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La malbouffe

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Taxer la malbouffe. Adieu, taxes sur les sodas, les farines, les huiles ou les produits de la mer.

Taxer la malbouffe

Demain, une seule taxe pourrait frapper la malbouffe, en fonction du « niveau de calories » ou de la « qualité nutritionnelle ». Cette proposition émane de la Direction générale du Trésor, qui a publié ce jeudi une étude sur le coût socio-économique des kilos en trop, avec une liste de mesures à prendre. Les députés, toujours à la recherche de moyens pour financer les politiques publiques, ne manqueront pas d'y jeter un coup d'oeil à la veille du vote des textes budgétaires. Un coût de 20,4 milliards par an.

Les Français veulent consommer "mieux", mais n'ont pas confiance en les marques. Photo d'illustration (Crédit : bogitw/Pixabay) L’année 2016, un tournant pour la consommation responsable ?

Les Français veulent consommer "mieux", mais n'ont pas confiance en les marques

C’est en tout cas ce que semble montrer l’étude d’Ethicity-Greenflex qui a sondé 4 100 personnes de 15 à 74 ans. Selon 50,5 % d'entre elles, pour consommer responsable, il faut consommer autrement. Pour la première fois depuis 2004, la consommation responsable correspond plus à “consommer mieux” qu'à "consommer moins". Consommer local Consommer autrement, comment ? Ensuite viennent les aspects sociaux. Des produits plus naturels et plus frais L’étude révèle aussi que les premières préoccupations des Français sont le bien-être et la santé, loin devant le coût de la vie, le chômage ou la précarité. À LIRE AUSSI : Vous voulez changer le monde ? L'environnement joue un rôle important dans ce changement de perception, qui touche particulièrement les 15-24 ans : 75 % d’entre eux considèrent que la prise en compte du développement durable est une nécessité.

Où en est-on du combat contre la « malbouffe » en France ? Jean-Pierre Coffe, militant du « manger mieux », est mort mardi.

Où en est-on du combat contre la « malbouffe » en France ?

Il aura contribué à la prise de conscience des problèmes liés à l’industrie alimentaire. LE MONDE | • Mis à jour le | Propos recueillis par Faustine Vincent Serge Hercberg, président du Programme national nutrition santé (PNNS) et professeur de nutrition à la faculté de médecine Paris-XIII, estime que Jean-Pierre Coffe, mort mardi, « a contribué à la prise de conscience de la nécessité de mieux manger ». Mais, dans cette quête, les plus défavorisés restent sur le bord de la route. Et les lobbys industriels font de la résistance. Quel impact les émissions culinaires, dont celles de Jean-Pierre Coffe, ont-elles eu sur le comportement des consommateurs ?

Serge Hercberg : Elles ont contribué à la prise de conscience des problèmes liés à l’industrie alimentaire, et témoignent d’un regain d’intérêt pour la cuisine. Lire aussi : Jean-Pierre Coffe, le pourfendeur de la malbouffe Jusqu’en 2000, il n’y avait rien. Pourquoi ? Santé : un Français sur deux est en surpoids. Le suivi de près de 30 000 personnes montre que l’obésité reste un problème majeur de santé publique, en particulier chez les plus pauvres.

Santé : un Français sur deux est en surpoids

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Pierre Le Hir Trop gras, trop gros. Voilà le portrait-robot de près d’un Français – et d’une Française – sur deux, tel qu’il ressort d’une étude publiée, mardi 25 octobre, dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire. Inédite par son ampleur et sa méthodologie, elle confirme que l’obésité est très fortement corrélée aux inégalités sociales.

Ces résultats sont issus du suivi de la « Cohorte constances », un programme de recherche lancé en 2012, que pilotent conjointement l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et la Caisse nationale de l’assurance-maladie des travailleurs salariés (Cnamts). Les épidémiologistes ont passé au crible les données de près de 29 000 participants âgés de 30 à 60 ans en 2013, répartis à égalité presque parfaite entre les deux sexes. Déséquilibre entre les sexes. L’obésité touche 13% de la population mondiale. Plus de 640 millions d’adultes.

L’obésité touche 13% de la population mondiale

En plein essor dans le monde, l’obésité touche aujourd’hui 13% de la population mondiale. Le rythme de progression de cette épidémie est tel que ce pourcentage pourrait atteindre les 20% d’ici 2025. Ces chiffres proviennent d’une étude publiée ce vendredi dans la revue médicale britannique The Lancet. Présentée comme l’une des plus complètes réalisées à ce jour sur le sujet, elle se fonde sur des données concernant 19 millions de personnes majeures, vivant dans 186 pays.

Le professeur Majid Ezzati, de l’Imperial College de Londres, est le coordinateur de ce travail d’ampleur. A lire aussi Obèses, moches ou mal habillés : ces discriminés silencieux Sur les 641 millions d’adultes obèses évalués en 2014, 375 millions sont des femmes et 266 millions des hommes. «Un problème important de santé publique» Des disparités très importantes sont observées selon les pays. L’étude intégrale publiée dans The Lancet LIBERATION Avec AFP.