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Vie privée, visibilité, anonymat, pseudonymat

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Comment le web redéfinit la notion de vie privée. Quelle conception de la vie privée les géants du web imposent-ils ? Antonio A. CASILLI : On a souvent tendance à considérer les entreprises du secteur du numérique comme de simples acteurs économiques et technologiques qui introduisent des innovations et qui, par leur créativité, apportent des solutions à des problèmes existants. Or, il se trouve qu’elles sont aussi porteuses d’un ensemble de normes. Des injonctions, des formes prescriptives dont la nature est en même temps sociale et technologique. Par cela je ne veux pas dire qu’elles véhiculent un ensemble homogène de valeurs. Elles affichent des postures distinctes, quant à leur positionnement social, économique, politique. Quelles sont ces normes et pourquoi ont-elles un impact sur la vie privée, la privacy ?

Antonio A. D’autres ont plutôt voulu esquisser une analyse historique. Comment la définition de la privacy a-t-elle évolué dans le temps ? Antonio A. Antonio A. Que signifie cette négociation collective ? Antonio A. Antonio A. Vie Privée 2020 : quelle régulation pour les réseaux sociaux ? Réunis par la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) dans l'auditorium du journal Le Monde le 30 Novembre dernier, de nombreux experts du numérique ont débattu des enjeux de la vie privée à l'horizon 2020. Données personnelles, régulation, libertés, autant de réflexions pour « construire ensemble, le cadre éthique de l'univers numérique de demain. » Et les problématiques étaient nombreuses. Après vous avoir fait vivre les échanges en direct sur Twitter, retour sur la gestion des données, leur monétisation et la régulation des réseaux sociaux par les utilisateurs.

> Quand le public se dévoile Aujourd'hui, Facebook compte plus d'un milliard d'utilisateurs dans le monde. Alors les individus sont-ils devenus des « peoples » élaborant des stratégies d'image pour mieux se mettre en valeur ? « Cette nouvelle expressivité n'est plus celle du blogueur lettré qui sait faire des textes mais celle de tout le monde. > Pour une régulation collective des réseaux sociaux. Linguistique et numérique 4. Les écritures de Protée : identités pseudonymes. L’identité numérique est un thème largement traité dans les différentes disciplines SHS qui s’intéressent à la présentation de soi sur le web : sciences de l’information et de la communication, sociologie, philosophie, intelligence artificielle, droit, “humanités numériques”. Cet ensemble de données personnelles que nous déposons ou laissons à notre insu sur le web (ce que nous faisons, disons, partageons, ressentons, aimons, détestons, recherchons, etc.) via des procédures technologiques a fait l’objet de nombreuses analyses dans ces domaines.

L’expression langagière est commune à ces différents types de données, même s’il s’agit de “data”, dont on dit parfois qu’elles ne relèvent pas du discours, mais qui sont, toujours, même de manière minimale, des construits langagiers et discursifs. Sur ce point des formes langagières en ligne, que j’appelle des technodiscours élaborés à partir de formes technolangagières, les recherches ne sont pas très nombreuses. Des “noms faits à plaisir”. 1. Google Plus, la dictature des vrais noms. En obligeant les membres de son réseau social à utiliser leurs vrais noms, Google a commis une grave erreur, analysée ici par danah boyd.

Les liens de cet article sont en anglais. Tout le monde parle des“nymwars” [(contraction des termes anglais Anonym et Wars (guerres)], suite à la décision de Google Plus d’appliquer sa politique qui n’autorise que les comptes utilisant le “vrai nom” de leurs utilisateurs. Au départ, Google Plus a été pris d’une frénésie de suppression, éliminant les comptes qui enfreignaient la règle. Quand la communauté a fait part de son indignation, les dirigeants de Google Plus ont essayé d’apaiser leur colère en détaillant leur “nouveau” mécanisme “amélioré” pour appliquer la règle des “vrais noms” (en évitant de supprimer des comptes).

