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Les impacts sur la biodiversité

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Biodiversité : l’humanité face à ses responsabilités. Chercheurs et gouvernants au chevet de la biodiversité. « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs », avait lancé Jacques Chirac lors du sommet mondial de la Terre de Johannesburg, en 2002, pointant ainsi la menace du réchauffement climatique. Lecture d'un message - mail Orange.

Le déclin ininterrompu de la faune sauvage. Mammifères, oiseaux, poissons, reptiles, amphibiens… Les populations de vertébrés ont été réduites de 60 % depuis 1970, révèle le WWF. Le déclin ininterrompu de la faune sauvage. Lacs, rivières, marais et mangroves disparaissent à grande vitesse. 35 % des zones humides, des milieux naturels à la biodiversité particulièrement riche, ont été détruits depuis 1970 sous le double effet de l’action de l’homme et du réchauffement.

Lacs, rivières, marais et mangroves disparaissent à grande vitesse

Nicolas Hulot veut sortir le sujet de la biodiversité de l’ombre. Hulot veut "éveiller les consciences" pour sauver la biodiversité. Pour la biodiversité, un demi-degré de réchauffement change tout. Une étude montre que limiter l’élévation des températures à 1,5 °C plutôt que 2 °C est un enjeu vital pour les animaux et les plantes.

Pour la biodiversité, un demi-degré de réchauffement change tout

LE MONDE | 17.05.2018 à 17h36 • Mis à jour le 17.05.2018 à 20h01 | Par Pierre Le Hir Hausse du niveau des mers, submersion des côtes, canicules et sécheresses plus sévères, précipitations plus intenses… Les menaces que fait peser le changement climatique sur les sociétés humaines sont connues. Mais il met aussi en danger l’ensemble du vivant. Or, pour la faune comme pour la flore, chaque degré de réchauffement – et même chaque demi-degré – est crucial. C’est ce que montre une étude de chercheurs britanniques et australiens, publiée jeudi 17 mai dans la revue Science. Ils ont ensuite fait tourner des modèles pour calculer le changement d’aire naturelle de chaque espèce, en fonction de différents scénarios climatiques. La plastification du monde serait irréversible. Rapport d’étonnement.

La plastification du monde serait irréversible

La matière artificielle qui enthousiasmait les années pop nous a entraînés dans une spirale de destruction naturelle. « On assiste à un effondrement de la biodiversité sauvage » Pour le biologiste Romain Julliard, l’érosion frappe tous les échelons : insectes, dont papillons et pollinisateurs, flore adventice et oiseaux.

« On assiste à un effondrement de la biodiversité sauvage »

LE MONDE | • Mis à jour le | Propos recueillis par Audrey Garric Romain Julliard est chercheur en biologie de la conservation au Muséum national d’histoire naturelle. Il s’alarme du déclin des « espèces communes de nos campagnes ». Que pensez-vous des nouveaux chiffres sur le déclin des oiseaux ? On sait depuis longtemps que les oiseaux déclinent en milieu agricole, mais on pensait que l’essentiel de ce phénomène datait des années 1980, avec l’intensification des pratiques agricoles et l’usage de pesticides tels le DDT, et qu’on avait atteint une sorte de plateau dans les années 2000.

Quel est l’impact d’une telle érosion de ces vertébrés ? Les oiseaux sont des espèces relativement résilientes, en raison de leurs larges aires géographiques, d’une certaine longévité et d’une alimentation diversifiée. On parle de sixième extinction... Face au « choc climatique », la biodiversité menacée d’extinctions massives. Si le réchauffement se poursuit jusqu’à + 4,5 °C, la moitié des espèces des régions les plus riches en faune et en flore risqueront de disparaître d’ici à 2 080.

