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Russie

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Influence russe : des campagnes sur les réseaux sociaux à quasiment chaque élection. Faux comptes, publicités, robots… La propagande électorale attribuée à Moscou a été présente dans presque tous les scrutins occidentaux récents. Depuis l’élection présidentielle américaine de novembre 2016, quasiment toutes les consultations qui se sont déroulées dans des pays occidentaux ont connu leur lot de faux comptes plus ou moins automatisés sur les réseaux sociaux, attribués à la Russie.

Tour d’horizon des principaux scrutins de l’année écoulée. Etats-Unis C’est, de loin, le pays où les tentatives d’influence russe ont été les plus abouties et les plus marquées, d’après les informations communiquées aux commissions américaines d’enquête parlementaire par Google, Facebook et Twitter. Sur Facebook, les chiffres sont plus réduits en valeur absolue, mais la technique de diffusion était, semble-t-il, mieux rodée.

Les messages et les publicités identifiés par Facebook ne concernaient pas tous l’élection présidentielle. Royaume-Uni Catalogne France Allemagne. En Syrie, les ambiguïtés de la « Pax Poutina » Présents sur tous les fronts, les Russes ont obtenu une réduction des violences qui consolide le camp Assad. Depuis le début de l’été, la Syrie vit à l’heure russe. Du front militaire au front diplomatique, en passant par le sécuritaire et l’humanitaire, les hommes de Moscou sont partout. Après avoir sauvé Damas d’une possible déroute en 2015, puis refoulé les rebelles et anéanti leurs derniers espoirs en les délogeant d’Alep en 2016, militaires, diplomates et agents de renseignement russes s’efforcent de mettre un point final au conflit qui ravage la Syrie depuis six ans.

Le retrait des Etats-Unis, qui, désormais, se concentrent quasi exclusivement sur la lutte contre l’EI, l’effacement des pétromonarchies du Golfe, accaparées par la guerre au Yémen et leurs propres dissensions, et le rapprochement d’Ankara et de Moscou leur laissent le champ libre pour façonner une sortie de crise à leur goût. . « Arrêter, de facto, la guerre civile » « Pourquoi l’intervention militaire russe en Syrie est un succès » Dans son blog, l’historien Michel Goya explique comment l’intervention militaire russe en Syrie, commencée en 2015, a atteint son objectif premier : sauver le régime de Bachar Al-Assad.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Nathalie Guibert Dans une analyse publiée mardi 12 septembre, « Tempête rouge - Enseignements opérationnels de deux ans d’engagements russes en Syrie », le colonel Michel Goya, historien et auteur du blog La voie de l’épée, expose brillamment les raisons du succès de l’intervention russe en Syrie. L’auteur a autorisé Le Monde à publier des extraits de son texte. L’intervention militaire russe, un succès dont peuvent être tirées des leçons opérationnelles « Cette intervention est un succès car elle a permis d’atteindre son objectif politique premier, qui était de sauver le régime syrien alors en grande difficulté, et même de contribuer à sa victoire probable. Le corps expéditionnaire russe a largement contribué à l’endiguement des forces rebelles à la fin de 2015. Poutine entre en campagne en bienfaiteur du peuple - Page 2.

En Tchétchénie, la traque aux homosexuels montre un Kadyrov hors de contrôle - Page 2. Les revers en série de Vladimir Poutine. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante) Après les sanctions financières et politiques, les sanctions sportives. Les premières, imposées à la Russie depuis 2014 et le début du conflit ukrainien, seront une nouvelle fois prolongées d’ici à la fin juin par l’Union européenne, malgré l’offensive de charme du Kremlin ; les secondes empêcheront des athlètes russes de participer aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro, en août. La décision finale revient au Comité international olympique, mais, d’ores et déjà, la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) s’est prononcée pour le maintien, ici aussi, de sanctions adoptées en réaction au scandale de dopage qui a éclaboussé le pays.

Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour Vladimir Poutine. L’exclusion – même partielle – des sportifs russes des prochains JO, l’absence du drapeau national dans une compétition sportive de ce niveau, sont un coup dur pour le chef du Kremlin, qui... A Torjok, dans les ruines de l’économie russe. Olga Alexandrov dans son bureau.

Enseignante au collège industriel de la ville, elle est également éducatrice spécialisée et assistante sociale. Photo Denis Sinyakov pour «Libération» Le hall de l’usine est vide, ce jeudi, à 8 heures du matin. Personne ne vient pointer au tourniquet. A l’entrée traînent des formulaires à remplir pour signaler une «retenue de salaire en 2016» et une «requête de versement de la paie de 2015». «On nous faisait venir comme ça pour la forme, un jour par-ci par-là, pour déblayer la neige, réparer les extincteurs. «Continuer à faire semblant» Sur fond de crise économique et de ralentissement de la production, notamment dans l’équipement ferroviaire, l’usine a coulé.

Selon les statistiques officielles (Rosstat), dans toute la Russie, pour le seul mois de janvier 2016, 760 millions de roubles n’ont pas été payés par les patrons aux employés. Échapper au fisc A Torjok, les allocations sont dérisoires, entre 800 et 4 900 roubles mensuels (de 10 à 57 euros). Les Nouvelles tensions Est-Ouest. Réunion du Club Mickey, 1930. φ Propos d’Olivier Schmitt recueillis par Romain Mielcarek, « Pourquoi le monde se méfie de la Russie de Poutine, mais continue d’aimer l’Amérique d’Obama », Atlantico, 7 août 2015.

Atlantico : En sondant des habitants d’une quarantaine de pays, le Pew Research Center a établi l’existence d’un fort sentiment défavorable à la Russie. Ainsi, 51% des sondés se disent défavorable à ce pays, contre 30% d’avis positifs. Parmi les populations qui apprécient le plus le géant eurasiatique, on trouve le Vietnam (75% favorables), le Ghana (56%) et la Chine (51% favorables), suivis par l’Inde et la Corée du Sud, sans que la barre des 50% ne soit franchie chez ces derniers. Parmi les populations qui se défient le plus de la Russie, on trouve la Pologne et la Jordanie (80% défavorables pour les deux), suivis par Israël (74% défavorables), le Japon (73% défavorables), puis l’Allemagne et la France (70% défavorables). On peut noter l’exemple allemand. Dans "Alterophobie" Russie : le PIB chute de 4,6% sur un an.

La récession en Russie, provoquée par la chute des cours du pétrole et par les sanctions occidentales, s'est aggravée au deuxième trimestre, avec une chute du 4,6% sur un an du produit intérieur brut, selon une première estimation officielle publiée lundi 10 août. Cette évaluation du service des statistiques Rosstat marque une nette dégradation par rapport à la baisse du premier trimestre (-2,2%) et constitue une mauvaise surprise pour le gouvernement qui avait prévu une contraction de 4,4%.

Les conséquences de l'embargo et de la baisse du prix du pétrole Elle est publiée à un moment où les perspectives de reprise économique espérée par les autorités russes sont assombries par la rechute actuelle des cours du pétrole. Pour le gouvernement russe et certains économistes, le deuxième trimestre devrait marquer la période la plus difficile cette année pour l'économie russe, qui subit les effets depuis le début de la crise monétaire fin 2014. (Avec AFP) Au cœur de la « nouvelle route de la soie »

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Benoît Vitkine (Khorgos, envoyé spécial) A perte de vue, au sud, c’est la steppe. Au nord, se dessinent les monts enneigés du Tian Shan, qui traverse de part en part la frontière entre Chine et Kazakhstan. A cet endroit où deux empires – l’Union soviétique et la République populaire de Chine – se sont longtemps fait face, on ne peut se défaire d’une sensation de bout du monde. Dans quelques années, ce morceau oublié d’Asie sera pourtant un centre névralgique de la mondialisation. Six voies de chemin de fer : trois aux standards chinois, où les trains venus d’Urumqi, dans le Xinjiang (nord-ouest de la Chine), stationneront le temps que leurs chargements soient transférés sur d’autres trains, stationnés sur les trois autres rails, aux anciens standards soviétiques, avant de prendre la direction de l’Europe.

