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Education

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Les fractures françaises (2/5) : éducation, la fabrique des inégalités. Après un doctorat, une insertion professionnelle difficile mais finalement « très bonne » Si les cinq années suivant le diplôme sont marquées par les contrats courts et un taux de chômage de 14 %, sur le long terme, les docteurs se distinguent par un taux d’emploi et des salaires élevés.

Après un doctorat, une insertion professionnelle difficile mais finalement « très bonne »

C’est le plus haut diplôme que délivre l’enseignement supérieur français et pourtant… l’entrée sur le marché du travail après un doctorat n’a toujours rien d’évident, d’après la note publiée le 14 février par le ministère de l’éducation nationale. Celle-ci dessine la situation des titulaires d’un doctorat, soit 200 000 personnes en France parmi les 25-64 ans, en s’appuyant sur des enquêtes « Emploi » menées sur la période 2010-2015. Une entrée sur le marché du travail marquée par la précarité Le tableau ne manque pas d’être peu engageant en début de carrière. « Les principales difficultés d’insertion des docteurs résident dans l’accès à un contrat stable », relève la note ministérielle. Lire aussi : Un plan de revalorisation des salaires dans l’enseignement supérieur et la recherche. Boris Cyrulnik : « Ce qui peut aider un jeune à trouver sa voie, c’est son pouvoir de rêve »

Ne pas se précipiter, rêver, voyager… C’est ce que préconise Boris Cyrulnik, que nous avons interrogé à l’occasion des événements O21, que « Le Monde » propose aux lycéens et étudiants entre janvier et mars 2017.

Boris Cyrulnik : « Ce qui peut aider un jeune à trouver sa voie, c’est son pouvoir de rêve »

LE MONDE | • Mis à jour le | Propos recueillis par Laure Belot Pour préparer ses événements O21/s’Orienter au XXIe siècle destinés aux lycéens et étudiants, Le Monde a interrogé des entrepreneurs et penseurs du monde entier sur leur parcours, leur vision de l’avenir, et les enseignements à en tirer pour aider les jeunes à trouver leur voie. Leurs témoignages seront diffusés en vidéo à O21. Parmi eux, le psychiatre Boris Cyrulnik, auteur notamment d’Un merveilleux malheur (1999) et d’Ivres Paradis, bonheurs ­héroïques (2016), tous deux parus chez Odile Jacob.

Ces jeunes ont brisé les plafonds de verre de l’enseignement supérieur. Les dispositifs d’égalité des chances permettent chaque année à des milliers de jeunes de s’exfiltrer des statistiques de l’échec et d’échapper au déterminisme social.

Ces jeunes ont brisé les plafonds de verre de l’enseignement supérieur

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Eric Nunès « Mes parents m’appellent “l’alien” », souffle Alice. Petite fée des technologies de l’information, diplômée de plusieurs masters, la jeune femme a officié au cœur des métropoles les plus dynamiques de France et d’Amérique du Nord dans des secteurs variés – l’industrie, le conseil, l’enseignement… Mais quand elle rejoint le bourg familial du sud-est de la France, son aura s’éteint sous le regard paternel. « Pour lui, ma carrière n’est pas compa­tible avec le fait d’être une femme.

Ma place ­devrait être celle de ma mère : à la maison. » Jean-Michel, lui, se présente comme « fils de rien ou de si peu ». Enquête PISA : les élèves français dans la moyenne. L’édition 2015 de cette enquête, publiée par l’OCDE et qui porte sur 72 pays, révèle de nouveau un système éducatif profondément inégalitaire.

Enquête PISA : les élèves français dans la moyenne

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Mattea Battaglia et Aurélie Collas Les enquêtes sur l’école passent, et le diagnostic ne varie pas : notre système éducatif est profondément inégalitaire. S’il sait produire une élite, il se révèle incapable de résorber son « noyau dur » d’élèves en échec scolaire, qui sont principalement issus de milieux défavorisés. Le décrochage scolaire en baisse de 20 % depuis 2012. En 2015, 107 000 jeunes ont quitté le système scolaire sans diplôme ni qualification.

