background preloader

Paroles de...

Facebook Twitter

Le journalisme de données est-il le nouveau mouvement punk ? Le journalisme doit s'ouvrir. C'est l'idée défendue par Simon Rogers, data-journaliste pour The Guardian, lors de la conférence TEDx Panthéon Sorbonne dont nous vous faisions un compte-rendu il y a quelques semaines. Souvent présenté comme l'un des symboles du renouveau du journalisme, entre programmeur et rédacteur, Simon Rogers dont l'intervention au TEDx Panthéon Sorbonne est à retrouver ci-dessous, crée depuis plusieurs années des visualisations interactives pour le site internet du journal The Guardian.

Référence dans le domaine, le spécialiste de l'analyse des données qui revendique son inappétence pour les maths se défend pour autant d'avoir des compétences en développement web ou en graphisme : « Des outils extrêmement simples et gratuits sont présents en ligne. Il n'y a pas besoin d'aller très loin. » > Retour aux sources Pour les dataphobes, Simon Rogers rappelle qu'il n'est pas nécessaire d'être familier avec les chiffres : > Un environnement de données à s'approprier.

- Le “data-journalisme” ne va pas tuer les journalistes, enfin, pas tous… Nicolas Kayser-Bril au Figaro le 18 janvier 2013 Le “data-journalisme”, plus qu’un mot à la mode, n’est pas non plus la solution miracle aux problèmes de monétisation de la presse. Cette innovation bouleverse les métiers et contraint les rédactions à plus de polyvalence et de collaboration. Nicolas Kayser-Bril animait vendredi 18 janvier une conférence au Figaro présentant le data-journalisme et sa présentation a suscité intérêt, scepticisme et crainte tout à la fois. Des réactions qui résument assez bien la palette des sentiments qui émergent quand on évoque le “journalisme de données”.

Mais, avec le “journalisme de données”, de quoi parle-t-on exactement ? Ce qui est différent c’est l‘interactivité de l’information et la possibilité de naviguer dans le contenu pour y puiser ce qui nous concerne ou nous intéresse personnellement. Ce qui change, c’est le choix de ce mode de représentation pour illustrer un championnat de football. Datavisualisation sur DataWrapper par Nicolas Kayer-Bril. En quoi les pratiques data-journalistiques diffèrent elles du journalisme traditionnel ? De nos jours, une grande partie des articles que l’on trouve dans la presse en ligne s’inscrivent dans une course à la rapidité de la publication de l’information dans le but d’attirer la plus forte audience. Les infos non vérifiées et le mimétisme sont monnaie courante, et l’on voit très peu de réelle investigation, car trop coûteuse. Au point qu’il n’est pas rare de de voir des lecteurs corriger les journalistes par l’intermédiaire des commentaires ou des réseaux sociaux.

Le datajournalisme est l’opposé de ce schéma journalistique : la rentabilité y est sacrifiée sur l’autel de l’investigation, de la narration, et de la qualité de l’information proposée. Lorsqu’une équipe de datajournalistes veut produire une dataviz, elle doit agir avec précaution. L’entièreté de ce processus engendre une série d’implications conséquentes pour les rédactions qui adoptent le datajournalisme. Un exemple de datavisualisation portant sur la cause des décès aux frontières en Europe. 10 conseils à un jeune journaliste (web), par Nicolas Becquet. Billet rédigé par Nicolas Becquet (Webmaster éditorial et journaliste à L’Echo) dans le cadre d’un atelier délivré en alternance avec Olivier Lambert (CEO Doc Side Stories) lors des masterclass que j’organise pour l’IHECS Ce post aurait très bien pu s’intituler Lettre à un jeune journaliste web, en référence à la correspondance que Rainer Maria Rilke a entretenue avec un jeune poète, Franz Xaver Kappus, âgé de 20 ans, à la recherche de conseils sur son œuvre en gestation.

Le recueil intitulé Lettres à un jeune poète, est composé de dix courriers, écrits entre 1903 et 1908. Il y expose sa vision de la création et de l’acte littéraire. Il s’agit, selon le sous-titre du recueil, d’une “méditation sur la solitude, la création, l’accomplissement intérieur”. L’aventure poétique décrite s’articule autour de trois thèmes qui sont, selon moi, également applicables au métier de journaliste. Voici donc sur cette base, dix conseils pour un jeune journaliste: 1 – Le terrain, le terrain, le terrain. Les trucs d'un journaliste pour faire parler de vous dans les mé. Formation et déformation des journalistes (1) Pauvreté des formations, appauvrissement du journalisme J’ai récemment vu deux amis qui ont fait le Centre de formation des journalistes de Paris (CFJ) avec moi il y a 35 ans, et je leur ai demandé quels souvenirs ils gardaient de l’école ; les deux m’ont fait la même réponse, assez stupéfiante : « nous n’avons rien appris ».

Puis en creusant, nous nous sommes souvenus de nos cours de culture générale, de droit, d’histoire, d’histoire économique. Et bien tous ces cours que nous trouvions sensationnels et dont on se souvient trente-cinq ans après, on n’arrêtait pas de nous dire à l’époque qu’ils ne servaient à rien, qu’on les faisait uniquement pour avoir nos équivalences universitaires. Et les choses sont sans doute encore pires aujourd’hui… En revanche, il y a trente-cinq ans, on commençait déjà à nous inculquer la pratique de ce qui à mon avis a pollué à la fois les médias et donc la formation des journalistes : le microtrottoir. Des écoles en symbiose avec les grands médias. 10 conseils à un jeune journaliste (web), par Nicolas Becquet. Les trucs d'un journaliste pour faire parler de vous dans les mé. Anatomie d'un site Web responsive parfait. - Le “data-journalisme” ne va pas tuer les journalistes, enfin, pas tous… Ecoles : le nouveau labo des journalistes.

