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Billets vue générale

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Des « experts » tunisiens dans l’antre du loup Ben Ali. Cela ressemble à une histoire fabriquée tant elle se situe aux frontières de l’absurde. Depuis des mois, les migrants Tunisiens arrivés à Paris via l’île de Lampedusa passent de parcs en squats, de gymnases en squares, se mettent en rang pour un plat chaud qu’ils engloutissent, debout. En pénétrant dans cet immeuble de trois étages du 36 rue Botzaris, dans le 19e à Paris, les migrants recherchaient un toit. Très vite, la situation les dépasse. Ces Tunisiens venus chercher une vie meilleure en Europe trouvent refuge dans l’antre du loup. Celui-là même qu’ils ont justement fui, au péril de leur vie. Vingt-quatre heures sur un bateau qui tanguent et qui prend l’eau, pour atterrir ici ?

Les Tunisiens du 36 rue Botzaris, se sont transformés en enquêteurs malgré eux, en « experts à Paris ». A l’intérieur, la vie s’organise. Il y a quelques jours, l’immeuble a été évacué par les forces de l’ordre au petit matin. Mona Choule Montage vidéo : M. VIDEO BONDY BLOG TUNISIENS - une vidéo Actu et Politique. C’est quoi #Botzaris36 ? Depuis plusieurs jours déjà ce mot a littéralement envahi Twitter, apportant un grand nombre d’informations sur une situation qui semble critique et qui relève de la dignité humaine… Mais de quoi s’agit-il réellement ?

De quoi parle-t-on ? #Botzaris36 est un « hashtag » Twitter basé sur une adresse : le 36 rue Botzaris à Paris (XIXe). A cette adresse se trouve un bâtiment qui fut occupé pendant un mois par des migrants Tunisiens en provenance de Lampedusa où certains ont eu des papiers les autorisant à rester en Europe (Schengen) pour plusieurs mois. Le 16 Juin ces gens ont été mis à la porte par les autorités française sur ordre des autorités tunisiennes pour reclasser le bâtiment en tant qu’ambassade « annexe », contraignant par la même les migrants résidant ici à chercher une autre place où vivre. LaTéléLibre.fr: Séjour Kafkaïen pour les Migrants Tunisiens. Sale histoire La semaine suivant l’installation des réfugiés tunisiens au 36 rue Botzaris, une vidéo prise à l’intérieur des murs par l’un d’eux faisait le tour de la toile. Postée sur YouTube, celle-ci zoome sur des documents supposés compromettants pour le RCD.

Le 16 juin, les réfugiés sont finalement délogés de leur abri par les forces de l’ordre. Conduits au commissariat du XIXe arrondissement, une vingtaine d’entre eux sont rapidement relâchés. Chez ces rescapés, de retour au « 36″, les visages se crispent à la vue du barrage policier qui bloque l’entrée de leur ancien squat. Et les « anciens du 36 » dans tout ça ?

« C’est ces enfoirés du RCD, c’est eux. La méfiance semble de mise envers les journalistes. Nous parviendrons à les interroger dix jours plus tard. Mais pas question d’évoquer les archives du RCD. Jonathan Bordessoule Laurent Galinon Vivien Chareyre. Botzaris : Haro sur les réfugiés tunisiens à Paris. J’accuse. #Botzaris36 | Pixellibre. Depuis bientôt quelques semaines, des réfugiés tunisiens « errent » dans Paris. Depuis peu, ils occupent (occupaient) les locaux du 36, rue Botzaris, Paris XIXème. Cette adresse, c’est celle du QG, en France, des membres du RCD. Le RCD, c’est le parti politique du dictateur tunisien déchu, Zine el Abidine Ben Ali. Les sources sur ce drame humain expliquent que des données « qui pourraient déranger » se situent dans les locaux du 36 rue Botzaris, je précise que c’était le siège de la police politique de Ben Ali en France.