Le décrochage scolaire en baisse de 20 % depuis 2012

Ils étaient entre 135 000 et 140 000 en 2012. Ils seront 98 000 en 2016 selon la ministre de l’éducation. Comment le système éducatif français aggrave inéluctablement les inégalités sociales. Le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) dévoile, mardi, deux ans de travaux sur l’école. Le bilan est désastreux. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Mattea Battaglia et Aurélie Collas Des inégalités sociales à l’école, produites par l’école elle-même… C’est la démonstration que fait le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), en rendant publiques, mardi 27 septembre, les conclusions d’une vingtaine de rapports. Tout un spectre de la recherche – des sociologues aux économistes, des didacticiens aux psychologues, français et étrangers – a été mobilisé deux années durant, pour interroger ce mythe de l’égalité des chances dans notre système éducatif.

Et rendre plus transparente la fabrique de l’injustice scolaire. Déscolariser l’école maternelle. Recensé : Pascale Garnier, Sociologie de l’école maternelle, Paris, Puf, coll. « Éducation et société », 2016, 204 p., 28 €.

Déscolariser l’école maternelle

Dans la continuité des travaux antérieurs de Pascale Garnier, l’hypothèse principale de cette Sociologie de l’école maternelle est celle d’une scolarisation de l’école maternelle française. Cette hypothèse constitue le moyeu de ce livre, à partir duquel se déploie une analyse sociologique plurielle portant sur de multiples objets révélateurs de ce processus de scolarisation tels que l’évolution des programmes, les professionnalités des personnels, les pratiques, les relations entre la famille et l’école. Ce livre constitue plus largement un outil actuel, à la disposition des formateurs, étudiants et acteurs du système éducatif, soucieux de penser les problématiques contemporaines de cette institution. Analyse socio-historique du phénomène de scolarisation de l’école maternelle.

Les prénoms, révélateurs des discriminations du bac. Le sociologue Baptiste Coulmont publie chaque année son « Projet mentions », qui associe, pour chaque prénom, le taux d’obtention d’une mention « très bien« au bac.

Les prénoms, révélateurs des discriminations du bac

A l’issue de la publication des résultats, il donne au Monde.fr la primeur de son « classement » du bac 2016 (à retrouver en bas de cet article ) et explique sa démarche. Le bac pro toujours miné par une mauvaise image. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Aurélie Collas Pour eux aussi, le jour J sera dans une semaine, mercredi 15 juin.

Le bac pro toujours miné par une mauvaise image

Boris Cyrulnik : « Peu d’enseignants ont conscience de leur impact affectif sur les enfants » Boris Cyrulnik est le ‘psy’ le plus célèbre et le plus apprécié de France.

Boris Cyrulnik : « Peu d’enseignants ont conscience de leur impact affectif sur les enfants »

Alors que les réformes du collège et des programmes alimentent les débats, il nous livre son diagnostic sur l’école. B.Cyrulnik (c)DRFP Odile Jacob. Pourquoi les lycées privés réussissent si bien. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Mattea Battaglia Dossier spécial Classement des lycées 2016. « Les parents sont écoutés », « les élèves cadrés », « les enseignants moins absents… ou mieux remplacés »… Qui ne les a pas déjà entendues, ces a priori favorables qui poussent les familles à venir frapper à la porte du privé ?

Pourquoi les lycées privés réussissent si bien

A ce ressenti, les indicateurs de valeur ajoutée des lycées (IVAL) apportent une assise arithmétique : parmi les 195 lycées généraux et technologiques qui affichent, au baccalauréat 2015, un taux de réussite brut de 100 %, pratiquement 90 % relèvent du privé, selon nos calculs. Dossier d actualite ife n 63 les effets de l education familiale sur la reussite scolaire juin 2011. Julhe mirouse. A Montpellier et Paris, des familles se mobilisent contre « les écoles ghettos » Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Perrine Mouterde ll l’a d’abord entendu au square. « Cette école, il faut l’éviter. » Puis la conversation s’est répétée, encore et encore. Jérôme Decuq n’aurait pas dû être surpris : professeur en Seine-Saint-Denis, il observe depuis treize ans la ségrégation sociale et ethnique dans son lycée. Mais il ne savait pas que dans le quartier de Paris où il élève ses enfants, les « stratégies d’évitement » débutaient dès la maternelle.

Pour ses deux fils, lui n’a rien évité. Ni la « mauvaise » maternelle du coin de la rue, dans le nord du 18e arrondissement, ni la « mauvaise » école primaire. La licence : un choix toujours périlleux pour les bacs pros et technos. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Laura Buratti et Eric Nunès Tous les bacheliers ne sont pas égaux face à la licence. Si la précieuse collante autorise son détenteur à intégrer l’univers de l’enseignement supérieur, « les perspectives de réussite sont fortement corrélées au type de baccalauréat obtenu », souligne le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, dans une note que Lemonde.fr s’est procurée.

