
RELATIONS PRESSE - POUVOIR
Get flash to fully experience Pearltrees
Bettencourt : le commando du Château - Libération
Par NICOLAS CORI , ANTOINE GUIRAL Pour comprendre comment le pouvoir s’est affranchi de la loi sur la protection des sources des journalistes, il faut revenir à ce début d’été 2010. Ce moment où, devant les révélations de l’affaire Bettencourt, l’Elysée a paniqué. Le respect du code pénal n’était alors rien comparé aux risques encourus par le pouvoir exécutif. «Vol». Au cœur du cyclone , le ministre du Travail, Eric Woerth, trésorier de l’UMP.Journalistes espionnés : vers des mises en examen place Beauvau ? - Média - Nouvelobs.com
Le contre-espionnage a bien examiné, selon "Le Monde", les appels d'un de ses journalistes pour identifier ses sources dans l'affaire Bettencourt, une pratique illégale que le ministre de l'Intérieur a confirmée et qui pourrait entraîner des mises en examen de responsables place Beauvau . Le quotidien, en tant que partie civile, a accès aux pièces de l'instruction. " Le Monde " rapporte donc jeudi 1er septembre que la juge Sylvie Zimmermann a la preuve que la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a effectué une recherche des facturations détaillées (fadettes) d'appels téléphoniques passés par son journaliste Gérard Davet en juillet 2010. Une information judiciaire avait été ouverte en mai dernier, notamment pour " atteinte au secret des correspondances par personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions" après une nouvelle plainte du "Monde", le parquet ayant classé sans suite une première plainte du quotidien.Stasi, le mot peut sembler outrancier. Ce n’est pas moi qui compare la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) à l’ancienne police secrète de la RDA, c’est... Brice Hortefeux. Il y a près d’un an, en pleine affaire Bettencourt, celui qui était encore ministre de l’Intérieur jurait ses grands dieux que la DCRI ne fouillait pas dans les relevés téléphoniques des journalistes : « La DCRI, ce n’est pas la Stasi ou le KGB, l’objectif de la DCRI n’est pas de suivre les journalistes », avait-il déclaré en novembre à plusieurs reprises. (Voir la vidéo de France 2) A l’époque, le pouvoir admettait avoir farfouillé dans les relevés téléphoniques d’un des informateurs supposés du journal : un conseiller de l’ancienne garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie (qui sera brutalement mutée en Guyane).

