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« La décolonisation des imaginaires n’est pas une question achevée » La réédition de votre essai Transfert d’une mémoire, avec vos Mémoires dangereuses, se veut un acte engagé.

« La décolonisation des imaginaires n’est pas une question achevée »

Quels enjeux attachez-vous à cette intervention dans le débat public actuel ? Benjamin Stora Ce livre, je l’ai écrit en 1998, à mon retour du Vietnam. À l’époque, j’avais trouvé un paysage politique français inquiétant. J’avais quitté la France à un moment marqué par la montée du FN. Tout au long de mes études sur l’histoire de l’Algérie et du Maghreb contemporain, j’avais déjà pointé une série de passages de mémoire d’une rive à l’autre de la Méditerranée et j’avais, à l’époque, décidé d’écrire cet essai pour montrer comment se formaient des comportements, des réflexes et des mémoires que j’ai qualifiés de « sudistes ».Il s’agissait pour moi d’intervenir, au travers d’un essai historique, dans le contexte de l’époque.

Vous montrez que la France souffre aujourd’hui de la rumination de cette histoire coloniale. Benjamin Stora Il y a plusieurs raisons à cela. Source : Benjamin Stora : la mémoire blessée de l'Algérie perdue. Benjamin Stora, algérie, décolonisation, islam, Histoire, laïcité, racismeInterview L’historien Benjamin Stora évoque ses souvenirs d’une enfance joyeuse à Constantine, malgré la guerre d’Algérie, et analyse les conséquences de la décolonisation dans la vie politique et sociale actuelle.

Benjamin Stora : la mémoire blessée de l'Algérie perdue

TC : Vous avez publié un bel ouvrage autobiographique, Les clés retrouvées, dans lequel vous évoquez votre enfance et les souvenirs que vous en avez... Benjamin Stora : Oui, je suis né à Constantine, dans le quartier « judéo» – judéo-musulman et judéo-arabe – le vieux quartier historique de la ville, qui est une ville extraordinaire, située à 600 mètres d’altitude, sur un rocher. J’y ai grandi pendant la guerre d’Algérie. Je suis né en 1950, et je suis parti avec ma famille en 1962, j’avais 12 ans.

C’est un peu paradoxal, et cela peut choquer, mais il y avait une fraternité communautaire. Il y avait beaucoup d’orchestres dans cette ville. Vous savez, aujourd’hui, on parle beaucoup de guerre, en France. La Colonisation européenne et le système colonial 1850-1960 (cours) RS11. L'exposition coloniale de Rouen en 1896. À l’époque des zoos humains [ressource] Des êtres humains exhibés dans des zoos : c’est le spectacle de masse que les sociétés de la fin du XIXe siècle offraient à leurs populations.

À l’époque des zoos humains [ressource]

Une époque où on tenait pour acquise l’existence de races humaines. (Cet article a été publié dans CNRS Le journal, n° 263, décembre 2011.) Paris, année 1889. La capitale des lumières célèbre 100 ans de liberté, d’égalité et de fraternité. Colonies. Rfsp_0035-2950_1972_num_22_3_418984. Les photographies du voyage au Congo. Marc Allégret, André Gide... et Dindiki, un pérodictique potto offert par un chef villageois Le 19 juillet 1925, Gide et Marc Allégret embarquent à Bordeaux pour l'Afrique.

Les photographies du voyage au Congo

Un périple de dix mois à travers l'Afrique équatoriale française et le Congo belge pour le compte du ministère des colonies : une "mission" acceptée avant tout pour ce qu'elle offrait d'officiel et donc de facilités pour voyager dans ces pays. Le Journal de Gide s'expatrie dans Voyage au Congo et Retour du Tchad. Le Voyage au Congo restera comme l'un des premiers livres anticolonialistes. Ce qui donnera aussi du poids à son plaidoyer, c'est qu'il ne condamne pas le colonialisme en bloc, saluant au passage les comportements plus "humains" de certains gouverneurs et leur bon travail. Tout au long de ce voyage, Marc ne reste pas inactif. Allégret Marc, "Carnets du Congo, Voyage avec Gide",Presse du CNRS, 1993 Une page sur Marc Allégret, cinéaste et photographe.

Al7hg11tepa0212-sequence-07. Médiathèque de l'architecture et du patrimoine - Allegret, Voyage au Congo.