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Esprit critique

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Posséder un Picasso protégerait du cancer. Une étude française très médiatisée suggère que les gros consommateurs de produits bio auraient un risque 25 % moins élevé de développer un cancer. Cette étude menée par des chercheurs de l'Inra, de l'Inserm, du Cnam et de Paris-XIII est sérieuse et a été publiée dans la prestigieuse revue Jama. La baisse est évaluée à moins de 34 % pour le cancer du sein chez la femme ménopausée et à moins de 76 % pour le lymphome non hodgkinien, mais n'est pas significative pour les autres cancers. Les chercheurs ont suivi 68 946 participants de la cohorte NutriNet-Santé pendant cinq ans, qu'ils ont classés en fonction de leur consommation autodéclarée de produits bio. Mais cela ne veut pas forcément dire que le bio réduit les risques de cancer de 25 %. Cela n'est pas non plus une preuve que les aliments non bio donnent le cancer. C'est d'ailleurs ce que reconnaissent très honnêtement les auteurs de l'article.

Failles méthodologiques Le facteur confondant Une corrélation ne veut pas dire causalité. Interpréter un intervalle de confiance. Certaines notions utiles à l'interprétation du risque relatif ont été précédemment présentées (cf. fiche « Risque relatif et odds-ratio »), de même que le cadre général d'interprétation du résultat d'un essai (cf. fiche « Deux types d'erreur »). Plutôt que de donner les résultats en valeur absolue (pourcentage de guérison par exemple), la conclusion d'un essai thérapeutique comparant un médicament et un placebo ou deux médicaments peut se résumer à une information minimum : le risque relatif (RR), assorti de son intervalle de confiance (IC). L'intervalle de confiance d'une mesure (par exemple, le risque relatif) donne la « marge d'incertitude » autour de cette mesure. Traditionnellement on présente un intervalle de confiance « à 95 p. 100 ».

Cela signifie qu'il y a 95 p. 100 de chances que la « vraie » valeur se trouve entre les bornes de cet intervalle. Les informations fournies par le risque relatif assorti de son intervalle de confiance sont nombreuses, notamment. Lire et comprendre un article scientifique, le guide pour débutants – Jennifer Raff. L’article de la semaine dernière ( « La vérité sur les vaccins : votre médecin est plus compétent que Google ») a déclenché une discussion très vive, avec des commentateurs essayant de me persuader (et les autres lecteurs) que leur article démontrait que tout ce que j’avais dit était faux.

Même si je vous encourage à aller lire ces commentaires et à y contribuer aussi, je veux me concentrer ici sur la question plus large que ce débat a soulevé : qu’est ce qui constitue l’autorité scientifique. Cet article est une traduction de : How to read and understand a scientific paper: a guide for non-scientists Ce n’est pas juste un problème académique abstrait : se tromper sur l’état de la science a de réelles conséquences. Par exemple, quand une communauté refuse de vacciner ses enfants car ils ont peur des « toxines » et pensent que prier (ou un régime particulier, du sport et « une vie saine ») suffit à prévenir les infections, des épidémies surviennent.

Les instructions pas-à-pas WordPress: Les biais et erreurs des études scientifiques. Le dictionnaire définit le biais comme une "inclination unilatérale de l'esprit ". Pour ce qui concerne les études scientifiques, il définit une disposition systématique de certains essais à produire des résultats meilleurs ou pires que dans d'autres modèles d'études.

Mal commencé, mal terminé Lorsqu'un biais est découvert, il résulte, la plupart du temps, en une importante surestimation des effets du traitement. Des essais avec un protocole médiocre rendent les traitements plus efficaces qu'ils le sont en réalité. Ils peuvent même faire croire qu'ils marchent alors que ce n'est pas le cas. C'est pourquoi les bons guides pour revues systématiques suggèrent des stratégies afin de minimiser ces biais, en évitant notamment d'y inclure les études contenant des sources de biais connues. Mais ces avertissements sont plus souvent ignorés que pris en compte. Le processus de randomisation est très important car il élimine les biais de sélection dans les études. Les exemples abondent. Notre raison est-elle rationnelle? L’adage dit qu’on a toujours deux raisons pour faire quelque chose : une bonne raison et la vraie raison. Des travaux en neurosciences et en psychologie tendent aujourd’hui à montrer que la vraie raison est rarement rationnelle.

Faites entrer l’accusé ! Un tribunal scientifique, présidé par des chercheurs en sciences cognitives, ouvre un procès inédit : celui de notre raison. D’un côté la défense se veut sereine. Les preuves sont là : des centaines voire des milliers d’écrits de philosophes ou encore de longues listes de prix distinguant les plus grands savants qui ont éclairé au fil des siècles la connaissance humaine.

La démonstration est irréfutable, triomphante : notre raison célèbre la logique, seule à même d’éclairer nos choix. De l’autre, l’accusation n’est pas en reste : sur sa table, des piles d’articles scientifiques, des résultats d’imagerie cérébrale, autant d’expériences de psychologie et de neurosciences. La fonction première de la raison est sociale. Comment ? Lecture critique (9) : L’aveugle dans les essais cliniques. | Etudes & Biais.

