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Nationalisme, preférence nationale, identitarisme

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En vue du premier tour, Marine Le Pen mise tout sur le discours anti-immigration. Confrontée à un fléchissement des intentions de vote, la présidente du FN tente de remobiliser son électorat sur ses sujets de prédilection : immigration et sécurité.

En vue du premier tour, Marine Le Pen mise tout sur le discours anti-immigration

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Olivier Faye Il n’est plus temps de finasser. A cinq jours du premier tour de l’élection présidentielle, et dans un contexte rendu incertain par le resserrement des intentions de vote entre les quatre favoris des sondages, Marine Le Pen a décidé de tout miser sur l’immigration. Ce choix n’est pas très original pour la candidate du Front national, représentante d’un parti qui place cette thématique au premier plan de ses préoccupations depuis près de quarante ans.

Mais le camp frontiste, qui a semblé préparer pendant des mois le second tour de l’élection, se rend compte aujourd’hui de la nécessité de mobiliser sa base pour ne pas connaître une mauvaise surprise le soir du 23 avril. François Fillon, une fin de campagne à droite toute. Convaincu que dimanche « chaque voix comptera », le candidat LR s’efforce de donner des gages aux plus conservateurs de ses partisans.

François Fillon, une fin de campagne à droite toute

LE MONDE | | Par Alexandre Lemarié (envoyé spécial à Calais et Lille (Hauts-de-France) Identité, famille, nation, sécurité, immigration… A cinq jours du premier tour de la présidentielle, François Fillon met en avant l’ensemble des marqueurs de droite susceptibles de mobiliser son électorat. Comme s’il avait décidé de cocher toutes les cases pour pousser les Français attachés aux valeurs conservatrices à voter en sa faveur. Après avoir vanté les racines françaises et le « patriotisme », samedi 15 avril, au Puy-en-Velay, puis prononcé un discours à la tonalité résolument sécuritaire, lundi, à Nice dans cette place forte du sarkozysme, le candidat de la droite a effectué un déplacement à Calais (Pas-de-Calais), mardi, où il a promis de mener « une lutte implacable contre l’immigration clandestine ». Signaux aux électeurs FN.

Le Serbe Aleksandar Vucic, homme fort des Balkans en crise. Le premier ministre de centre-droit, favori de la présidentielle, joue à la fois de la corde européenne et de la fibre nationaliste.

Le Serbe Aleksandar Vucic, homme fort des Balkans en crise

L’élection présidentielle organisée en Serbie, dimanche 2 avril, se résume à un enjeu simple : faudra-t-il à Aleksandar Vucic un ou deux tours pour accéder au poste de chef de l’Etat ? Les sondages sont hésitants, ils donnent à l’actuel premier ministre des scores fluctuant autour de la barre fatidique des 50 %. En cas d’échec dimanche, il devra patienter jusqu’au 16 avril, date d’un éventuel second tour. L’emprise de M. Vucic sur les médias et sur l’appareil étatique favorise largement sa candidature, de même que l’éclatement de l’opposition, où ne semble surnager que le comédien satirique Luka « Beli » Maksimovic, qui mène campagne sur son cheval blanc. Le retour au franc pénaliserait d’abord les Français les plus modestes. La sortie de l’euro prônée par le FN amputerait les revenus d’une personne au smic de 7 % à 12 %, selon une étude de Terra Nova.

Le retour au franc pénaliserait d’abord les Français les plus modestes

LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Audrey Tonnelier C’est l’un des points les plus débattus du programme du Front national (FN), mais aussi celui qui fait couler le plus d’encre. Les trois quarts des Français s’y opposent (selon un sondage Elabe rendu public le 9 mars), et pourtant, la mesure reste au cœur des propositions de Marine Le Pen, à cinq semaines du premier tour de l’élection présidentielle.

La sortie de l’euro et le retour au franc constituent le sujet de la dernière note de Terra Nova, intitulée « Sortie de l’euro : les petits paieront ! », qui devait être publiée jeudi 16 mars. A Libourne, Hollande invoque Mitterrand : « Le nationalisme c’est la guerre » A 43 jours du premier tour de l’élection présidentielle, le président de la République a de nouveau évoqué les dangers d’une arrivée au pouvoir de Marine Le Pen.