Face au « choc climatique », la biodiversité menacée d’extinctions massives

Le Monde | • Mis à jour le | Par Audrey Garric Il y avait déjà la destruction et la fragmentation de l’habitat, sous l’effet de l’agriculture, de l’élevage ou de l’exploitation forestière, la chasse et le braconnage, les maladies et les pollutions. Dorénavant, au-dessus de ces menaces, s’ajoute le péril du changement climatique. En témoigne une étude réalisée par le Fonds mondial pour la nature (WWF) et les universités d’East Anglia (Royaume-Uni) et James-Cook (Australie), dont les résultats sont publiés dans la revue Climatic Change mercredi 14 mars ainsi que dans un rapport intitulé « La nature face au choc climatique ». Modélisation de 80 000 espèces. Le réchauffement pourrait menacer jusqu'à 50 % des espèces et. À +4,5°C de réchauffement par rapport à la Révolution industrielle - horizon qui se dessinerait si rien n'était fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre -, 48 % des espèces seraient susceptibles de disparaître au niveau local.

Le réchauffement pourrait menacer jusqu'à 50 % des espèces et

Mais ce risque serait divisé par deux si la hausse de la température moyenne était contenue à +2°C, limite fixée dans l'accord de Paris adopté en 2015 sous l'égide de l'ONU, note cette analyse publiée par la revue Climatic Change. "La biodiversité mondiale va souffrir terriblement au cours de ce siècle, à moins que nous fassions tout ce qui est en notre pouvoir" contre cela, prévient le Fonds mondial pour la nature (WWF), qui a coproduit l'étude, présentée comme la plus complète sur cette trentaine de zones.

Partout, le climat vient s'ajouter aux menaces pesant déjà sur la faune et la flore : urbanisation, perte d'habitats, braconnage, agriculture non soutenable... Pourquoi parle-t-on bien plus du changement climatique que de l’érosion de la biodiversité ? Une étude de chercheurs franco-canadiens montre une différence importante de traitement médiatique entre les enjeux liés au changement climatique et ceux liés à l’érosion de la biodiversité.

Pourquoi parle-t-on bien plus du changement climatique que de l’érosion de la biodiversité ?

Plusieurs événements institutionnalisés, largement relayés par les médias, existent aujourd’hui autour du changement climatique. La survenue d’évènements climatiques extrêmes renvoie aussi régulièrement à cette problématique. Les enjeux de biodiversités portent plus sur des enjeux locaux sur lesquels il n’est pas toujours simple de sensibiliser l’opinion publique. Hécatombe « catastrophique » dans la Grande Barrière de corail australienne.

Environ 30 % des coraux sont morts durant la vague de chaleur de 2016, selon une étude publiée dans « Nature ».

Hécatombe « catastrophique » dans la Grande Barrière de corail australienne

Le corail, qui abrite des créatures marines, a souffert de la hausse des températures de l’eau. Année noire pour la Grande Barrière de corail australienne. Ce joyau du Patrimoine mondial de l’humanité a subi une hécatombe « catastrophique » de ses coraux pendant une vague marquée de chaleur en 2016, menaçant une plus grande diversité de vie marine qu’estimé jusqu’alors, prévient une étude publiée par la revue scientifique Nature, mise en ligne mercredi 18 avril. Environ 30 % des coraux du vaste ensemble sont morts durant la vague de chaleur survenue entre mars et novembre 2016. Le réchauffement accélère la migration des plantes vers les cimes. Une vaste étude européenne montre que la hausse des températures risque de bouleverser les écosystèmes montagnards.

Le réchauffement accélère la migration des plantes vers les cimes

Quelque 60% des primates menacés d'extinction. Washington (AFP) Des gorilles aux gibbons, environ 60% des primates, les plus proches parents biologiques de l'homme dans le monde animal, sont menacés d'extinction en raison de la dévastation résultant des activités humaines, révèle une recherche alarmante.

Quelque 60% des primates menacés d'extinction

"Ce qui est inquiétant c'est qu'environ 60% des espèces de primates sont désormais menacées de disparaître et que quelque 75% voient leurs populations décliner", résument les 31 primatologues dont les travaux analysant chaque espèce connue sont parus mercredi dans la dernière édition de la revue américaine Science Advances. "La vérité, c'est que nous sommes à un moment critique pour un grand nombre de ces créatures", juge Paul Garber, professeur d'anthropologie à l'Université d'Illinois, principal co-auteur avec Alejandro Estrada, de l'université nationale autonome de Mexico. Le monde des forêts sauvages recule rapidement.

