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Djihadisme - terrorisme : analyses

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L’Etat islamique, fruit des contradictions de l’Orient et de l’Occident. Un an après les attentats qui ont endeuillé la France, il convient de revenir sur ce qui, historiquement, a permis l’émergence du groupe terroriste.

L’Etat islamique, fruit des contradictions de l’Orient et de l’Occident

Par Matthieu Rey, historien, maître de conférences au Collège de France (chaire d’histoire contemporaine du monde arabe) De quoi résulte le 13-Novembre ? De manière aisée, nous pourrions répondre par l’évidence : de l’existence du groupe Etat islamique (EI), commanditaire et ordonnanceur des attaques semble-t-il, qui, armant le bras de jeunes Européens majoritairement (Belges ou Français), a frappé la capitale française.

Ce récit qui n’épuise en rien la douleur de tels événements, amène à réfléchir sur ce phénomène qui capte tous les fantasmes actuellement, appelant nos hommes politiques à parler de « guerre ». Terrorisme : le gouvernement n’a-t-il vraiment rien fait depuis deux ans ? Hyper Cacher, Montrouge, Saint-Quentin-Fallavier, 13-Novembre, Magnanville et maintenant Nice : à mesure que la liste des attentats meurtriers perpétrés sur le sol français au nom de l’organisation Etat islamique (EI) s’allonge, l’unité nationale dans la classe politique s’effrite.

Terrorisme : le gouvernement n’a-t-il vraiment rien fait depuis deux ans ?

Une « radicalisation très rapide », cela s’appelle une conversion. Petit manuel pour lutter contre les pensées simplistes après les attentats. Pourquoi ce n'est pas si simple Beaucoup, à droite et à l'extrême droite, estiment que l'urgence de la situation justifie de mettre hors d'état de nuire tous les individus disposant d'une « fiche S », c'est-à-dire dans le giron des services de renseignement pour potentielle radicalisation.

Petit manuel pour lutter contre les pensées simplistes après les attentats

Si Mohamed Bouhlel n'était pas fiché « S », nombre des terroristes ayant récemment frappé la France l'étaient. Mais attention : on n'a de cesse de le répéter, la fiche « S » est un outil à usage interne pour les services de renseignement, et n'est pas forcément étayée par des preuves solides. « Si on crée une fiche « S », c'est qu'on n'a rien sur un individu et que l'on veut savoir si cela vaut le coup de lever le doute et de mettre des moyens opérationnels très lourds », a ainsi expliqué en 2015 Bernard Squarcini, l'ancien patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

Comment devient-on djihadiste ? (1/2), par Scott Atran, anthropologue - Idées. L'école, les parents, les femmes… Est-il possible de faire un portrait-robot du combattant venu d'Occident ?

Comment devient-on djihadiste ? (1/2), par Scott Atran, anthropologue - Idées

Les recherches de l'Américain Scott Atran sur la radicalisation livrent des résultats parfois surprenants. Scott Atran est directeur de recherche au CNRS, professeur à l'université d'Oxford et à l'université du Michigan et anthropologue. Ses derniers travaux sur la radicalisation – en collaboration avec son collègue Nafees Hamid –, en France et dans d'autres pays ont été menés pour le compte d'Artis Research & Risk Modeling, une institution américaine de recherche visant à améliorer la compréhension de la science cognitive et comportementale liée à la violence politique.

Dans un article publié sur telerama.fr, Scott Atran nous éclairait sur le concept de zone grise, au cœur de la stratégie de l'organisation Etat islamique. Quelques chiffres 1. 2. De nouvelles tendances. « Le discours de l’EI ne peut prendre que chez ceux qui n’ont aucune culture musulmane » Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences Po Paris, historien, spécialiste de l’islam contemporain, est l’auteur, notamment, de Je vous écris d’Alep (Denoël, 2013).

« Le discours de l’EI ne peut prendre que chez ceux qui n’ont aucune culture musulmane »

Comment expliquer la forte proportion de convertis parmi les djihadistes ? C’est que ça n’a rien à voir avec l’islam ! On continue de regarder comme un phénomène religieux ce qui n’est qu’un phénomène politique. Daesh est une secte. Elle frappe d’autres musulmans. Dix conseils à l’attention des gouvernants pour se débarrasser de l’organisation de l’État islamique. La lutte antiterroriste a pris en Occident, et tout particulièrement en France — frappée par deux attentats majeurs l’an dernier — une importance centrale.

Dix conseils à l’attention des gouvernants pour se débarrasser de l’organisation de l’État islamique

« La Belgique est devenue un trou noir sécuritaire » Le Monde | • Mis à jour le | Propos recueillis par Nicolas Truong Pierre Vermeren est professeur d’histoire du Maghreb contemporain à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne et membre du laboratoire IMAF.

« La Belgique est devenue un trou noir sécuritaire »

Il a vécu huit ans en Afrique du Nord, dont sept au Maroc, où il a été professeur d’histoire (1996-2002). Il a écrit plus d’une dizaine de livres consacrés au Maghreb, au Maroc et à leur histoire. Ses deux derniers livres s’intitulent Le Choc des décolonisations. De la guerre d’Algérie aux printemps arabes (Odile Jacob, 2015) et La France en terre d’islam.

Pierre Vermeren, comment expliquez-vous que Bruxelles soit devenu le foyer du djihadisme en Europe ? Jean-Pierre Filiu : « Il faut dépasser la fascination pour la propagande de Daech » Les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis ont chargé d’un sentiment d’urgence, voire d’angoisse, le nécessaire débat sur la prévention du recrutement djihadiste.

Jean-Pierre Filiu : « Il faut dépasser la fascination pour la propagande de Daech »

On en est souvent venu à oublier, pris que nous sommes si souvent dans nos logiques hexagonales, que les djihadistes français représentent moins de 3 % des combattants étrangers enrôlés sous la bannière de Daech, le bien mal nommé « Etat islamique ». Toute réponse par trop franco-française trouve ainsi en elle-même ses propres limites. Les attentats qui ont ensanglanté Bruxelles, mardi 22 mars, le rappellent tragiquement. Pourquoi le djihadisme a-t-il frappé Bruxelles ?

Alors que le cœur de l’Union européenne a été touché, intellectuels et politiques analysent les raisons de la polarisation du terrorisme islamiste en Belgique.

Pourquoi le djihadisme a-t-il frappé Bruxelles ?

Du 13 novembre aux attentats de mardi : quatre mois de traque à Bruxelles en 9 cartes. Du retour de Salah Abdeslam, qui a quitté Paris juste après les attentats du 13 novembre, jusqu’aux attentats perpétrés mardi 22 mars à Bruxelles, en passant par le black-out de la capitale fin novembre, les autorités belges ont multiplié les actions, perquisitions et mesures de sécurité dans la ville durant quatre mois.

Du 13 novembre aux attentats de mardi : quatre mois de traque à Bruxelles en 9 cartes

Pierre-Jean Luizard : "Nous sommes tombés dans le piège tendu par Daech" «Même lorsqu'ils tuent, les djihadistes sont convaincus de faire le bien» Les Français jihadistes Qui sont les citoyens en rupture avec la République?