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La croissance est en berne.

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La croissance française a atteint 0,3 % au premier trimestre. A une semaine du second tour de l’élection présidentielle, qui électrise les discours et voit s’opposer deux visions économiques et sociales de la France entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, les optimistes comme les Cassandre en seront pour leur frais.

La croissance française a atteint 0,3 % au premier trimestre

La France reste promise à une croissance molle. La récession a été évitée et le gouvernement revoit ses prévisions à la hausse, mais les perspectives restent moroses L'économie française a déjoué les pronostics les plus sombres dont elle était l'objet.

La France reste promise à une croissance molle

Elle n'a pas connu de récession - deux trimestres consécutifs de contraction du produit intérieur brut (PIB) - au coeur de l'hiver, contrairement à ce que lui promettait la majorité des conjoncturistes et à ce que laissaient présager les enquêtes sur le climat des affaires. Le PIB progresse de 0,4 % au quatrième trimestre 2016 et de 1,1 % sur l'ensemble de l'année. Au quatrième trimestre 2016, le produit intérieur brut (PIB) en volume* accélère : +0,4 %, après +0,2 % au troisième trimestre.

Le PIB progresse de 0,4 % au quatrième trimestre 2016 et de 1,1 % sur l'ensemble de l'année

En moyenne sur l'année, l'activité progresse de 1,1 %, soit quasiment autant qu'en 2015 (+1,2 %). Hors correction des jours ouvrés, la croissance du PIB s'établit à +1,2 % en 2016, après +1,3 % en 2015. Les dépenses de consommation des ménages accélèrent au quatrième trimestre (+0,6 % après +0,1 %), de même que la formation brute de capital fixe (FBCF ; +0,4 % après +0,2 %). Au total, la demande intérieure finale hors stocks est plus dynamique, contribuant davantage à la croissance : +0,5 point après +0,2 point. La croissance française atteint seulement 1,1 % en 2016. Le gouvernement tablait sur une progression de 1,4 % du PIB sur l’ensemble de l’année.

La croissance française atteint seulement 1,1 % en 2016

Les dirigeants de PME choisissent de ne pas croître. Pour le directeur des études économiques et de la prospective du groupe BPCE, les dirigeants de PME français ont un penchant naturel pour la « non-croissance » qui s’explique par plusieurs facteurs rationnels.

Les dirigeants de PME choisissent de ne pas croître

Cela débouche sur l’incapacité de la France à créer un vivier d’ETI - entreprises de taille intermédiaire - de plus en plus puissant. Un enjeu pour 2017. Compétitivité : le grand décrochage français. En cause le coût travail, les efforts de recherche, les investissements productifs. Il l’a réaffirmé avec conviction, comme tant d’autres avant lui. « La désindustrialisation n’est pas une fatalité », a martelé Manuel Valls, jeudi 10 novembre, lors d’une visite à Corbeil-Essonnes, sur le site du fabricant de semi-conducteurs X-Fab.

Compétitivité : le grand décrochage français. En cause le coût travail, les efforts de recherche, les investissements productifs

La concurrence mondiale « ne fait aucun cadeau (…). Mais nous avons des atouts à faire valoir, et en particulier nos capacités d’innovation », a souligné le premier ministre. Vraiment ? Depuis des années, la perte de compétitivité de la France, cette difficulté de notre économie à rester dans la course mondiale, donne des sueurs froides aux économistes comme aux politiques. Aux craintes que l’Hexagone ne soit relégué au second rang, s’ajoutent celles d’un déclassement d’une partie de sa population, terreau du vote contestataire et populiste. Et pour cause. Lire aussi : Bercy calibre les ultimes mesures fiscales du quinquennat. Aux Etats-Unis, une reprise économique inachevée et inégalitaire. Les années Obama (1|5) « Le monde était sombre avant que je gagne », prétend Trump. « L’économie repart », souligne le président sortant.

Aux Etats-Unis, une reprise économique inachevée et inégalitaire

La réalité est plus nuancée. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Stéphane Lauer (New York, correspondant) Une très timide amélioration de la croissance mondiale. L’Organisation de coopération et de développement économiques révise à la hausse ses prévisions de croissance mondiale.

Une très timide amélioration de la croissance mondiale

Dans un monde pris au piège d’une croissance désespérément molle, Donald Trump pourrait-il, finalement, être l’homme de la situation ? Entre baisses d’impôts et relance massive de l’investissement, certaines promesses du président américain élu semblent, en tout cas, satisfaire à l’injonction martelée depuis des mois par les grandes institutions économiques internationales : activer l’arme budgétaire pour soutenir la reprise.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en prend acte dans le dernier cru de ses « perspectives économiques », présenté lundi 28 novembre. Et se permet – une fois n’est pas coutume – de réviser d’un iota à la hausse ses prévisions : la progression du produit intérieur brut (PIB) mondial est estimée à 3,3 % en 2017 (contre 3,2 % dans les projections de septembre). Croissance américaine en trompe l'oeil au 3ème trimestre. Le PIB des États-Unis s’est établi à 2,9 % en rythme annualisé alors que les analystes tablaient sur 2,5 %.