Selon une étude fondée sur des images satellites, en treize ans, 920 000 km2, soit 7,2 % de ces précieux écosystèmes boisés dans le monde, ont disparu. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Martine Valo Non, « Les dernières frontières des contrées sauvages » n’est pas le titre d’un film d’aventure, mais celui d’un nouveau diagnostic sur la perte des ressources naturelles qui s’accélère autour du globe. Cette fois, il s’agit d’ausculter l’état des forêts, mais pas n’importe lesquelles. L’étude publiée vendredi 13 janvier dans Science Advances porte sur les plus précieux des paysages forestiers encore intacts (Intact Forest Landscapes, IFL) de la planète, qui représentent environ un cinquième du couvert forestier mondial.

Une planète sans singes. Editorial. Une étude publiée par « Science Advances » fait redouter une extinction des primates d’ici vingt-cinq à cinquante ans. Un signal d’alarme qu’il ne faut surtout pas négliger. En vingt ans, la Terre a perdu un dixième de ses espaces sauvages. Cette perte de 10 % depuis le début des années 1990 risque de se répercuter sur la biodiversité et la régulation du climat. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Clémentine Thiberge Trois millions de kilomètres carrés, c’est la superficie de l’Inde. C’est aussi la surface de nature sauvage que notre planète a perdue depuis le début des années 1990, selon une étude australienne parue jeudi 8 septembre dans la revue Current Biology. La crise de la biodiversité en 10 chiffres. Pendant une semaine, 750 experts internationaux sont réunis en Colombie afin de trouver des solutions pour lutter contre la disparition des espèces animales et végétales dans le monde.

Faisons, en chiffres, un tour d'horizon de cette crise de la biodiversité qui menace la planète. La moitié des sites du patrimoine mondial sont menacés par des activités industrielles. Biodiversité : tous les indicateurs sont au rouge. L’extinction des pollinisateurs menace 1,4 milliard d’emplois, selon un rapport. Quelque 1,4 milliard d’emplois et les trois quarts des cultures dépendent d’animaux pollinisateurs, gravement menacés, souligne un rapport publié lundi. « La sécurité alimentaire et les emplois dans le monde sont en danger, à moins d’une action rapide pour mettre un terme au déclin des pollinisateurs », préviennent des chercheurs de l’université de Reading, au Royaume-Uni, qui ont contribué à un rapport publié lundi 28 novembre dans la revue Nature.

L'inquiétant état de santé de la planète – – Environnement-magazine.fr. Tous les deux ans, WWF publie son rapport Planète vivante. Plus de la moitié des vertébrés ont disparu en quarante ans. En vingt ans, la Terre a perdu un dixième de ses espaces sauvages. La biodiversité mondiale disparaît à grande vitesse. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Martine Valo (Hawaï (Etats-Unis), envoyée spéciale) La faune et la flore disparaissent inexorablement de la planète. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publie dimanche 4 septembre l’actualisation de sa fameuse liste rouge des espèces menacées, et le constat est très inquiétant. Sur les 82 954 espèces animales et végétales prises en compte, 23 928 sont menacées d’extinction, dont 5 107 sont en « danger critique », 7 602 « en danger » et 11 219 sont considérées comme « vulnérables ». Cet inventaire a été réalisé par ce vaste réseau de protection de l’environnement auxquels collaborent environ 10 000 experts internationaux et adhèrent ONG et gouvernements.

Un dernier avertissement pour sauver la nature. Tous les quatre ans, quand l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) se réunit au niveau mondial, les médias découvrent que la biodiversité de la planète est menacée et dressent un fugace constat des dégâts. Abeilles: nous n’avons plus que 24H pour mettre fin au permis de tuer.