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Souveraineté populaire

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Ci-gît l'Etat, tué d'un tir de LBD. La Direction des applications militaires du CEA ne veut plus dépendre d'Intel pour ses supercalculateurs. Quelle souveraineté à l’ère de la mondialisation ? S’il fut un temps où les Etats conservaient encore leur souveraineté, ne serait-ce que par l’instauration de frontières, il semble aujourd’hui que le marché s’y substitue, s’insérant jusque dans le domaine de la loi et des instances régaliennes : pour preuve, le désir exprimé par Facebook de frapper sa propre monnaie, Libra.

Quelle souveraineté à l’ère de la mondialisation ?

Ainsi les flux illimités et les échanges incontrôlés mettent-ils en doute la notion même de souveraineté, instaurant une souveraineté économique à laquelle il nous faut renoncer si l’on veut assurer l’habitabilité de la planète Terre. C’est la thèse de Dominique Bourg, philosophe et essayiste, notre invité aujourd’hui. Aucune société n’est maîtresse d’elle-même, une partie lui échappe toujours.

Aujourd’hui, ne pas redonner aux sociétés la forme de maîtrise qu’elles peuvent exercer sur elles-mêmes est une catastrophe : C’est en cours, la globalisation est en cours et participe à ça. (Dominique Bourg) Extraits sonores: James C. L’Allemagne se prépare à l’arrivée d’une pauvreté de masse. Malgré la pauvreté qui augmente chez les personnes âgées, l’Allemagne n’a toujours pas engagé une réforme de fond de son système de retraite par répartition.

L’Allemagne se prépare à l’arrivée d’une pauvreté de masse

Plus les années passent, plus le nombre de retraités qui vivent dans la précarité progresse. Selon le dernier rapport de l’Institut de conjoncture à Berlin (DIW), plus d’un retraité sur cinq (21,6%) vivra sous le seuil de pauvreté dans vingt ans, contre 16% aujourd’hui. Ces chiffres sont d’autant plus alarmants qu’ils sont calculés avec l’hypothèse d’une économie évoluant «positivement». «Le fond du problème n’a pas été réglé», constate Johannes Geyer, l’auteur de l’étude. «Les ajustements, comme une meilleure prise en compte du congé maternité ou la retraite à 63 ans à partir de quarante-cinq ans de cotisations, n’apportent rien de significatif sur le fond.

Glaner pour survivre «Les retraités glanent aujourd’hui des bouteilles consignées pour arrondir leurs fins de mois. Cotisations trop faibles Créé: 22.09.2019, 19h15 Votre avis. Audition plénière - Commission d'enquête sur la souveraineté numérique. S’opposer à l’APE Europe-Afrique de l’Ouest. [Ajout du 11 juillet, 16 heures : on a appris ce matin que cet APE avait été officiellement signé hier.

S’opposer à l’APE Europe-Afrique de l’Ouest

C'est une très mauvaise nouvelle, mais il va falloir désormais s'y opposer autrement. J'avais publié, ce matin, une tribune sur Médiapart avec Pascal Canfin et Majdouline Sbaï, intitulée "Entre l'Europe et l'Afrique, le piège des «partenariats économiques»]. Une belle mobilisation monte contre le projet de Traité Transatlantique ou TAFTA auquel j’ai consacré plusieurs billets. L’espoir existe désormais de gagner, c’est-à-dire de faire capoter les négociations ou d’obtenir des refus de signature nationaux ou du Parlement européen. Mais – je bats ma coulpe moi aussi – nous avons oublié en route le sort de l’Afrique, et plus généralement de la zone ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) soumise au même lobbying des multinationales, des Etats européens au service de leurs « champions nationaux » et de la Commission.

L’Europe impose à l’Afrique un traité pire que le TAFTA. Nous avons pris à quelques-un-e-s (Jacques Berthelot, Jean Gadrey, Susan George et Majdouline Sbaï) l’initiative d’un appel dont l’ambition est de bloquer l’adoption par le Parlement européen d’un projet très avancé, qui a exigé des années de négociations souterraines, à l’abri du regard et des exigences de la société civile : un APE, accord dit de partenariat économique avec seize pays de l’Afrique de l’Ouest, sous la pression de l’UE.

