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Pénurie et Désert Médicaux

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En 2025, la France aura perdu un médecin généraliste sur quatre en vingt ans. Le nombre de généralistes a diminué de plus de 8 % depuis 2007. Malgré les aides proposées, les jeunes praticiens rechignent à s’installer en libéral. LE MONDE | • Mis à jour le | Par François Béguin Les différentes aides financières à l’installation n’y auront rien changé : la France manque toujours de médecins généralistes. Leur nombre a diminué de 8,4 % entre 2007 et 2016, selon les chiffres publiés jeudi 2 juin par le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) dans son atlas de la démographie médicale.

Liée au non-remplacement d’une partie des départs à la retraite, cette chute « inexorable » et « préoccupante » devrait même se poursuivre jusqu’en 2025 et se traduire par « la perte d’un médecin généraliste sur quatre sur la période 2007-2025 », estime l’ordre. La pénurie affecte aussi bien des territoires ruraux que des zones urbaines. Les déserts médicaux gagnent les villes. Le sénat entame le 14 septembre l’examen en première lecture du projet de loi de modernisation de notre système de santé.

Les déserts médicaux gagnent les villes

Le texte adopté par les députés le 14 avril a été totalement détricoté par la Commission des affaires sociales, mais en matière de démographie médicale, députés et sénateurs sont d’accord pour ne pas imposer de contraintes aux médecins (voir l’encadré). Démographie médicale : les départements les plus touchés d’ici 5 à 10 ans. Les départements de Lozère, de la Creuse ou de l’Yonne ont du souci à se faire en matière d’offre de soins dans les 5 à 10 ans qui viennent.

Démographie médicale : les départements les plus touchés d’ici 5 à 10 ans

Mais Paris aussi, ainsi que certains départements du pourtour méditerranéen, qui vont devoir faire face à un départ massif de médecins, généralistes et spécialistes. C’est la conclusion à laquelle on parvient en explorant les données du Répertoire Partagé des Professionnels de Santé publié par la DREES. En traitant les données sur l’âge des médecins, au niveau départemental, on peut en effet se projeter pour répondre à la question : quels seront les départements confrontés à un risque de pénurie de médecins dans 5 à 10 ans ?

En identifiant la part des médecins âgés de plus de 55 ans, libéraux et salariés confondus, on distingue les départements qui connaîtront le plus de départ en retraite, et seront donc confrontés à un défi de remplacement (RRPS)(1). Une démographie médicale vieillissante. Une grève de nantis ? Médecins et patients victimes contemporaines du néo-libéralisme. Ces derniers jours, nous entendons ci et là beaucoup parler du « projet de loi santé » (1).

Une grève de nantis ? Médecins et patients victimes contemporaines du néo-libéralisme.

Présenté par Marisol Touraine le 15 Octobre 2014 au conseil des ministres, il devrait être voté en 2015 et mis en application dans la foulée . Etant moi-même interne en dernière année de médecine générale , j’exerce au quotidien dans des centres municipaux de santé ou des cabinets de ville dans Paris et sa banlieue. En tant que médecin, et « Docteur » (en médecine) très prochainement je suis atterré, perplexe et quelque peu désabusé face à la couverture médiatique de ce sujet fondamental et à l’évolution future de notre système de santé. Diviser pour mieux régner. LA MÉDECINE LIBÉRALE EN DANGER par le projet de Loi relatif à la Santé. Les assurés sociaux sont donc les premiers concernés mais ils ne sont pas informés.

LA MÉDECINE LIBÉRALE EN DANGER par le projet de Loi relatif à la Santé.

Ils ont donc intérêt à se renseigner auprès de leur médecin libéral et à le soutenir s'il partage ses craintes (tous les syndicats de médecins Le BLOC, CSMF, FMF, MGF, SML, UCDF et l'UFML ... sont opposés au projet). Tout ce qui leur a été dit c'est « demain vous ne payerez plus chez le médecin », tous ne peuvent être que d'accord, demain on rase gratis ! Mais demain par qui et comment les assurés sociaux seront-ils soignés ? Alors que les ARS auront TOUS les pouvoirs Que les Hôpitaux et leurs files d’attente seront le passage obligé pour tout ce qui ne relève pas de l'extrême urgence, Que les cliniques pourront être fermées du jour au lendemain par les ARS qui pourront donner ou retirer une accréditation, donc permettre le maintien ou la fermeture d'une activité ... Alors que ce texte fait peser des menaces. Pénurie de médicaments, des causes largement économiques. Paris, le jeudi 22 mai 2014 - Phénomène mondial, les ruptures de médicaments empoisonnent la vie des pharmaciens d’officine et hospitaliers, des médecins et des patients dont elles menacent la santé.

Pénurie de médicaments, des causes largement économiques

Entre septembre 2012 et octobre 2013, l’ANSM a répertorié 324 ruptures de stock, dont 28% de médicaments indispensables. D’une durée de 3 jours à 13 mois (94 jours en moyenne), elles concernent un peu plus les médicaments dispensés à l’hôpital (32%) que ceux de ville (27%), selon les industriels du médicament (Leem) qui, pour mieux appréhender l’ampleur de la situation, ont mené une enquête auprès de 90 laboratoires pharmaceutiques ayant effectué au moins une déclaration de rupture entre ces deux dates. Dix cartes pour savoir si vous vivez dans un désert médical. Le Conseil national de l'ordre des médecins a publié, jeudi 5 juin, un Atlas de la démographie médicale.