Pour l’heure, une seule voie ferrée relie la Chine et l’Europe. Sans titre. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Benoît Vitkine (Moscou - correspondance) La crise économique qui frappe la Russie est loin d’être terminée. Elle s’est même aggravée singulièrement au second trimestre de l’année 2015, selon les chiffres communiqués, lundi 10 août, par le service fédéral de statistique Rosstat. Entre avril et juin, le produit intérieur brut (PIB) russe a reculé de 4,6 % par rapport à la même période de l’année 2014, soit la pire performance jamais enregistrée depuis la récession de 2009.

Surtout, cette contraction de l’activité marque une nette dégradation par rapport à la baisse du premier trimestre (– 2,2 %), mais aussi une déception pour le gouvernement, qui tablait sur un recul limité à – 4,4 %. Quoique plus mauvais qu’attendu, ces chiffres ne constituent pas une surprise complète. L’économie russe accuse les effets de la crise monétaire qui frappe le pays depuis décembre 2014. Crédit inaccessible « Crise structurelle » Lire aussi : Vivre à Moscou sous embargo.

Navires Mistral : l’Elysée annonce le remboursement « intégral » de la Russie. Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le Le feuilleton de la vente de deux navires de guerre Mistral qui empoisonne depuis plusieurs mois les relations entre la France et la Russie semble enfin connaître son épilogue. Le président François Hollande et son homologue russe Vladimir Poutine sont en effet parvenus à un accord sur la non-livraison des navires Mistral.

L’Elysée a ainsi annoncé, mercredi 5 août en début de soirée, que la France aura « la pleine propriété et la libre disposition » des deux bâtiments, actuellement stationnés dans le port français de Saint-Nazaire. Pour sa part, la Russie sera « exclusivement et intégralement remboursée des sommes avancées au titre du contrat », dont le montant total atteignait les 1,2 milliard d’euros. Les équipements russes qui ont été installés sur les bâtiments seront notamment restitués. La Russie a fait savoir que les 800 millions d’euros d’avances qu’elle avait versé avait déjà été remboursés par la France. Un nouveau type de porte-avions est à l'étude en Russie. Comme la France, la Russie ne dispose que d’un seul porte-avions, avec l’Amiral Kouznetsov. D’une longueur d’environ 300 m pour un déplacement de plus de 67.000 tonnes en pleine charge, ce bâtiment, mis en service en 1995, peut emporter une quarantaine d’aéronefs, dont 12 chasseurs SU-33.

Cependant, et alors que, en France, le projet d’un second porte-avions a été renvoyé aux calendes grecques, la Russie entend développer les capacités aéronavales de ses forces navales, avec le lancement d’un nouveau programme appelé « Projet 23000E » ou « Shtorm ». Et il s’agit de rivaliser avec les bâtiments du même type mis en oeuvre par la marine américaine. Ainsi, rapporte le magazine spécialisé IHS Janes, le Centre de recherche de Kryvlov (KSRC) va présenter une nouvelle classe de porte-avions à l’occasion du prochain salon international de la défense maritime qui se tiendra en juillet à Saint-Pétersbourg.

Poutine, Koudrine et la question du coeur. Le jeudi 16 avril se tenait l’émission « Ligne Ouverte » avec le Président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine. Il n’est pas question ici de discuter de l’ensemble de cette émission[1]. Mais, la question que l’ancien Ministre des finances Alexei Kudrine a posé au Président mérite que l’on s’attarde un peu tant sur la question que sur la réponse. Un dialogue Koudrine – Poutine La question fut donc la suivante : Pendant votre premier mandat, la croissance économique était de 7 % et le pétrole se vendait 30 dollars le baril. Aujourd’hui, l’économie ne croit plus que de quelques pourcents par an. L’ancien modèle de croissance est en bout de course, et aucun nouveau modèle n’a été proposé à la place. Que comptez-vous faire ?