Depuis quelques jours, les CRS, les forces de police, la sécurité & co. évacuent bon gré mal gré les réfugiés du 36 rue Botzaris, dans la quasi indifférence de l’ensemble de nos politiques et des médias. Les premiers ont peut-être peur que des données qui dérangent soient trouvées, les second préfèrent parler de ces données plutôt que du drame humain de #Botzaris36. Maintenant, passons au coup de gueule. En tant que citoyen, cette situation m’est insupportable. #Botzaris36 - Un combat pour une dignité - Breizzh sur LePost.fr (10:04) Paris, le 31 mai 2011, des Tunisiens trouvent refuge dans un local au 36 rue Botzaris, appartenant à l'ex-RCD le parti de Ben Ali. Sur un écrito, il est possible de lire à partir du 17 juin : "Ambassade de Tunisie - Annexe".Informations supplémentaires par @leclown : " L'ambassade s'est annexé le bâtiment en date du 17 juin au moment même où la justice française ouvre une information judiciaire contre X pour "blanchiment en bande organisée"visant Zine el-Abidine Ben Ali et Hosni Moubarak.

Cette annexion a pour effet de couper la voie à toute mesure d'instruction judiciaire française! Les Réfugiés Tunisiens sont les victimes du système du RCD qui essaie manifestement de sauver sa peau en subtilisant à la justice ses archives parisiennes. " Le 7 juin, ces tunisiens sont expulsés de ce batiment. Depuis, ces hommes sont à la rue, personne ne se bouscule à leur porte pour les aider, sauf des citoyens français, qui armés de leur seule détermination leur propose leur aide. L'urgence est réelle. Les immigrés tunisiens à Paris reçoivent une leçon d’inhumanité. Expulsés de l'immeuble du 36 rue Botzaris, ils dormaient sous les arbres d'un parc.

Mais suite à un avis de tempête, la police française vient de les mettre dehors. “Une tempête est donc moins dangereuse dans la rue que dans un parc ?” S'interroge Lamia Slim. Pendant ce temps, la Tunisie, qui a déjà donné à l'Europe, continue de lui donner, une leçon d'humanité. Au sud du pays, des milliers de réfugiés africains vivent encore dans les camps près de la frontière tuniso-libyenne. Du sud, et spécialement de Zarzis, plus de 23000 tunisiens ont pris le large vers l'île de Lampadusa.

Les autorités italiennes désirent leur donner des permis de circulation dans l'espace Schengen car elles savent bien que les immigrés ne resteront pas en Italie. Une crise diplomatique est aussitôt déclenchée par la France. Le périple n'est cependant pas fini. Des réfugiés auraient commencé à vendre certains de ces documents assez cher d'ailleurs. Responsabilité de l'ambassade Tunisienne. Responsabilité française. 06/11. L'actualité qui défraie la chronique. Je ne voulais pas aborder le sujet mais il a pris trop d'ampleur et qu'il convient d'y mettre un terme. Pour cela, je vais tenter d'y apporter mon point de vue et peut-être donner une approche différente sur cette affaire pour vite l'oublier et de nouveau s'intéresser à autre chose... une chose beaucoup plus primordiale pour tous : notre avenir.

Retraçons brièvement l'histoire des mois précédents en effectuant un rapide retour dans le passé. Début de l'année 2011, le monde n'est pas en grande forme. Les scandales financiers tissant une toile de fond dans les médias. Le Foreclosure Gate aux États-Unis, le gaz de schiste, la Grèce qui se noie, l'Hadopi... et bien d'autres. Le "monde civilisé" s'étonne, s'interroge sur la manière de réagir puis soutient ces mouvements. 11 mars 2011 : tremblement de terre de 9 sur l'échelle de Richter suivi d'un tsunami qui conduit à "l'incident" de la centrale nucléaire de Fukushima.