A Libourne, Hollande invoque Mitterrand : « Le nationalisme c’est la guerre »

Le président de la République, François Hollande, l’avait dit au Monde, le 5 mars : « L’extrême droite n’a jamais été aussi haute depuis plus de trente ans (…) Mon ultime devoir, c’est de tout faire pour que la France ne puisse pas être convaincue par un tel projet, ni porter une si lourde responsabilité. » A 43 jours du premier tour de l’élection présidentielle, le chef de l’Etat poursuit son effort pour que la présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, donnée présente au deuxième tour selon les sondages, ne sorte pas vainqueure de ce scrutin.

Samedi 11 mars, venu à Libourne (Gironde) remettre les insignes de chevalier de la Légion d’honneur à Gilbert Mitterrand, ex-maire de la ville et l’un des deux fils de l’ancien président, M. Un tiers des Français se disent en accord avec les idées du Front national. L’enquête Kantar Sofres-OnePoint pour « Le Monde » et Franceinfo montre cependant une légère dégradation de l’image du Front national.

Un tiers des Français se disent en accord avec les idées du Front national

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Gérard Courtois On aurait tort de se rassurer à la lecture du dernier baromètre sur l’image du Front national (FN). Cette enquête, effectuée pour Franceinfo et Le Monde par Kantar Sofres-OnePoint, auprès d’un échantillon national représentatif de 1 006 personnes, interrogées en face-à-face du 23 au 27 février, est l’édition annuelle de ce baromètre réalisé depuis 1984. Certes, en dépit des intentions de vote flatteuses dont bénéficie actuellement Marine Le Pen en vue de la présidentielle, l’étude ne témoigne pas d’une amélioration significative de l’image du FN dans l’opinion des Français ; elle dévoile même, sur certains points, une légère dégradation. « Marine Le Pen est-elle un clone de Donald Trump ? Pas exactement » Dans sa chronique, Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde », estime que le président américain et la candidate française ont beaucoup en commun.

« Marine Le Pen est-elle un clone de Donald Trump ? Pas exactement »

Même si la présidente du FN soigne sa différence auprès des femmes. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Sylvie Kauffmann (éditorialiste) Le matin du 9 novembre 2016, Marine Le Pen s’est levée tôt. La nuit avait été historique, de l’autre côté de l’Atlantique : Donald Trump, le candidat qui avait mis la politique américaine sens dessus dessous, venait de battre Hillary Clinton, la favorite, l’incarnation de l’establishment. Il allait devenir le 45e président des Etats-Unis. De Buisson à de Villiers : comment Marine Le Pen commence à séduire la « droite hors les murs » Philippe de Villiers ne cache plus qu’il veut aider la présidente du FN à s’installer à l’Elysée.

De Buisson à de Villiers : comment Marine Le Pen commence à séduire la « droite hors les murs »

Philippe de Villiers aime l’histoire, la géographie et les bons mots. « Mon seul point commun avec l’ayatollah Khomeyni, c’est qu’on vient me voir », rit-il souvent en privé. Comme le chef de file de la révolution iranienne, qui recevait dignitaires et intellectuels durant son exil à Neauphle-le-Château, dans les Yvelines, l’ancien secrétaire d’Etat de Jacques Chirac, devenu auteur de best-sellers identitaires, est très consulté. De sa vraie-fausse retraite politique, il distribue conseils et avis, notamment sur la façon de lutter contre ce qu’il appelle « l’islam conquérant ».

Il en a même fait un livre, Les cloches sonneront-elles encore demain ? Le Parlement européen, tiroir-caisse de l’extrême droite. Comment six partis nationalistes européens opèrent pour toucher des subventions du Parlement de Strasbourg.

Le Parlement européen, tiroir-caisse de l’extrême droite

C’est avec fierté qu’il revendique l’idée. Valerio Cignetti est un Italien distingué, qui cache un militant endurci de la droite de la droite. Bien que son parti – Fiamma Tricolore – n’existe plus vraiment dans son pays, il est depuis 2009 le secrétaire général de l’Alliance européenne des mouvements nationaux (AEMN). Cette discrète association de droit alsacien regroupe plusieurs responsables d’extrême droite venus de tout le continent, et est reconnue comme « parti politique européen » depuis 2012, un statut qui lui a permis de toucher plus de 1,5 million d’euros du Parlement de Strasbourg en cinq ans.

En ajoutant les subventions à la fondation associée – Identités et traditions européennes –, on arrive à plus de 2,2 millions d’euros.