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Thème 1 Les nouvelles frontières

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La nouvelle géopolitique de l’océan Indien. La territorialisation maritime est aujourd’hui la plus importante nouvelle frontière au monde et la maritimisation, de l’océan Indien, l’une des plus dynamiques.

La nouvelle géopolitique de l’océan Indien

Il y a lieu de parler d’une « Nouvelle géopolitique de l’océan Indien ». La notion de maritimisation recoupe le progrès technologique qui permet d’exploiter la surface et les profondeurs marines et sous-marines, les investissements afférents, notamment portuaires, littoraux et off-shore ainsi que l’institutionnalisation de ces activités. Dans le sud de l’océan Indien, le contexte structurant est la découverte d’un gisement considérable de gaz exploitable dans le canal du Mozambique. Cette découverte constitue une opportunité de développement mais aussi un risque sans précédent.

Le gisement est évalué en 2012 à 441,1 mille milliards de m3 de gaz naturel et 13,77 milliards de barils de gaz naturel liquide, soit l’équivalent des réserves de la mer du Nord ou du golfe Persique. Un nouveau cadre conceptuel. La nouvelle géopolitique de l’océan Indien. En haute mer, tout est permis. Les eaux internationales possèdent un statut ambigu puisqu’elles sont théoriquement ouvertes à tous les États (pour la navigation, la pêche, la recherche, la pose de câbles sous-marins, …) moyennant le respect de la convention de Montego Bay[1] et des autres règles du droit international (article 87).

En haute mer, tout est permis

L’ambiguïté résidant dans l’absence de juridiction contraignante et de contrôle en raison du gigantisme des surfaces concernées. Cette situation entraîne de facto une impunité quasi totale pour tout acte considéré dans quelconque arsenal juridique comme illégal. Chasse à la baleine, exploitation de travailleurs parfois séquestrés des mois durant sur de sordides bateaux de pêche, déballastage de pétroliers loin des côtes pour éviter des coûts liés au traitement des eaux usées, prises d’otage, meurtres, évasion de criminels, contrebande et trafics en tous genre[2]. Une zone de non droit ? Pas tout à fait... La règle en vigueur est celle dite du pavillon. . [3] Ian Urbina, La jungle des océans. La tête dans les étoiles. Nous voilà presque à Noël, l’année a été rude et pendant quelques jours on aimerait avoir la tête dans les étoiles, rêver à la lune ou plus loin encore, oublier cette Terre si malmenée et ses affrontements incessants.

La tête dans les étoiles

Seulement voilà, l’espace aussi est le théâtre des rivalités d’ici-bas. Elles permettent de franchir de nouveaux paliers dans notre connaissance du cosmos, les progrès sont exaltants même si à leur tour d’autres enjeux se multiplient. L’exploration du cosmos s’accélère et change de nature. En dix ans, les investissements ont presque triplé, le secteur privé en assure la moitié, les horizons se sont élargis, ce sera Mars et non pas Vénus, où les indices d’une forme de vie possible se sont évanouis. Soixante-dix pays lancent maintenant des satellites – chaque jour, vous et moi, avec notre seul téléphone portable, en utilisons une quarantaine.

Elon Musk, cet entrepreneur américain que l’on prenait pour un fou, a-t-il bouleversé le secteur ? Qui peut exploiter l'espace ? La crise de la Covid-19 a laissé dans l’ombre des décisions majeures quant aux rapports des puissances terrestres à l’égard de l’espace qui les entourent.

Qui peut exploiter l'espace ?

Ainsi, le 6 avril, le président des États-Unis Donald Trump a émis un décret présidentiel confirmant le Space Act, qui stipule que les citoyens américains peuvent récupérer, posséder et exploiter les ressources spatiales. Car les planètes du système solaire, la Lune et les astéroïdes sont redevenus désirables pour les grandes puissances à l’instar de la Chine, les États-Unis, l’Inde ou encore l’Union européenne.

Hier soir, ce sont les Émirats arabes unis qui ont envoyé la première sonde spatiale vers Mars. Ces corps célestes sont pourtant considérés comme faisant partie du " patrimoine commun de l’humanité " depuis un traité international de 1967 – amendé en 1979. Mais ce qui intéresse les États, c'est surtout le vide juridique autour de l’exploitation des ressources extraterrestres... Un modèle économique à inventer Actualités Analyses.