WTF ???!!!... Au niveau économique. Pourquoi les tunisiens doivent sauver #botzaris36. En préambule je vous prie de m’excuser, j’écris dans l’urgence. Vous n’êtes pas à l’abris des coquilles, fautes d’orthographes, morceaux manquants… #Botzaris36 ? De quoi s’agit-il ? Pour ceux qui n’ont pas suivi, il s’agit à l’origine d’un « tag » Twitter qui permet de suivre l’actualité de l’occupation par les réfugiés tunisiens dits « de Lampedusa » d’un bâtiment situé à Paris 19e, 36 rue botzaris. Ce bâtiment possède une charge symbolique forte car sous couvert d’avoir été le siège de l’association « Rassemblement des Tunisien de France » il s’agissait en fait du siège français du parti de Ben Ali le RCD, aujourd’hui dissous. Il est réputé avoir été le lieu où étaient stockés les dossiers compromettants sur les dirigeants français afin de pouvoir exercer sur eux des pressions si nécessaire ; c’est de l’ordre de la rumeur car aucune preuve matérielle mais une rumeur très répandue en France et en Tunisie.

Enfin basiquement ce sont des gardiens qui gèrent le lieu. Que s’est il donc passé ? #Botzaris36. Je vais m’en souvenir… Ils sont tunisiens. Jeunes. Certains sont mineurs. Ils sont largués dans le Parc des Buttes-Chaumont. Et tout le monde s’en fout. Sauf quelques internautes exemplaires (je ne veux oublier personne, saisissez #Botzaris36 sur Twitter et vous les trouverez tous, ces internautes qui les aident). Ce matin, ces camarades du Web m’ont permis de passer un petit moment avec eux. Je les ai donc écoutés. Puis je suis allé rencontrer quelques-uns de ces mômes venus de Tunisie via Lampedusa. Ils croyaient, m’a dit l’un d’entre-eux, arriver dans “la patrie des Droits de l’Homme”… Que voulez-vous lui répondre ? Certains de leurs silences et de leurs regards lourds et rougis par l’absence de sommeil étaient bien plus forts que des mots. Après avoir discuté une petite heure avec eux, je suis reparti. Sans tout comprendre.

Avant de quitter le Parc, je suis retourné leur serrer la main à tous, sous la tonnelle… Chacun d’entre eux m’a dit “merci” ; certains en posant leur main sur le cœur… 36 Botzaris : contre les Tunisiens, une "politique de maltraitance" Après avoir été évacués à deux reprises du parc des Buttes-Chaumont (XIXe arrondissement de Paris), la vingtaine de jeunes Tunisiens, qui dormaient là depuis six jours, ont été interpellés ce mercredi matin. Parmi eux, trois ou quatre mineurs. Lundi après-midi, on pouvait encore les croiser sur les bancs du parc.

Des jeunes hommes, à la rue depuis le 16 juin, date de leur expulsion du 36, rue Botzaris, qui abritait la section française du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), parti de Ben Ali, Président renversé le 14 janvier. Des heures entières, ils restaient là, bavardaient, fumaient et buvaient un peu de bière en attendant que quelque chose se débloque.

Ce jour-là, ils n’avaient pas envie de parler : « Encore un journaliste, mais pourquoi ? « Il n’y a rien à faire là-bas, mais, ici, on passe la journée au parc » Salem a une vingtaine d’années. . « J’ai dépensé 2 700 euros et maintenant je veux revenir. . « Mais c’est difficile, ça prend du temps de changer un système. Pourquoi Botzaris36 est-il important ? Vendredi, 01 Juillet 2011 00:00 Catnatt La France, décidément, aura eu une attitude particulière vis-à-vis de la révolution tunisienne. A l'heure où la solidarité s'imposait, c'est Michèle Alliot-Marie qui propose le savoir-faire français. A l'heure où des migrants sont dans une situation sanitaire et humaine préoccupante, c'est Delanoë, hier qui inaugurait en grande pompe et avec moult CRS (le savoir-faire toujours n'est-ce-pas ?) La place Bouazizi en l'honneur du jeune tunisien qui s'est immolé, facteur déclenchant de cette révolte.

