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L'actu scientifique : le coin des curieux

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Mars 2020 : le rover Perseverance s’est posé et se lance à la recherche de traces de vie. Le premier succès de la NASA, dans cette nouvelle aventure spatiale que constitue la mission Mars 2020 (prononcez « Mars vingt vingt »), est d’avoir « vendu » aux médias de la Terre entière les « sept minutes de terreur », tout comme il y avait sept mercenaires, sept nains et sept péchés capitaux.

Mars 2020 : le rover Perseverance s’est posé et se lance à la recherche de traces de vie

Derrière cette expression se cache toute la difficulté de l’entrée dans l’atmosphère martienne, de la descente finale et de l’atterrissage sur le sol aride de la Planète rouge. Sept minutes où tout se passe de manière automatique car, étant donné que la Terre est actuellement distante de Mars de plus de 200 millions de kilomètres et que, même en voyageant à la vitesse de la lumière, les commandes envoyées à la sonde mettent presque onze minutes et demie à lui parvenir. Sept minutes où tout doit s’enchaîner à la perfection. Jeudi 18 février, les « sept minutes de terreur » ont débouché sur une fin heureuse. B1.525 : un nouveau variant britannique du SARS-CoV-2. Chaque semaine ou presque, on découvre un nouveau variant et de nouvelles mutations.

B1.525 : un nouveau variant britannique du SARS-CoV-2

Des chercheurs de l'université d'Edimbourg, en Ecosse, ont examiné des échantillons positifs issus de GISAID, la base de données génomique mondiale. Mars : quelle stratégie pour les échantillons du rover « Perseverance » ? Pour tous ceux qui ont participé aux efforts déployés depuis des décennies par la Nasa pour l’exploration robotisée de Mars, l’heure est venue de se ronger les ongles.

Mars : quelle stratégie pour les échantillons du rover « Perseverance » ?

Lancé en juillet dernier et filant vers la Planète rouge, le rover Perseverance de l’agence spatiale américaine, protégé par un blindage thermique, s’apprête ce 18 février à effectuer une audacieuse et terrifiante plongée en piqué dans l’atmosphère de Mars, vers son site d’atterrissage, le cratère Jezero. Cette entrée en matière sera immédiatement suivie d’une manœuvre que beaucoup considèrent comme encore plus risquée : la descente automatisée du robot au sol, suspendu au bout d’un câble relié à une plateforme en vol stationnaire propulsée par des moteurs fusées (la « grue du ciel ») – la même technologie qui a permis au prédécesseur de Perseverance, le rover Curiosity, d’atteindre la surface martienne en 2012.

Retour sur investissement Mais le pari en vaut la peine, selon lui. Le bon sens scientifique. La Méthode scientifique : podcast et réécoute sur France Culture. Ce que la phylogénie raconte des épidémies. Inventaire de mutations d’une région cruciale du SARS-CoV-2 influant sur la réponse en anticorps – Réalités Biomédicales. Une équipe de chercheurs américains a établi une cartographie de toutes les mutations entraînant un changement d’acide aminé dans une petite région de la protéine spike de l’enveloppe du SARS-CoV-2.

Inventaire de mutations d’une région cruciale du SARS-CoV-2 influant sur la réponse en anticorps – Réalités Biomédicales

Baptisée RBD (domaine de fixation au récepteur, receptor binding domain), cette zone est celle qui permet au coronavirus de s’arrimer au récepteur ACE2 présent sur les cellules cibles. Lors de l’entrée du virus dans les cellules cibles, le RBD de la protéine spike joue donc le rôle de clé, alors que le récepteur cellulaire ACE2 correspond à la serrure. Parmi toutes les mutations identifiées dans le RBD, certaines contribuent à ce que les anticorps présents dans le sérum de patients infectés ne se fixent pas sur cette petite région. De fait, ces travaux montrent que, lors de l’infection naturelle, certaines mutations du RBD peuvent avoir pour conséquence de réduire fortement l’activité neutralisante des anticorps vis-à-vis du virus. La neuropiline, l’autre porte d’entrée pour le SARS-CoV-2. Thérapie génique : les traitements du futur ? ● La thérapie génique apporte du matériel génétique aux cellules permettant de produire une protéine bénéfique pour l’organisme (protéine fonctionnelle dans le cas d’une maladie génétique, protéine modifiée dans le cas de l’immunothérapie, par exemple). ● Elle constitue l’une des voies privilégiées pour traiter les maladies génétiques mais également certains cancers, qui représentent aujourd’hui la majorité des essais cliniques. ● Deux approches existent : soit injecter directement le matériel génétique fonctionnel, dite méthode in vivo ; soit le multiplier d'abord en laboratoire dans des cellules mutées de l'organisme, dite méthode ex-vivo. ● La thérapie génique a rencontré son premier succès mondial en France au début des années 2000.