Cela n’a fait qu’intensifier la discussion autour de la valeur du pseudonymat. Des dizaines d’articles de blogs défendant le pseudonymat sont apparus, chacun détaillant ses arguments. Vous noterez qu’une thématique se dégage… La protection de la vie privée entre au programme de l'éducation civique. Jusqu'à présent, les fichiers de membres d'associations devaient être déclarés auprès de la CNIL sous une forme simplifiée en référence à la norme 23. Lors de sa séance du 9 mai 2006, la CNIL a décidé de simplifier davantage les procédures en choisissant de dispenser de déclaration les fichiers de membres d'associations. La loi informatique et libertés lui permet, en effet, de dispenser de déclaration certains traitements qui ne sont pas susceptibles, dans le cadre de leur utilisation régulière, de porter atteinte à la vie privée ou aux libertés des personnes.

Ainsi, les fichiers mis en œuvre dans le respect des conditions posées par la CNIL ne nécessitent plus de dépôt préalable d'une déclaration auprès d'elle. La procédure simplifiée est supprimée (abrogation de la norme 23) et remplacée par une dispense qui reprend en l'élargissant le contenu de la norme simplifiée 23, afin notamment de prendre en compte l'utilisation d'internet. Fichiers et traitements concernés. Vie privée sur Internet : état des lieux sur un débat en évolution. Beaucoup de publications au cours des dernières semaines ont traité de la question de la protection de la vie privée sur Internet. Jean-Marc Manach écrivait cette semaine dans un billet de son blog, que deux articles récemment publiés sur le site du Monde avait été parmi les plus téléchargés et signalés par les lecteurs à leurs correspondants de tout le site.

Autant de signes qui indiquent une réelle inquiétude sur cette question. Beaucoup de publications au cours des dernières semaines ont traité de la question de la protection de la vie privée sur Internet. Jean-Marc Manach écrivait cette semaine dans un billet de son blog, que deux articles récemment publiés sur le site du Monde avait été parmi les plus téléchargés et signalés par les lecteurs à leurs correspondants de tout le site [1]. Eric Schmidt tout d’abord, est le directeur d’une entreprise, Google, qui collecte en permanence une quantité considérable d’information sur chacune de nos actions sur Internet.

Notes [7] Boyd, Danah. La vie privée, un problème de vieux cons. MaJ : au vu de son succès, cet article est devenu un livre, au titre éponyme, La vie privée, un problème de « vieux cons » ? , qui peut être commandé sur Amazon, la Fnac, l’AppStore (pour iPhone & iPad), et dans toutes les bonnes librairies… Sommes-nous aussi coincés et procéduriers au regard de notre vie privée que la société de nos grands-parents l’était en matière de sexualité ? Dit autrement : assiste-t-on aux prémices d’un bouleversement similaire, d’un point de vue identitaire, à celui de la révolution sexuelle ? C’est la thèse esquissée dans un très intéressant article consacré aux bénéfices sociaux, personnels et professionnels du partage des données par les utilisateurs de réseaux communautaires et sociaux type « web 2.0« . « Au début, les gens avaient très peu d’inhibitions, et adoptaient des pratiques très risquées.

Ce qui n’a pas empêché la libération sexuelle d’avoir lieu, et de profiter, in fine, à l’ensemble de la société. Big Brother, un truc de vieux ? Jean-Marc Manach. Vie privée : le point de vue des “petits cons” Nombreux sont ceux qui pensent que les jeunes internautes ont perdu toute notion de vie privée. Impudiques, voire exhibitionnistes, ils ne feraient plus la différence entre vie publique et vie privée. Et si, a contrario, ils ne faisaient qu’appliquer à l’internet ce que leurs grands-parents ont conquis, en terme de libertés, dans la société ?

Dans « La vie privée, un problème de vieux cons ? « , je dressais un parallèle entre la façon désinhibée qu’ont les jeunes internautes de se dévoiler sur le Net et la révolution sexuelle, et me demandais si ceux qui sont gênés par cette façon décomplexée de s’exprimer ne seraient pas un peu coincés. Au-delà des problèmes d’inhibition des « vieux cons« , il est difficile d’aborder la question sans essayer de regarder de plus près comment, et pourquoi, les jeunes qui ont grandi avec le Net évoquent ainsi leurs vies privées dans des espaces publics. La vie privée ? Dans l’arène publique, ou via une interface technique. Une génération « rock’n roll »… 1. Vie privée sur Internet : état des lieux sur un débat en évolution.