La féminisation des filières scientifiques recule à nouveau en France. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Gaëlle Picut L’étude annuelle MutationnElles-Y Factor 2015, publiée le 30 novembre, confirme une stagnation, voire un déclin de la féminisation des formations scientifiques et techniques dans les pays occidentaux, dont la France, et une lente progression dans le monde, avec de fortes disparités régionales. Malgré toutes les opérations menées en France, ces dernières années, pour attirer les jeunes filles vers les études scientifiques et techniques (hors santé), certaines filières d’étude dans l’enseignement supérieur voient la proportion de femmes décliner.

C’est le cas en informatique (-6), en agronomie (- 4 points en 10 ans), en science (- 5 points) et en ingénierie (-2). Les deux étapes du déclin Pourtant ces métiers offrent généralement d’excellents débouchés et des rémunérations attractives. C’est sur la gestion de carrière, que le niveau de satisfaction reste le plus faible (55 %) chez toutes les femmes interrogées. Coût, origines et orientation… Cinq chiffres marquants sur les étudiants.

Que vous soyez ou non étudiant, voici cinq chiffres utiles sur l’enseignement supérieur. Ils sont extraits de la 25e édition du rapport « L’état de l’école », publié mercredi 28 octobre par le ministère de l’éducation nationale, qui regroupe des principaux indicateurs statistiques de l’année 2014. Les conditions d’emploi des jeunes diplômés se dégradent. Sur le marché de l’emploi, le diplôme protège un peu moins qu’avant. Les universités confrontées à l’explosion du nombre d’étudiants. La rentrée 2015 s’annonce comme celle de tous les records : les universités devraient accueillir 65 000 étudiants en plus, selon la projection que doivent annoncer mercredi 16 septembre la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, et le secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur, Thierry Mandon, lors de la conférence de presse de rentrée.

En 2013 et 2014, la hausse était de 30 000 étudiants par an. Ecole : ma mixité va craquer. En France, le nombre de diplômés varie fortement en fonction des régions. La proportion des diplômés ou étudiants du supérieur varie beaucoup d’une région à l’autre en France. Ainsi, entre 25 et 34 ans, ils sont plus de 56 % en Ile-de-France, contre moins de 36 % en Corse et dans les départements d’outre-mer, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Ces écarts « résultent de différences de parcours éducatifs selon les milieux sociaux, mais aussi des comportements migratoires », souligne l’Insee, qui publie jeudi 25 juin les derniers résultats disponibles du recensement de la population.

Les plus diplômés sont en effet nombreux à quitter leur région de naissance : parmi les personnes nées et résidant aujourd’hui en France, 37 % des diplômés et étudiants du supérieur vivent dans une région où ils ne sont pas nés (selon les contours des nouvelles régions), contre 25 % des personnes ayant au plus un niveau équivalent au baccalauréat. Ile-de-France première bénéficiaire. L’école face à l’aggravation de la détresse sociale. 4,4 millions de personnes en difficultés graves ou fortes à l’écrit. L’inégal accès au bac des catégories sociales. 28 juin 2016 - Les taux d’accès au bac augmentent sur longue période. L’allongement inégal des scolarités.

Retard scolaire : le grand écart entre milieux sociaux. 19 septembre 2014 - 20,5 % des élèves issus de milieux défavorisés ont déjà redoublé au moins une fois à l’arrivée en sixième, soit six fois plus que ceux issus de milieux très favorisés. 20,5 % des élèves issus de milieux défavorisés [1] ont redoublé au moins une fois à l’arrivée en sixième (données 2011) soit six fois plus que les élèves dont les parents sont très favorisés (3,6 %) [2], indique une étude de l’Insee [3]. Un tiers des élèves de nationalité étrangère (32,4 %), eux-mêmes plus souvent de milieux populaires, sont concernés contre 11,8 % des élèves de nationalité française [4]. De la même façon, les élèves vivant dans une Zone urbaine sensible (Zus) ont aussi plus de risque d’avoir pris du retard à l’école : 21,7 % contre 11,6 % hors Zus. Photo / © morane - Fotolia.com.