Thérapie génique : les traitements du futur ?

L’équipe du Professeur Alain Fischer parvient à soigner des « bébés bulles » atteints d’une grave maladie génétique touchant leur système immunitaire, en leur administrant un gène-médicament. Vaccins ARNm Covid 19. L’auto-immunité à l’origine de cas sévères de Covid-19 ? Plus d’un an après l’apparition du Covid-19, de nombreux mystères persistent : pourquoi certaines personnes ont-elles des formes plus sévères de la maladie que d’autres ?

L’auto-immunité à l’origine de cas sévères de Covid-19 ?

Pourquoi les lésions pulmonaires continuent-elles parfois à s’aggraver bien après que l’organisme semble avoir éliminé le virus ? Et qu’est-ce qui se cache derrière cette maladie qui dure des mois et touche de multiples organes chez les personnes atteintes d’une « forme longue » du Covid-19 ? Un nombre croissant d’études suggèrent que ces questions pourraient être liées au fait que le système immunitaire se retourne par erreur contre l’organisme, un phénomène connu sous le nom de « réaction auto-immune ».

Dès le début de la pandémie, les chercheurs ont remarqué que certaines personnes ont une réponse immunitaire trop forte à l’infection par le SARS-CoV-2. Pourtant, on sait que l’auto-immunité joue un rôle dans de nombreuses maladies infectieuses. Trouver des autoanticorps Une idée contagieuse Repenser les traitements. Un variant du SARS-CoV-2 inquiétant, vraiment ? Soigner par le microbiote : où en est-on ? Un robot mixeur, une passoire, de l’eau et quelques autres éléments, dont un donneur prétendument sain.

Soigner par le microbiote : où en est-on ?

C’est la liste des ingrédients nécessaires pour réaliser soi-même… une transplantation de microbiote fécal ! Rien de moins. Sur internet, on compte de plus en plus les tutoriels où les auteurs vantent les bienfaits de cette pratique (l’objectif est de reconstituer une flore intestinale à partir de celle d’une personne saine).

Ils y racontent comment elle les a aidés à surmonter divers troubles et donnent tous les conseils pour y procéder soi-même. Le microbiote intestinal participe au fonctionnement du cerveau et à la régulation des humeurs. La dépression est un trouble mental qui touche plus de 264 millions de personnes de tous âges dans le monde.

Le microbiote intestinal participe au fonctionnement du cerveau et à la régulation des humeurs

La compréhension de ces mécanismes est essentielle pour le développement de stratégies thérapeutiques efficaces. Des chercheurs de l’Institut Pasteur, de l’Inserm et du CNRS ont conduit une étude qui montre qu’un déséquilibre de la communauté bactérienne intestinale peut provoquer un effondrement de certains métabolites qui est responsable de l’état dépressif. Ces résultats, montrant qu’un microbiote intestinal sain contribue au fonctionnement normal du cerveau, seront publiés dans Nature Communications le 11 décembre 2020. Le prix Nobel de chimie décerné à la Française Emmanuelle Charpentier et l’Américaine Jennifer Doudna pour les « ciseaux moléculaires » Depuis quatre ans, on leur promettait le Nobel de médecine.