Une bien étrange entreprise : le Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes (CFPJ) La naissance d’une industrie En juillet 1946, au sortir de l’Occupation, deux résistants, Philippe Viannay et Jacques Richet fondent le Centre de formation des journalistes. L’initiative a pour but, selon les mots de Louis-Guy Gayan [1] de « réapprendre la liberté et d’abord, la première d’entre elles : celle de s’exprimer » [2]. En 1969, le CFJ décide de développer la formation continue des journalistes en créant le Centre de perfectionnement des journalistes (CPJ).

Devenu aujourd’hui le CFPJ Médias [3], il accueille des apprentis journalistes ou des professionnels qui souhaitent se perfectionner. Si le CFJ demeure une entité à part - il s’agit d’une association loi 1901 à but non lucratif avec un conseil d’administration propre et un budget distinct -, il contribue à la renommée du CFPJ qui aime à s’ériger en « école de référence ».

C’est, qu’entre temps, une « industrie de la formation » est née. Le marketing pour gouverne Le nouveau mot d’ordre de la rue du Louvre ? Élodie Gabillard. Les écoles de journalisme sont-elles vouées à disparaître? Le 30 septembre 2013, la plus ancienne école de journalisme belge, l’IDJ (Institut de journalisme, créé en 1922), fermait ses portes. Une décision prise quelques mois plus tôt à l’unanimité de son conseil d’administration. “A quoi bon former des journalistes qui ne trouveront pas de travail ou deviendront précaires, explique Jean-François Dumont, ancien président de l’IDJ. Les formations se multiplient et l’emploi se raréfie. En Belgique, environ quatre cents nouveaux journalistes sortent chaque année d’une dizaine de filières, pour une quarantaine de postes. Ce système devient absurde.” En 2006 déjà, il avait coordonné Le Livre noir des journalistes indépendants, édité par l’Association des journalistes professionnels.

De plus en plus de diplômés pour de moins en moins de débouchés Cet écart de un à dix dans les statistiques s’explique en partie par la définition très floue du métier de journaliste. Tout n’est pas rose pour autant. - Les impostures de “l’écriture web” Ecriture web Si l’on en croît la vulgate de certains “experts” journalistiques ou marketing, écrire pour le web requiert un savoir-faire complexe et bien précis. Il s’agirait de suivre des règles incontournables si l’on veut plaire au lecteur et faire de l’audience. Ce point est soulevé par Morgane Tual dans son dernier coup de gueule via lequel elle raille ces formateurs sexagénaires débitant ce genre de règle absurde avec une “certitude insensée”.

Ecrire court à tout prix alimente l’idée qu’on ne peut pas créer de la profondeur sur Internet, que tout est forcément superficiel et creux. En réalité, il ne faut pas écrire court, il faut écrire “dense” : dire un maximum de choses avec un minimum de mots. Mais écrire dense, cela veut dire avoir des choses à dire, avoir de l’information, des faits à délivrer. En réalité, le verbiage avait surtout pour fonction d’augmenter artificiellement la pagination rédactionnelle, pour augmenter le nombre d’insertions de pub.

Le-petit-clearstream. Jeunes journalistes: qu’est-ce qu’on attend pour ne plus suivre les règles du jeu ? » Article » OWNI, Digital Journalism. Jeune journaliste web, Morgane Tual pousse un double coup de gueule contre ses confrères. Anciens ou petits nouveaux, secouez-vous ! [Préambule de Jean-Christophe Féraud, sur le blog duquel ce billet a été publié.] Cela faisait un moment que j’avais envie de savoir comment les jeunes journalistes web-natives vivaient leur entrée dans une profession qui, dans les faits, n’a plus rien d’un rêve de gosse rose bonbon : précarité institutionnalisée en forme de stages et CDD à répétition, productivisme Shiva en guise de vadémécum, règne des petits chefs sur des rédactions web organisées pour le flux et rien que pour le flux, arrogance aveugle des “newsosaures” de l’ère imprimée face à la grande mutation numérique de l’information… La condition faite à cette génération surdiplômée et bien mieux formée que nous ne l’étions est indigne.

Et la crise de la presse n’explique pas tout. Envie d’écrire, mais manque d’inspiration. Twitter sert à tout, même à trouver de quoi bloguer. Les vieux cons. Le lavage de cerveaux en liberté, par Noam Chomsky (Le Monde diplomatique, août 2007) Commençons par la question des médias. En France, en mai 2005, lors du référendum sur le traité de Constitution européenne, la plupart des organes de presse étaient partisans du « oui », et cependant 55 % des Français ont voté « non ». La puissance de manipulation des médias ne semble donc pas absolue. Ce vote des citoyens représentait-il aussi un « non » aux médias ? Le travail sur la manipulation médiatique ou la fabrique du consentement fait par Edward Herman et moi n’aborde pas la question des effets des médias sur le public (1). C’est un sujet compliqué, mais les quelques recherches en profondeur menées sur ce thème suggèrent que, en réalité, l’influence des médias est plus importante sur la fraction de la population la plus éduquée.

La masse de l’opinion publique paraît, elle, moins tributaire du discours des médias. Quant aux principaux partis politiques des deux pays, aucun ne défend ce point de vue. Prenons, par exemple, le cas de l’Allemagne au début des années 1930.