Accueil > Rubriques > Vie privée sur Internet : état des lieux sur un débat en évolution Beaucoup de publications au cours des dernières semaines ont traité de la question de la protection de la vie privée sur Internet. Jean-Marc Manach écrivait cette semaine dans un billet de son blog, que deux articles récemment publiés sur le site du Monde avait été parmi les plus téléchargés et signalés par les lecteurs à leurs correspondants de tout le site [1]. Autant de signes qui indiquent une réelle inquiétude sur cette question. Il faut dire que les dirigeants des deux plus importantes sociétés de traitement de l’information sur Internet, Mark Zuckerberg pour le réseau social Facebook, et Eric Schmidt pour le moteur de recherche Google ont récemment jeté de l’huile sur le feu avec des déclarations qui ont provoqué un certain émoi. Tout ceci fait penser à un célèbre chanson de Georges Brassens. Autre aspect concerné, la collecte de données par des sociétés à des fins commerciales.

Peut-on devenir anonyme en publiant tout de soi. Par Hubert Guillaud le 18/02/11 | 9 commentaires | 3,680 lectures | Impression L’histoire qu’Hasan Elahi est venu raconter sur la scène de Lift commence à être connue. Elle a été notamment popularisée par Albert-Laszlo Barabasi en introduction de son dernier livre, Bursts et par les nombreuses expositions du travail d’Hasan Elahi. Hasan Elahi (Wikipédia) est un artiste américain dont la vie a basculé le 19 juin 2002, à l’aéroport de Détroit, alors qu’il rentrait d’une exposition en Afrique de l’Ouest et qu’un douanier l’arrête et l’emmène au centre de détention des services d’immigration de l’aéroport. C’est étrange pour un citoyen américain de se retrouver dans cet endroit qui transpire la peur, où sont retenus des gens en provenance du monde entier. “Je revenais de 2 jours de vols, j’avais peut-être une allure étrange, avec mes cheveux blonds. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait.

Image : Hasan Elahi sur la scène de Lift, photographié par ivo Näpfli. Vie privée : le guide pour rester anonyme sur Internet. Surfer « anonyme », mode d’emploi – Tech' You! Le design de la visibilité : un essai de typologie du web 2.0. La manière dont est rendue visible l’identité des personnes sur les sites du web 2.0 constitue l’une des variables les plus pertinentes pour apprécier la diversité des plateformes et des activités relationnelles qui y ont cours.

Que montre-t-on de soi aux autres ? Comment sont rendus visibles les liens que l’on a tissés sur les plateformes d’interaction ? Comment ces sites permettent-ils aux visiteurs de retrouver les personnes qu’ils connaissent et d’en découvrir d’autres ? Dominique Cardon, sociologue au laboratoire Sense d’Orange Labs, propose ici une typologie des plateformes relationnelles du web 2.0 qui s’organise autour des différentes dimensions de l’identité numérique et du type de visibilité que chaque plateforme confère au profil de ses membres.

La décomposition de l’identité numérique L’identité numérique est une notion très large. Le paravent. Le clair-obscur. Le phare. Le post-it. La lanterna magica. De cette typologie, on peut suggérer quatre lectures : 1. 2. 3. 4. Internet & Vie privée - Jeunes. Pour Danah Boyd, la privacy n’est pas morte  Danah boyd est une sociologue qui explore, depuis plusieurs années, la façon dont les gens s’approprient les médias sociaux, qu’il s’agisse des adolescents américains sur myspace, de tout un chacun sur Facebook, ou de l’élite geek sur Twitter. C’est aussi une excellente oratrice, très incisive, et c’était un réel plaisir de l’entendre prononcer la conférence plénière d’ouverture du festival.

La conférence portait sur la « privacy », qu’on peut traduire imparfaitement par droit à la vie privée ; autrement dit, la capacité des individus à contrôler quels aspects de leur vie sont rendus publics, et à quel public. Le discours de danah boyd s’inscrivait en réaction directe à plusieurs déclarations récentes de caciques de l’Internet annonçant la fin de la privacy : Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, l’a déclarée « morte » il y a quelques mois, tandis que le PDG de Google, Eric Schmidt, avait soupçonné les gens qui s’inquiètent pour la privacy « d’avoir quelque chose à cacher ».