La science du tabagisme et le sophisme de Big Tobacco [Difficulté : facile] (4000 mots / ~25 mins) Too long ; Won’t read … Les observations savantes et médicales sur la nocivité du tabagisme datent au moins du 17e siècle.Les observations scientifiques sur la nocivité du tabagisme datent du milieu du 19e siècle.Les premières études épidémiologiques établissant une forte corrélation entre tabagisme et différentes maladies, surtout le cancer du poumon datent des années 20.Les premières études de cohortes définitivement conclusives sur la cancérogénicité du tabagisme datent du début des années 50.La stratégie de manipulation médiatique des « marchands de doute » inventée par Hill et Knowlton en 1953 consiste à créer l’illusion d’un faux équilibre et d’une controverse scientifique aux yeux du grand public afin de nier l’existence d’un consensus scientifique.La science sur le tabagisme existe indépendamment et préexiste aux manipulations des cigarettiers.C’est en réaction au consensus scientifique déjà existant et toujours plus solide que la stratégie des marchands de doute est inventée.

The PubChem Project. Santé et sécurité au travail. Comment former à l'esprit critique? Temps de lecture: 7 min La formation de l'esprit critique apparaît comme un objectif mis en exergue dans tous les textes officiels de l’Éducation nationale. Elle est présente par exemple dans le référentiel de compétence des enseignants, cela juste après l'item «transmettre les valeurs de la République»: d'après ce texte, les enseignants ont pour mission d'«aider les élèves à développer leur esprit critique, à distinguer les savoirs des opinions ou des croyances, à savoir argumenter et à respecter la pensée des autres». C'est une exigence que l'on trouve aussi mise en avant dans le programme d'Enseignement moral et civique ou dans le socle commun de compétences, de connaissance et de culture.

L'esprit critique est présenté comme une compétence qui doit être mis en œuvre dans le cadre de tous les enseignements. L'actualité plus ou moins récente a conduit à la mise en œuvre de plusieurs initiatives autour de la formation à l'esprit critique. L’«esprit critique», une compétence transversale? Penser critique | Une boîte à outils pour trier le vrai du faux et résister aux tentatives de manipulation. Chemical Industry Archives. Social Clicks: What and Who Gets Read on Twitter? Abstract : Online news domains increasingly rely on social media to drive traffic to their websites. Yet we know surprisingly little about how a social media conversation mentioning an online article actually generates clicks.

Sharing behaviors, in contrast, have been fully or partially available and scrutinized over the years. While this has led to multiple assumptions on the diffusion of information, each assumption was designed or validated while ignoring actual clicks. We present a large scale, unbiased study of social clicks - that is also the first data of its kind - gathering a month of web visits to online resources that are located in 5 leading news domains and that are mentioned in the third largest social media by web referral (Twitter). Our dataset amounts to 2.8 million shares, together responsible for 75 billion potential views on this social media, and 9.6 million actual clicks to 59,088 unique resources.

Study: 70% of Facebook users only read the headline of science stories before commenting. NEW YORK, NY – A recent study showed that 70% of people actually never read more than the headline of a science article before commenting and sharing. Most simply see a headline they like and click share and make a comment. A recent study showed that 70% of people actually never read more than the headline of a science article before commenting and sharing. Most simply see a headline they like and click share and make a comment. Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Nullam consectetur ipsum sit amet sem vestibulum eleifend. Aliquam feugiat enim eget neque cursus viverra. Vestibulum vitae odio nec sapien consectetur eleifend at nec risus.

Fact-Checking : méthodes & outils - Communication & Transformation Numériques des Territoires. Petit manuel à destination des journalistes, des communicant(e)s et des citoyen(ne)s averti(e)s, pour un usage raisonné et efficient de la vérification d’informations. En septembre dernier, j’ai été amené récemment à co-organiser, pour l’association Camp’TIC, un événement avec Rue89MOOC sur le sujet, ô combien d’actualité, du Fact-Checking.

Dans le cadre de l’animation de cette session sur les réseaux sociaux, j’ai synthétisé près d’une cinquantaine de sources pour vous offrir la substantifique moëlle de la vérification d’informations, en une infographie ! Je vous en livre ici les détails. En dépit de certaines croyance, le Fact-Checking n’est pas une pratique récente. Je dirais qu’il y a principalement 2 leviers à la montée en puissance du Fact-Checking. Parmi les principaux enjeux (et vous en aurez certainement d’autres à l’esprit), se trouvent : Vérifier un site Web (basée notamment sur cFactuel) Vérifier une image À quelle date la photo a-t-elle été prise ?