L’Europe impose à l’Afrique un traité pire que le TAFTA

C’est pour nous un TAFTA (le grand marché transatlantique entre l’UE et les Etats-Unis) en pire. En pire en tout cas pour les peuples d’Afrique de l’Ouest. J’ai déjà consacré un billet à ce projet funeste et deux billets au projet TAFTA ou GMT, dont celui-ci. Cet appel est assez court. Nous espérons également que notre appel confortera la société civile africaine, mobilisée depuis quatorze ans contre ces projets d’APE, et qui va encore mener des mobilisations dans les pays concernés, dont il semble que les Parlements doivent se prononcer. Note. Une union à refaire ? Les tabous d'un débat à gauche. Dans son édition de mars 2019, Le Monde Diplomatique a consacré un dossier à la question européenne intitulé « Une union à refaire (1) ».

Une union à refaire ? Les tabous d'un débat à gauche

En parallèle paraissait dans les colonnes du Monde une tribune de Pierre Khalfa et Aurélie Trouvé sur le même thème (2). Le Média Presse publie ici la tribune de Guillaume Beaudoin, membre du collectif Citoyens Souverains. Au-delà des divergences, parfois réelles, entre les différents contributeurs, il déplore l’occultation d’un certain nombre d’enjeux et l’absence de remise en cause des fondements de l’ordre néolibéral. Un marché unique invisible Le point sans doute le plus criant est qu’aucun contributeur ne remet en cause le marché unique. Création d'une zone de libre-échange en Afrique.

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Sortez des traités, stupides ! par Jean-Luc Mélenchon. Tribune.

Sortez des traités, stupides ! par Jean-Luc Mélenchon

Le président français s’adresse aux Européens. Pluie de poncifs, torrents de reprises éculées et de paranoïa russophobe. Mais une autre parole française existe. Car l’intérêt général des êtres humains sur le Vieux Continent mérite mieux que sa dilution dans la stratégie du bavardage d’Emmanuel Macron. En Europe, il est temps de parler la seule langue vraiment internationale qui soit capable de motiver l’action commune de peuples aussi divers par leur ­histoire, leurs langues et leurs cultures.

À lire aussi : «Il y a urgence»: l'appel de Macron aux Vingt-Huit Nous sommes tous menacés par un système de production et d’échange qui détruit la Terre et les êtres humains. Il y a un préalable à tout cela : sortir des traités qui organisent l’UE. L’Allemande Sahra Wagenknecht dévoile les contours de son futur mouvement, inspiré des Insoumis. Scandale de la privatisation des barrages : une retenue sur le bon sens.

Jacques Généreux et Thomas Piketty débattent de l'Europe. Aux origines du carcan européen Annie Lacroix Riz. La réécriture des traités européens est-elle la solution ? En Europe, les scrutins se suivent et se ressemblent, donnant à voir un continent en train de se jeter dans les bras de l'extrême-droite.

La réécriture des traités européens est-elle la solution ?

En Hongrie1, en Pologne2, en Autriche3 et maintenant en Tchéquie4, une lame de fond ultraconservatrice est en train de déferler depuis maintenant plusieurs années, avec une progression sans précédent de partis dont la rhétorique repose essentiellement sur la xénophobie, la remise en question de libertés individuelles et collectives acquises de haute lutte au cours des 70 dernières années et le rejet complet de toute idée européenne. En Italie, le référendum du 22/10/2017 pour l'autonomie dans les régions de Vénétie et de Lombardie a vu la Ligue du Nord (parti d'extrême-droite) jouer les premiers rôles et se féliciter du triomphe du « oui »5.

A n'en pas douter, le durcissement du rapport à la construction européenne a joué un rôle primordial dans la percée électorale remarquable de la France insoumise en avril dernier. 1) Refaire l'Europe ? Sources: 1 2 3. Nation et souveraineté populaire - Anicet LE PORS.

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