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Tribunes

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«Monsieur le Premier ministre, il y a urgence à sortir de cette spirale délétère pour la démocratie» Tribune.

«Monsieur le Premier ministre, il y a urgence à sortir de cette spirale délétère pour la démocratie»

Monsieur le Premier ministre, Depuis plusieurs semaines, nous, sociétés de journalistes et de rédacteurs de la presse nationale, régionale, de l’audiovisuel et du Web, n’avons eu de cesse d’alerter – tout comme les syndicats de la profession, des collectifs, des directeurs de rédaction, des éditeurs de presse – quant aux graves menaces que fait peser l’article 24 de la proposition de loi «pour une sécurité globale» sur la liberté d’informer. Ce diagnostic rejoint celui de sociétés de réalisateurs, d’associations de défense des droits humains, d’autorités administratives indépendantes, et de trois rapporteurs spéciaux des Nations unies.

La Commission européenne elle-même s’en inquiète. Même amendée, cette disposition, qui vise à pénaliser la diffusion de l’image de membres des forces de l’ordre si elle a pour «but manifeste qu’il soit porté atteinte à [leur] intégrité physique ou psychique», est dangereuse. TRIBUNE. "Nous assistons à une volonté délibérée de nous empêcher de travailler" : plus de 300 journalistes dénoncent les violences policières. Selon l'association Reporters sans frontières, près de 90 journalistes ont été victimes de violences policières depuis le début du mouvement des "gilets jaunes".

TRIBUNE. "Nous assistons à une volonté délibérée de nous empêcher de travailler" : plus de 300 journalistes dénoncent les violences policières

Les reporters et photographes indépendants figurent en première ligne dans les manifestations. "Un cap répressif a été franchi. " Après l'interpellation et la garde à vue du journaliste indépendant Gaspard Glanz, signataire de cette tribune, lors de la manifestation des "gilets jaunes" le 20 avril, plus de 350 médias, journalistes, photographes, indépendants ou appartenant à des rédactions dénoncent, dans une tribune publiée sur franceinfo.fr, les violences policières subies par leur profession depuis le début du mouvement. Ils alertent sur la précarisation de leurs conditions de travail et les agressions physiques et psychologiques vécues sur le terrain.

Ils revendiquent leur droit à informer et la liberté de la presse. Nous sommes tou·te·s des gilets jaunes. Gilets jaunes : nous ne sommes pas dupes  ! Tribune.

Gilets jaunes : nous ne sommes pas dupes  !

Depuis plusieurs mois, le mouvement des gilets jaunes, sans précédent dans l’histoire de la Ve République, bat le pavé de nos rues. Un mouvement de citoyen·ne·s, né spontanément, qui ne se rattache à aucun parti politique. Un mouvement qui mobilise des dizaines de milliers de Français·e·s chaque samedi, depuis plus de six mois, et qui est soutenu par des millions d’autres. Un mouvement qui réclame des choses essentielles : une démocratie plus directe, une plus grande justice sociale et fiscale, des mesures radicales face à l’état d’urgence écologique. Ce qu’ils demandent, ils le demandent pour tou·te·s.

Et nous le proclamons ici : Nous ne sommes pas dupes ! Le bilan de la répression s’aggrave chaque semaine. Universitaires. Depuis le 17 novembre 2018, plusieurs centaines de milliers de citoyen·ne·s expriment leur inquiétude face à un pouvoir sourd à leurs revendications.

universitaires

Ils trouvent la force et le courage de prendre la parole en disant haut et clair qu’ils en ont assez et ne subiront plus les effets des politiques néfastes qui depuis plusieurs décennies pillent impunément leur travail et les biens communs. Les voix des gilets jaunes ont permis de mettre à nu les mensonges et les pseudo-justifications « scientifiques » données par le pouvoir et la meute de ses courtisans pour couvrir l’ampleur et l’importance de la prédation. Leur soulèvement a montré le vrai sens d’une politique qui a sciemment organisé le transfert des biens laborieusement accumulés par 95 % de la population vers les 5 % des couches les plus aisées.

Leur force a été de faire prendre conscience de la duplicité d’un pouvoir, osant se féliciter d’avoir multiplié par quatre les énormes richesses détenues par une infime minorité. Appel de 100 médecins contre le fichage des «gilets jaunes» Nous, médecins, rappelons notre attachement viscéral au secret professionnel.

Appel de 100 médecins contre le fichage des «gilets jaunes»

C’est pourquoi nous refusons le fichage des « gilets jaunes » blessés arrivant aux urgences. De même que nous nous opposons à tout autre fichage des patients sans leur consentement, visant à une transmission des données en dehors de l’hôpital à des fins autres que médicales. Le secret professionnel, pilier ancestral de notre profession, a été institué dans l'intérêt des patients. Il couvre tout ce qui est porté à la connaissance du médecin dans l'exercice de sa profession. Il s’agit non seulement de ce qui lui a été confié, mais aussi de ce qu'il a vu, entendu ou compris. Selon la CNIL, cette base de données vise à établir « une liste unique des victimes d’attentats pour l’information de leurs proches par la cellule interministérielle d’aide aux victimes » et peut être étendue à des « situations sanitaires exceptionnelles ». Signataires : Une pétition de médecins révoltés contre les LBD.

Depuis le début de la mobilisation des «gilets jaunes», les Lanceurs de balle de défense (LBD ou flash-balls), sont au cœur d’une polémique, étant donné les graves blessures qu’ils occasionnent. Inquiets, des médecins ont décidé de s’allier pour dénoncer l’usage de ces armes sublétales, afin d'alerter «sur leur dangerosité extrême». Notre-Dame: « Monsieur le président, ne dessaisissez pas les experts du patrimoine ! »