Vérifier une vidéo Débunkers. Tu ne commettras pas de sophismes. Croire, savoir, prouver. Synthèse. Croire, savoir, prouver Qu'est-ce que l'épistémologie? Epistémologie = Réflexion sur ce qu’est la connaissance, comment on l’obtient Réflexion sur la science comme effort pour accumuler des connaissances. (Mais toute connaissance n’est pas forcément scientifique : ex. la connaissance ordinaire, connaissance que l’on tire du monde par sa fréquentation). Quelle est la différence entre croyance et connaissance? Qu’est-ce qui caractérise la connaissance? Croire/Savoir Deux sens de « croire » 1/ sens descriptif, psychologique : je crois que p (où p désigne un contenu de pensée quelconque, une proposition) = je tiens pour vrai que p. 2/ sens normatif, épistémique : « je crois qu’il y a des extraterrestres dans la galaxie, mais je ne peux prétendre le savoir ».

Objectif/Subjectif Reformulation en termes de conditions nécessaires : croyance : au sens (1), adhésion, assentiment à un contenu de pensée, une proposition. Mais qu'est-ce qu'une justification? Convaincre/Persuader Voir aussi la synthèse sur. Croyances épistémiques et fake news – Esprit Critique | Critical Thinking. Selon une étude de Kelly Garrett et Brian Weeks qui vient d’être publiée dans la revue PLOS One, la manière dont nous envisageons la connaissance – comment nous pouvons connaître le monde et ses lois – est liée à notre propension à adhérer à des théories non étayées, telles que les « fake news » ou les théories du complot. Voici une traduction du résumé de l’article. L’article est disponible en entier ici.

Des perceptions erronées largement répandues nuisent à la capacité de décision des citoyens. Les conclusions fondées sur des mensonges ou des théories du complot non étayées sont risquées. Cet article montre que les croyances épistémiques des individus – c’est-à-dire les croyances sur la nature de la connaissance et la façon dont se crée la connaissance – ont des implications importantes de ce point de vue.

Référence Garrett RK, Weeks BE (2017) Epistemic beliefs’ role in promoting misperceptions and conspiracist ideation. Les Dix Commandements d’une Argumentation Rationnelle. Comments. Lorsqu'on débat sur des sujets scientifiques sensibles, on entend souvent dire que de toute façon, les multinationales payent des chercheurs pour produire en masse des études qui leur sont favorables et que l'opinion de la communauté scientifique est manipulée. Les exemples historiques souvent cités sont le changement climatique et le tabac.

Sauf qu'en réalité, ce n'est pas vraiment ce qui s'est produit, comme le confirment ces nouvelles révélations. En épluchant les publications d'ExxonMobil, géant pétrolier américain, entre 1977 et 2014, deux chercheurs se sont rendus compte que l'entreprise s'était rendue coupable d'un double discours. Alors que 83% de leurs publications scientifiques et 80% de leurs documents internes reconnaissaient le fait que le changement climatique était réel et causé par l'humanité, 81% de leurs tribunes parues dans la presse émettaient des doutes à ce sujet. Ces pratiques sont bien entendu absolument condamnables et inadmissibles. Recherche : redéfinir ce qui est significatif. Traditionnellement, cette valeur est de 0,05 ou 5 %. C’est « l’étalon-or » d’un résultat significatif.

Par exemple, si parmi deux groupes atteints de la même maladie, un seul a reçu le médicament que l’on veut tester pendant que l’autre groupe a reçu un placebo, l’amélioration de l’état de santé du premier groupe doit différer de l’autre de plus de 5 % pour être décrétée significative. L’un des problèmes est que 5 % est un seuil facile à franchir, pour peu que d’autres facteurs aient joué dans l’équation — changement de mode de vie, trop petit groupe, etc. En psychologie, on a dû admettre ces dernières années qu’on a abusé de la valeur-p, avec pour résultat une « crise de la reproductibilité » : quantité de recherches ont été publiées sans avoir fait la preuve que leurs résultats étaient « significatifs ». Conséquences d’une réforme. « Il faut réguler le marché de l'information sur Internet » La désinformation, qu'elle soit intentionnelle ou inconsciente, a trouvé avec Internet un puissant moyen d'amplification : des idées fausses se propagent massivement et influencent l'opinion publique, comme l'illustre en France la méfiance qui s'est installée vis-à-vis des vaccins.

Le nouveau marché de l'information constitué par le Web et ses « réseaux sociaux » pose ainsi aux sociétés démocratiques un défi majeur. Il est essentiel de comprendre les rouages de ce marché si on veut l'améliorer. Mais comment ? Nous avons interrogé Gérald Bronner, sociologue de la croyance et des opinions, qui a notamment publié La Pensée extrême.

Comment des hommes ordinaires deviennent des fanatiques (puf, rééd. 2016) et La Démocratie des crédules (puf, 2013). Quelle portée ont pour la sociologie les travaux de « sciences sociales computationnelles » de l'équipe italienne de Walter Quattrociocchi ? G. G. G. Pour en revenir aux théories du complot et aux fausses informations, elles ont toujours existé. Predatory Journals Hit By 'Star Wars' Sting - Neuroskeptic. Infographie. Illusions graphiques.