Croissance américaine en trompe l'oeil au 3ème trimestre

Après avoir déçu au deuxième trimestre, la croissance économique des États-Unis a accéléré plus que prévu au troisième trimestre, s’établissant à 2,9 %, selon une première estimation publiée par le département du commerce vendredi 28 octobre. Initialement, les analystes tablaient sur 2,5 % pour cette première évaluation du produit intérieur brut (PIB) de l’été. Cet indicateur économique était attendu car c’est l’un des derniers publiés avant l’élection présidentielle du 8 novembre. Il reste encore les chiffres de l’emploi du mois d’octobre, qui doivent être publiés le 4 novembre. Pourquoi la croissance française est toujours amorphe. France : le PIB a progressé seulement de 0,2% au troisième trimestre. Pourquoi la croissance française va faire pschitt en 2016.

Le produit intérieur brut français devrait progresser de 1,3 % cette année, selon l’Insee, qui, en juin, tablait encore sur une hausse de 1,6 %.

Pourquoi la croissance française va faire pschitt en 2016

Un rythme quasi identique à 2015. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Audrey Tonnelier C’est une nouvelle qui tombe au plus mal pour le gouvernement de François Hollande, mais aussi pour l’éventuelle candidature du président de la République, à un peu plus de six mois de l’échéance électorale de 2017. Le FMI reste pessimiste concernant la croissance mondiale. Dans son dernier cru des Perspectives économiques mondiales, l’institution esquisse une reprise en dents de scie sur laquelle pèsent des risques toujours prononcés. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Marie de Vergès Une croissance forte, durable, équilibrée… Ce retour à meilleure fortune que les dirigeants de la planète ne cessent d’appeler de leurs vœux « nous échappe toujours ».

Présenté mardi 4 octobre, le dernier cru des Perspectives économiques mondiales du Fonds monétaire international (FMI) esquisse une reprise en dents de scie sur laquelle pèsent des risques toujours prononcés. « La croissance est trop faible depuis trop longtemps, et dans de nombreux pays, ses bénéfices touchent trop peu de monde », a résumé le chef économiste de l’institution, Maurice Obstfeld, devant la fine fleur de la finance mondiale réunie cette semaine à Washington pour les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale.

Une activité languissante et une reprise progressive. La zone euro peine à muscler sa croissance économique. La production industrielle en recul aux Etats Unis, Europe, Japon en 2015. C’est l’un des plus grands sites industriels en projet dans le monde. LeEco, le « Netflix chinois », a annoncé, mercredi 10 août, son intention de construire une usine de voitures électriques hyperconnectées à Huzhou, dans la riche province côtière du Zhejiang. L’ensemble du parc industriel devrait coûter 2,7 milliards d’euros, pour une diversification jugée naturelle par Jia Yueting, le milliardaire propriétaire de ce groupe jusqu’à présent spécialiste d’Internet : l’automobile de demain sera un « terminal mobile intelligent monté sur quatre roues », prédit-il.

Il se voit déjà en produire 400 000 par an… En d’autres temps, c’est en Europe, aux Etats-Unis ou au Japon qu’aurait éclos un projet technologique et financier de cette ampleur. Aujourd’hui, les usines ferment dans les pays industrialisés. Lire aussi : Hausse du yen : l’industrie japonaise demande une intervention de l’Etat. Pourquoi Matteo Renzi ne parvient pas à redresser l’économie italienne. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Marie Charrel La magie Matteo Renzi a-t-elle cessé d’opérer ?

Arrivé au pouvoir en février 2014 avec la promesse de relancer la croissance, le jeune président du conseil italien (41 ans) avait soulevé de grands espoirs. La croissance marque le pas en Europe. C’est un peu décevant. France : croissance nulle au deuxième trimestre. Coup de froid sur la croissance américaine. La France en croissance zéro au deuxième trimestre. La croissance est en berne en France depuis 50 ans. Etats-Unis : la croissance a ralenti dangereusement au premier trimestre. Pas de rebond pour l’économie mondiale en 2016. Le discours a des airs de ­déjà-vu.

Après le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, lors de leur assemblée de printemps en avril, c’est au tour de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de tirer la sonnette d’alarme. Ce « club » de 34 pays riches estime que la croissance mondiale sera tout juste de 3 % cette année.