La réponse de Vladimir Poutine a été la suivante : Cher Alexeï Leonidovitch, nous avons travaillé ensemble longtemps, et nos relations ont toujours été amicales. La question du modèle de développement. Le cœur et l’intelligence. Tableau 1 Notes [5] Voir. Jacques Sapir. Du Rouble et de l’économie russe. La situation économique de la Russie tend à s’améliorer rapidement. Le pays pourrait sortir de la crise qu’il a connu au premier trimestre bien plus rapidement que prévu. Mais, cette amélioration même fait ressurgir toute une série de questions qui sont en suspens depuis 2004. Au premier chef, la politique monétaire conduite par la Banque Centrale de Russie. Ce sont donc ces questions qu’il faut poser en dégageant bien ce qu’il y a de conjoncturel de ce qu’il y a de structurel dans la situation actuelle.

I. Comment va le Rouble ? L’appréciation du Rouble s’affirme depuis les premiers jours de février confirmant le diagnostic que l’on avait porté dès le courant du mois de février. Graphique 1 Source : Banque Centrale de Russie Graphique 2 Ces mouvements traduisent donc l’existence de pressions haussières sur la devise russe. L’offre de devise provient de l’excédent commercial (exportations – importations). Graphique 3 Graphique 4 Graphique 5 II Les conséquences de l’appréciation du Rouble Notes. L’économie au miroir de la transition. Près de 17 ans nous séparent de la crise financière d’août 1998 qui marqua la fin de la première période de la transition, mais aussi signa l’échec des politiques occidentales dans les pays de l’Est et en Russie. De cet événement découlent des modifications importantes dans le discours de certaines organisations internationales, comme le FMI, mais aussi des changements géopolitiques importants, que l’on a résumé sous le titre d’un « retour de la Russie ».

En fait, c’est plus précisément un « retour des Nations » dont il s’agit[1]. Il est donc important de bien comprendre ce qui fut à l’origine de ce changement majeur. Par ailleurs, on s’obstine à vouloir reproduire aujourd’hui au sein de la zone Euro, et en particulier en Grèce, certaines des politiques qui ont échoué en Russie. Comprendre les raisons de cet échec constitue donc un second enjeu d’importance par rapport à la situation actuelle en Europe. I. Le contexte. II. III. IV. V. VI. . [4] Voir par exemple ma réponse aux thèses de J. Russie-URSS-Russie. Je poste ici un assez long papier de réflexion méthodologique sur l’histoire sociale (et politique) de la Russie. La comparaison entre deux époques d’un même pays, comme dans le cas de la Russie d’avant 1914 avec l’URSS ou de cette dernière avec la Russie actuelle, est un exercice privé de sens s’il se limite à dresser la liste de ce qui est semblable (les soi-disant archaïsmes) ou de ce qui est différent.

Il n’y a d’intérêt à se livrer à une telle comparaison que si l’objet en est de suivre des processus, d’observer comment des éléments nouveaux s’appuient, s’articulent sur des éléments anciens, ou au contraire les transforment voire les détruisent. Il faut alors être attentif aux questions que soulèvent ces différentes trajectoires. L’usage de la comparaison est, on l’aura compris, une démarche parallèle à celle de l’interdisciplinarité[1]. Russie, URSS, Russie : le choc de 1914. Accidents et ruptures La révolution russe et Walther Rathenau Le cas Rathenau a ici valeur de symbole. III. L’économie soviétique “classique” L’économie russe et la guerre de 1914. «Nous assistons à la fin du mythe Poutine» » Rappel démographique sur la Russie. Chine, Russie: le grand pivotement. L’économie russe face aux sanctions. Russie : du pétrole, du gaz, et de l'armement.

La Russie se tourne vers l’Est.