Le prix Nobel de chimie décerné à la Française Emmanuelle Charpentier et l’Américaine Jennifer Doudna pour les « ciseaux moléculaires »

La vénérable académie suédoise a fini par entendre les arguments… C’est dans la catégorie « chimie » qu’elle a attribué son prix, mercredi 7 octobre, à la Française Emmanuelle Charpentier et à l’Américaine Jennifer Doudna, pour leur découverte d’un outil moléculaire qui permet « de réécrire le code de la vie ». Après les prix accordés en 2009 à l’Australienne Elizabeth Blackburn et l’Américaine Carol Greider, c’est la deuxième fois, seulement, depuis la création de la récompense, en 1901, que deux femmes sont simultanément honorées dans une même discipline, et la première fois qu’un Nobel scientifique est remis à un duo 100 % féminin.

Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna deviennent les sixième et septième femmes à remporter un Nobel de chimie depuis 1901. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les nouvelles icônes de la biologie. Les émulsifiants alimentaires augmentent le pouvoir pathogène de certaines bactéries et le risque d’inflammation intestinale. Certaines bactéries du microbiote intestinal, marquées en rouge, sont capables de pénétrer la couche de mucus normalement stérile et marquée en vert. © Benoit Chassaing La prévalence des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ne cesse d’augmenter dans tous les pays du monde.

Les émulsifiants alimentaires augmentent le pouvoir pathogène de certaines bactéries et le risque d’inflammation intestinale

Près de 20 millions de personnes seraient concernées. Un nouvel antibiotique découvert dans le microbiote de la peau. La peau, loin d’être un paysage tranquille, s’apparente plutôt à une jungle où pullulent nombre d’organismes microscopiques (bactéries, levures, virus, acariens…) : c’est le microbiote de la peau. L’équilibre de cet écosystème, gage de bonne santé pour l’individu, est maintenu selon plusieurs mécanismes, comme une acidité particulière ou bien la production d’antibiotiques.

Par exemple, Staphylococcus lugdunensis fabrique la lugdunine, qui ralentit le développement des staphylocoques dorés. Katherine Lemon, de l’institut de microbiologie Forsyth, à Cambridge, aux États-Unis, et ses collègues ont découvert un nouvel exemple d’antibiotique produit par des bactéries de la peau, et plus particulièrement dans les follicules pileux. Après avoir isolé et purifié cette molécule alors inconnue et désormais nommée « cutomycine », les chercheurs l’ont testée sur différentes souches bactériennes.

Résultat ? Les secrets du vaccin de Pfizer. L’annonce a réjoui la communauté scientifique (et celle des investisseurs) en attente depuis longtemps d’une bonne nouvelle dans la quête d’un vaccin contre le Covid-19. Dans un communiqué, le 9 novembre 2020, Pfizer annonçait les résultats intermédiaires de l’essai de phase III mené avec la société allemande BioNTech pour son candidat vaccin BNT162b2. Sur une cohorte de 43 538 participants, il serait efficace à plus de 90 %. L’essai se poursuit, et l’on en saura plus d’ici quelques semaines, voire mois. Mais on peut d’ores et déjà se pencher sur la technique employée pour la mise au point de ce vaccin, car si les résultats venaient à être confirmés, ce serait une percée dans le domaine.

En effet, il s'agirait du premier vaccin à ARN mis sur le marché. De quoi s’agit-il ? L’idée des vaccins à ARN est de faire fabriquer cet antigène par des cellules de l’organisme. Reste à faire pénétrer ces ARNm dans les cellules. Les vaccins à ARN risquent-il de modifier le génome? Commençons par remarquer que des bouts de séquence génétique, il y en a partout. Dans chaque cellule de chaque être vivant. Quand vous buvez un jus de carotte ou mangez un steak, vous ingérez des fragments d’ADN et d’ARN qui auraient bien du mal à vous faire muter. Encore faudrait-il que ce matériel puisse pénétrer intact dans le noyau des cellules et s’intégrer au génome. Or, le fonctionnement des vaccins à ARN messager rend cette éventualité si peu plausible qu’elle tient de la science-fiction. Katalin Kariko, la scientifique sans laquelle il n’y aurait pas eu de vaccins à ARN messager. Katalin Kariko a développé une telle obsession pour la technologie dite de l’« ARN messager » que cela lui a un jour coûté un poste d’enseignement dans une prestigieuse université.