui partent, ceux qui restent. Les mobilités résidentielles dans les villes en décroissance Dossier : Villes en décroissance La littérature internationale sur les shrinking cities, qui s’est considérablement étoffée, permet désormais de comprendre finement les causes du déclin des villes : la globalisation (et l’accélération des flux de personnes et d’investissements qu’elle a entraînée), la désindustrialisation, et la suburbanisation (Oswalt 2006). En revanche, les conséquences, autres que la seule perte de population, restent largement absentes de l’analyse. En s’intéressant aux mobilités résidentielles dans les villes en déclin, il s’agit ici de décomposer un des processus de la décroissance urbaine en identifiant les individus qui restent ou qui partent de ces villes. Des villes en décroissance françaises en mal d’attractivité Si les causes et les manifestations du déclin urbain peuvent varier d’une ville à l’autre, le critère de définition commun à toutes les villes en décroissance est la perte de population (Haase et al. 2016). Figure 1. Figure 2. Figure 3. Figure 4.