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Violence conjugale

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Violences faites aux femmes : « le problème majeur est la formation de tous les intervenants » Isabelle Steyer, avocate au barreau de Paris, spécialiste du droit des victimes et des violences conjugales, a répondu à vos questions.

Violences faites aux femmes : « le problème majeur est la formation de tous les intervenants »

Constance : Peut-on remarquer une évolution sur le nombre de crimes sexuels en France ces dernières années ? Si oui, quel genre d’évolution ? Une circulaire pour accélérer l’accès au logement social des femmes victimes de violences. Le texte doit « permettre d’amplifier la mobilisation » des acteurs concernés pour une « meilleure prise en compte » de la situation des femmes victimes de violences.

Une circulaire pour accélérer l’accès au logement social des femmes victimes de violences

Une circulaire pour accélérer l’accès au logement social des femmes victimes de violences ou en grande difficulté a été signée mercredi 8 mars, journée internationale des droits des femmes, par les ministères du logement et des droits des femmes. « Les femmes victimes de violences, notamment conjugales, rencontrent trop souvent des difficultés à accéder à un logement social même lorsqu’elles ont quitté leur conjoint », déplorent les ministères dans un communiqué commun. « Bien que prioritaires au regard de la loi, elles ont besoin d’une meilleure reconnaissance de leurs droits », expliquent-ils. Une femme sur sept a été victime de violence sexuelle dans sa vie. Parmi celles qui déclarent avoir subi des viols et tentatives de viol, 40 % les ont vécus dans l’enfance, soit avant 15 ans, 16 % entre 15 et 17 ans et 44 % à 18 ans ou plus.

Une femme sur sept a été victime de violence sexuelle dans sa vie

Une femme sur sept (14,5 %) et un homme sur 25 (3,9 %) déclarent avoir subi au moins une forme de violence sexuelle au cours de leur vie, selon une enquête publiée mercredi 23 novembre par l’INED (Institut national d’études démographiques). Cette enquête, intitulée « Violences et rapports de genre », a été réalisée en 2015 par l’INED auprès d’un échantillon représentatif de 27 268 personnes (15 556 femmes et 11 712 hommes) de 20 à 69 ans. Elles ont été interrogées sur les viols, tentatives de viols et autres agressions sexuelles subies. Cette étude ne prend pas en compte les faits de harcèlement sexuel et d’exhibitionnisme, qui feront l’objet de travaux ultérieurs. « Pour le viol conjugal, dans 90 % des cas la plainte est classée sans suite » Femme, jeune, plus diplômée que son conjoint : portrait-robot de la victime de violences conjugales. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Gaëlle Dupont C’est la partie émergée de l’iceberg, la plus visible et la plus saisissante : en 2014, 118 femmes et 24 hommes étaient tués par leur conjoint.

Femme, jeune, plus diplômée que son conjoint : portrait-robot de la victime de violences conjugales

Mais derrière, les victimes de violences conjugales se comptent en réalité en centaines de milliers. Le plus souvent, le constat s’arrête là : le profil des auteurs, des victimes, et les mécanismes de cette violence restent mal connus. Dans une enquête publiée mercredi 16 mars, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) lève un coin du voile, grâce à l’analyse détaillée de plus de 50 000 réponses aux enquêtes « cadre de vie et sécurité » menées de 2008 à 2014 par l’ONDRP et l’Insee, ce qui constitue un large échantillon. Le premier enseignement de l’enquête confirme que les premières concernées sont les femmes.

Autre enseignement :... Viols : Quand le danger vient de son partenaire. Selon les principales données sur les violences au sein du couple, y compris sexuelles, publiées en novembre 2014 par l’Observatoire national des violences faites aux femmes (1), 86 000 femmes de 18 à 75 ans sont victimes de viols ou de tentatives de viols chaque année en France et, dans 86 % des cas, la victime connaît son agresseur. 10 % seulement des victimes déclarent avoir porté plainte.

Viols : Quand le danger vient de son partenaire

Quant aux viols conjugaux, ils représentent la bagatelle de 50 % des viols sur femmes adultes et seuls 2 % d’entre eux font l’objet de plaintes. C’est dire si les femmes se taisent, tant le sujet est tabou. Le « devoir conjugal » se mariant depuis toujours à la « présomption de consentement », il a fallu du temps et beaucoup de souffrances pour que le législateur s’en mêle. Le fait d’être conjoint ou ex-conjoint ne constitue une circonstance aggravante du viol que depuis 1996.

Le couple, une zone de non-droit ? Les violences faites aux femmes en trois graphiques. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Anne-Aël Durand Une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint.

Les violences faites aux femmes en trois graphiques

Une réalité terrible, rappelée en ce 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes. Selon le ministère de l’intérieur, près d’un homicide sur cinq, parmi les meurtres non crapuleux (liés à un objectif financier), est la conséquence de violences conjugales, qui touchent en grande majorité les femmes. La proportion de femmes victimes est encore plus importante lorsqu’il s’agit de violences conjugales « ordinaires » n’ayant pas entraîné la mort.

La question des violences conjugales est devenue un véritable enjeu de santé public, relayée par un site dédié : stop-violences-femmes.gouv.fr.