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Bretagne : un an après, le retour des Bonnets rouges ? "Quand on refuse de nous écouter, c'est normal qu'à un moment il y ait un cri de désespoir", considère Thierry Merret, président de la FDSEA du Finistère.

Bretagne : un an après, le retour des Bonnets rouges ?

Accompagnés d'une centaine de tracteurs, des producteurs de légumes bretons ont mis le feu à des bâtiments publics, vendredi soir à Morlaix. Centre des impôts dévasté, Mutualité Sociale Agricole entièrement détruite. Un coup de colère pour dire non aux contraintes fiscales et administratives qui pèsent sur leur profession. La fronde bretonne peut être violente. Thierry Merret refuse de parler de violences : "Les pilotes d'Air France ne cassent peut être rien mais leur grève coûte 15 millions d'euros par jour.

" Députée PS du Finistère, Chantal Guittet condamne catégoriquement les destructions : "Les agriculteurs doivent apprendre à dialoguer plutôt que de tout casser. Un retour des Bonnets rouges ? Sacrés bretons. Pourquoi les Bretons osent (encore) se révolter. Le mouvement des Bonnets rouges n'est pas un sécessionnisme de type chouan.

Pourquoi les Bretons osent (encore) se révolter

Il représente une allégorie du village gaulois qui résiste encore et toujours à l'envahisseur : Bruxelles, la désindustrialisation et la ponction fiscale. En face, tremble le gouvernement retranché de Petibonum, commandé par le Décurion Marcus Ayraultus et le Centurion Caïus Hollandus. Oui, une agriculture bretonne bonne, propre et juste, c'est possible! Bretagne : la descente aux enfers du poulet. "Des poulaillers à perte de vue !

Bretagne : la descente aux enfers du poulet

" Christian Troadec, maire de Carhaix et fils d'aviculteur, est aujourd'hui l'une des personnalités les plus médiatiques du mouvement des Bonnets rouges. Il n'a pas oublié les images de son enfance quand, dans les années 1960, les campagnes du Centre-Bretagne étaient remplies de petits bâtiments de bois aux toits recouverts de feuilles de goudron. "Les exploitations agricoles étaient petites et les familles nombreuses, se souvient-il. Si on n'était pas parti dans la marine ou devenu curé, c'était une manière simple de rester vivre au pays.

BONNETS ROUGES OU CHAPEAUX RONDS ? Irresponsable. C'est le contribuable qui va.

BONNETS ROUGES Bretagne

L’économie bretonne est-elle en danger ? Doux, Gad, Amice-Soquet, Soprat, Tilly-Sabco dont les salariés ont défoncé ce lundi la grille de la sous-préfecture de Morlaix… La liste des entreprises bretonnes ayant connu plus ou moins récemment des difficultés est bien longue.

L’économie bretonne est-elle en danger ?

Mais l'économie bretonne se résume-t-elle à ces entreprises ? La révolte des « bonnets rouges » contre l'écotaxe symbolise-t-elle la fureur d'un territoire économiquement aux abois ? Ce serait un raccourci bien facile. Bien évidemment, les départements bretons souffrent, comme la France entière. Selon une enquête réalisée en juin par la CCI Bretagne, la conjoncture économique n'est pas bonne. . « Après avoir bien résisté à la 1ere vague de la crise fin 2008 et en 2009, l'économie bretonne se situe depuis deux ans sur une tendance encore plus défavorable qu'au niveau national. Un taux de chômage plus faible que la moyenne nationale Le déclin de secteurs vieillissants ? Un retournement du secteur est-il envisageable ?

Quand l'agroalimentaire français pratique le dumping social. L'Allemagne est régulièrement dénoncée par les filières agroalimentaires pour son recrutement de travailleurs "low cost" en provenance de l'Est, mais cette pratique se révèle amplement partagée en France, où intérimaires polonais et roumains viennent faire l'appoint sur les chaînes et dans les champs.

Quand l'agroalimentaire français pratique le dumping social

"Plus besoin de délocaliser les abattoirs, puisqu'on embauche des salariés roumains ou polonais à 4 euros de l'heure ! " lançait lundi Benoît Hamon, ministre délégué français à la Consommation sur Europe 1. La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, aussi a évoqué une "concurrence injustifiée" à propos de "salariés de pays européens avec un autre droit du travail qui les rend moins onéreux". Bretagne : une agro-industrie dont on ne veut plus. En Bretagne, l'agriculture et l'élevage intensifs sont rois.

Bretagne : une agro-industrie dont on ne veut plus

Un modèle productiviste dépassé qui a tiers-mondialisé une région en assurant la fortune de quelques-uns sur l'exploitation de beaucoup et la dégradation de l'environnement. Désormais que les eaux sont durablement polluées et que les algues vertes font fuir les touristes on fait mine de découvrir que, du jour au lendemain, comme n'importe quelle usine, les abattoirs peuvent fermer pour se délocaliser. Bretagne, tout n'est pas bon dans le cochon ! Avant de devenir aujourd'hui pour les Bretons un sujet d'inquiétude et de colère, l'agroalimentaire a longtemps été pour eux un motif de fierté.

Bretagne, tout n'est pas bon dans le cochon !

Le symbole d'une région dynamique et conquérante, ayant réussi à combler en quelques décennies son retard de développement économique sur le reste du pays. C'est dans les années 1950 que l'agriculture bretonne avait entamé sa révolution, sous l'impulsion de la très influente JAC (Jeunesse agricole catholique), également convertie au modernisme et à la productivité. Dans toute la Bretagne, les petites exploitations traditionnelles diversifiées à dimension familiale se sont alors transformées en entreprises spécialisées dans l'élevage intensif et intégrées dans de puissants groupements de producteurs. Jamais les écosystèmes n'ont été aussi malmenés Au-delà de son indéniable succès comptable, le modèle agricole breton a aussi été un modèle de destruction environnementale.