Nous noterons, a contrario, que nos partis politiques font preuve d'une grande solidarité d'attitude vis-à-vis de cette affaire : le silence quasi absolu. Alors, c'est quoi #Botzaris36 ? Un sac de nœud ? #Botzaris36 ce sont des Tunisiens qui ont fui leur pays, sont passés par l'Italie et arrivés en France avec l'espoir d'une vie meilleure. #Botzaris36, c'est l'humanitaire en panne face aux manœuvres politiques du passé.

Ben non. Pourquoi ? Et ils ont faim. Pays des droits de l’Homme…pas au 36 rue Botzaris. | Pixel libre. 03h30 ce matin: je décide de commencer un article pour faire un peu le point sur la situation de Botzaris, sur l’aide apporté à ceux qui sont sur place, à ceux qui redonnent un peu de dignité à ces tunisiens perdus dans cette affaire politique au « pays des droits de l’Homme ». 04h00: le sommeil l’emporte mais j’ai le temps de remercier Ms Teshi, Paul Da Silva et toute la clique ( @Ooouups, @Menilmuche et @Leclown en particulier ainsi que tout le monde) pour leur actions, l’aide physique et matérielle apportée aux tunisiens. Du fond du cœur, merci. Je ne connais pas ces tunisiens personnellement, mais ce sont des Hommes, des humains…et quasi tout les médias ainsi que les politiques n’en ont strictement rien à foutre…sans vous, sans tout le monde, cette affaire n’aurait jamais été ce qu’elle est. Vous avez gagné mon profond respect et démontrez à tout le monde que l’entraide, cela existe.

Tout ceci, c’était avant le nouveau drame humain de ce midi. Hashtag botzaris36. Hashtag botzaris36, soit en langage tweet #botzaris36. Pour les tweetonados, ils savent de quoi on parle, et encore. Pour les autres, ils en ont une vague idée, mais très vague au regard du peu de couverture médiatique. De quoi parlons-nous ?

D’abord d’un drame humain. Comme il en existe des centaines, des milliers en France. Soit. Or la détresse est toujours là, toujours présente, toujours pressante. L’appartement est vendu aux enchères. On continue sa route, c’est moche ce qui est arrivé au voisin du premier. Et un jour cette détresse frappe à notre porte. C’est un peu ça Botzaris, des gens qui pensaient que ca n’arrivait qu’aux autres. Oui, ils ont fui la Tunisie, oui ils ont fui un pays où un formidable espoir est en train de naître, oui ils ont fui un peuple, le leur, alors qu’il commençait à relever la tête.

Alors oui ils sont tout ça. L’histoire de botzaris36, c’est donc ça. Puis désillusions. Rentrer est compliqué. En terme d’espoir ca se pose là. Botzaris36, c’est ça. Incapacité d'accueil. Avec sa bonhomie habituelle, qui nous le rend si sympathique, monsieur Claude Guéant a fait répondre à monsieur Pierre Henry, directeur général de France terre d'asile (FTDA), que concernant l'accueil des réfugiés en provenance de Libye, ça n'allait pas être possible "compte tenu de la crise actuelle de notre dispositif d'asile, et notamment de la saturation de nos capacités d'accueil", et qu'il était désolé, et tout, et tout, mais qu'il l'assurait quand même d'une certaine considération...

(Ce n'est pas à monsieur Guéant qu'on va apprendre la politesse.) Notre bonne presse note cependant : L'accord est surtout symbolique, car l'écrasante majorité des 11 000 migrants arrivés cette année en provenance des côtes libyennes étaient des réfugiés originaires d'Afrique subsaharienne, protégés par la convention de Genève, que l'Italie ne peut donc ni expulser ni rapatrier. Symbolique, peut-être, mais prévoyant proactivement une future "crise" du "dispositif d'asile", comme chez nous... Et puis cela :