Dix cartes pour savoir si vous vivez dans un désert médical

Un document très technique, mais qui témoigne du manque manifeste de praticiens dans certains départements et montre les inégalités de répartitions des spécialistes sur le territoire. Les pénuries de médicaments inquiètent les professionnels de santé. La mondialisation du circuit de fabrication du médicament ainsi que sa concentration expliquent en partie ces difficultés. « On passe notre temps à jongler avec les manques !

Les pénuries de médicaments inquiètent les professionnels de santé

» Jean-François Charbonnel, responsable de la pharmacie du centre de lutte contre le cancer Léon-Bérard, à Lyon, est exaspéré. Depuis quelques années, les ruptures de stocks de médicaments, de plus en plus fréquents, inquiètent les professionnels de la santé. « C’est un problème majeur : les pénuries, rares par le passé, sont devenues systématiques », explique-t-il. Il cite le cas du Caelyx, indiqué dans le traitement du cancer du sein et des ovaires. Installations/départs: ce qui est rare est ... ? La médecine a mal à la géographie.

Installations/départs: ce qui est rare est ... ?

Désert médical, Zones de non-droit, d’insécurité, jalonnent le paysage. La médecine a mal au recrutement. Désormais, installations et désinstallations font l’objet d’une mobilisation journalistique. Qu'ils évoquent arrivées/départs/départs d’à peine arrivés, on perçoit de la douleur dans la plupart des articles traitant de ces sujets. Séquence pub quand un médecin s’installe, inquiétude rémanente (va-t-il rester), trémolos quand un autre jette l’éponge ou s’en va discrètement. Les médecins ont beau se sentir mal aimés, ils restent une valeur sure pour l’élu de petite ville. Le médecin qui s’installe devient rare et sa pérennité incertaine. J’ai donc décidé de réaliser un tour de presse arrivées/départs.

Rubrique j’hésite : « Pourquoi je ne m'installe pas », le témoignage d'une jeune généraliste. Lettre ouverte aux autorités de santé à propos d’une nouvelle rupture de stock dans le traitement des maladies de la thyroïde. Désert, Pénurie et Bureaucratie, Fragmentation. Médecine: "Vous reprendrez bien un peu de technocratie?" La récente contribution thématique «Après 10 ans de droite, remettre de la Gauche dans les politiques de santé»*, rédigée par des sympathisants ou cadres du Parti Socialiste, est indigente. Si elle pointe, ce qui est toujours utile, que la santé ne se résume pas aux soins, ou que la politique du médicament doit être repensée, elle prend soin de ne pas nommer les responsables politiques de la crise actuelle, et propose des «solutions» incohérentes qui montrent à quel point ses auteurs méconnaissent le rôle de la médecine générale. Ainsi à de multiples reprises, les auteurs en appellent-ils aux Agences Régionales de Santé en tant qu’arbitres et impulseurs de politiques volontaristes, alors que les ARS, bras armé de l’Etat sarkozyste, ne représentent qu’un énième étage d’évaluateurs et de décideurs déconnectés du terrain imposant aux soignants un empilement de normes qualité.

Plus grave encore est l’absence d’identification du dévoiement actuel de l’Assurance-Maladie. . * Abroger la loi de juillet 2011 sur la médecine et la santé au travail : un des leviers majeurs pour améliorer la qualité de vie au travail. À Monsieur François Hollande, Président de la République Monsieur Jean-Marc Ayrault, Premier Ministre.

Abroger la loi de juillet 2011 sur la médecine et la santé au travail : un des leviers majeurs pour améliorer la qualité de vie au travail.

Le rapport du Genou des Alpages sur les déserts medicaux. Médicaments : les ruptures de stock se multiplient. Médicaments en rupture de stocks : de pire en pire. Les alertes de l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) sont en dessous de la réalité constatée sur le terrain.

Médicaments en rupture de stocks : de pire en pire

L’Ordre des pharmaciens a comptabilisé 539 spécialités en difficulté d’approvisionnement tandis que dans le même temps l’ANSM n’en recensait que 45. L’expérimentation du logiciel DP-rupture (extension au dossier pharmaceutique créée cet été pour quantifier les ruptures) a permis de recueillir 1944 déclarations entre fin aout et le 15 octobre, sur un échantillon de 262 officines et 10 pharmacies hospitalières. Aucune classe thérapeutique n’est épargnée. T2A : financement des hôpitaux : un choix politique. Le financement des hôpitaux par la T2A, au-delà d’un choix purement technique, a été l’occasion d’un tournant politique vers la marchandisation et la privatisation de la santé. En effet, il y a trois modalités pour financer l’activité hospitalière: le prix de journée, comme à l’hôtel, le budget global, comme pour l’éducation ou pour l’armée, et la tarification à l’activité (T2A), comme le paiement à l’acte de la médecine de ville.

La France aura expérimenté les trois modes successivement, le prix de journée jusqu’en 1982, le budget global de 1983 à 2004, la T2A, d’abord partiellement jusqu’en 2005, puis à 100% à partir de 2008. Cinq ans de sarkozysme… et un système de santé à terre.