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Liberté d'expression / Liberté de la presse / Récupération

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33H DE GARDE À VUE : « VOUS SAVEZ ÇA VIENT D’EN HAUT. DE TOUT EN HAUT » – Taranis News. Undercover police crack down on freedom of speech in Paris. Etat d'urgence : des syndicats de journalistes alertent sur la liberté d’expression. Caricaturer Mahomet, "une erreur" selon Hayao Miyazaki. L’Arabie saoudite tient la France et les Etats-Unis en otages. "Charlie Hebdo" et les caricatures : la liberté absolue n'est ni souhaitable ni viable.

"Charlie Hebdo" a remis une caricature de Mahomet en couverture de son numéro dit "des survivants".

"Charlie Hebdo" et les caricatures : la liberté absolue n'est ni souhaitable ni viable

(P.GUYOT / AFP) Lorsque l’on dit que la France est un cas à part dans son rapport aux religions, il y a du vrai. Le droit de s’en moquer est même presque devenu un drapeau en Hexagone. Abdallah d’Arabie, al-Sissi, et autres amis Charlie. François Hollande et le nouveau roi Salmane, à Riyad le 24 janvier 2015 (YOAN VALAT/POOL/AFP) Avec cette affaire grecque, je m’aperçois que j’ai perdu de vue, quelques heures, mes amis Charlie.

Abdallah d’Arabie, al-Sissi, et autres amis Charlie

Ils vont bien, je vous rassure. Quelques-uns étaient rassemblés, le week-end dernier, à Riyad, charmante localité d’Arabie saoudite, pour présenter leurs condoléances après la mort d’un vrai pote Charlie, le roi Abdallah. Comme tous les défunts, il était évidemment pourri de qualités, dont une éminente : c’était un discret soutien de la cause des femmes, comme l’a affirmé une connaisseuse, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde. A-t-on le droit de tout dire ?, par Agnès Callamard (Le Monde diplomatique, avril 2007) Depuis le début des années 2000, la définition et l’exercice de la liberté d’expression bousculent à nouveau l’actualité : polémiques et violences dans le monde après la publication de caricatures de Mahomet au Danemark, emprisonnement de l’écrivain britannique David Irving en Autriche pour « négationnisme » (1), controverses sur la loi française interdisant de contester la réalité du génocide arménien...

A-t-on le droit de tout dire ?, par Agnès Callamard (Le Monde diplomatique, avril 2007)

Ces débats ne sont pas nouveaux : la volonté de supprimer les divergences d’opinion et tout ce qui est jugé immoral, hérétique ou insultant a toujours traversé l’histoire sociale, religieuse et politique. Ils refont surface sous l’effet de deux stimuli : la révolution des moyens de communication et les attentats du 11-Septembre, qui ont accru les tensions internationales. Liberté d'expression ? Il faut aider les médias libres. Depuis l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo, les appels se multiplient pour défendre la liberté d’expression dans notre pays.

Liberté d'expression ? Il faut aider les médias libres

Nous, représentants de médias indépendants, alternatifs et citoyens, ainsi que des associations les défendant, sommes pleinement solidaires de cette mobilisation, à la hauteur des attaques meurtrières contre la liberté d’expression et de la presse. Elles viennent nous rappeler que ces libertés, fruits de longs combats, ne sont jamais définitivement acquises, qu’elles sont encore une réalité minoritaire à travers le monde, qu’il faut toujours lutter pour les acquérir ou les préserver. Mais ces libertés – assurées en France par la loi de 1881 – restent déclaratives si elles ne sont pas accompagnées des conditions nécessaires pour les transformer en droits réels.

Politiques d’étouffement Avant même cette attaque, Charlie Hebdo était menacé de disparition faute de moyens financiers. Les raisons ? Le gouvernement représente la plus grande menace pour la liberté d’expression. Pour Jonathan Turley, professeur de droit public à l’Université Georges Washington à Washington D.C., la plus grande menace sur la liberté d’expression en France n’est pas le terrorisme.

Le gouvernement représente la plus grande menace pour la liberté d’expression

C’est le gouvernement. Les meurtres à Charlie Hebdo, quoique tragiques, ne sont pas le problème. Dans l’heure qui a suivi le massacre dans les locaux de Charlie Hebdo, des milliers de Parisiens se sont rassemblés spontanément place de la République. Ces dirigeants qui étaient «Charlie» dimanche, qui ne le sont plus aujourd'hui.

Une épidémie de schizophrénie s’est abattue sur quelques-uns des dirigeants étrangers présents dimanche 11 janvier à la marche parisienne, en hommage aux victimes des frères Kouachi et de Coulibaly, et notamment aux douze «Charlie» tués à la kalachnikov.

Ces dirigeants qui étaient «Charlie» dimanche, qui ne le sont plus aujourd'hui

Une marque de solidarité envers la France, touchée par le terrorisme, mais qui pourrait s’interpréter comme un soutien de leur part à la liberté d’expression… Cela ne les a pas empêchés de critiquer, voire faire interdire, la dernière édition de l’hebdomadaire satirique. Niger. Le gouvernement du président Mahamadou Issoufou, qui fait partie des six chefs d’Etat africains ayant participé à la marche républicaine à Paris, «condamne avec véhémence la caricature de Mahomet en une du dernier numéro de l’hebdomadaire satirique français», a annoncé jeudi un communiqué officiel. La diffusion de Charlie Hebdo a été interdite à travers le Niger. Malgré cela, les manifestations samedi contre Charlie Hebdo ont tourné à l’émeute, faisant 10 morts. D'étranges défenseurs de la liberté de la presse à la manifestation pour « Charlie Hebdo. Hollande se fait maître de cérémonie d'un bal des affreux.

"Circus of Hypocrisy": Jeremy Scahill on How World Leaders at Paris March Oppose Press Freedom. AMY GOODMAN: An estimated 3.7 million people rallied across France Sunday in response to the Charlie Hebdo shootings and ensuing attacks that left 17 people dead.

"Circus of Hypocrisy": Jeremy Scahill on How World Leaders at Paris March Oppose Press Freedom

On Sunday, more than 40 world leaders traveled to Paris for the demonstration. These World Leaders Are a Worse Threat to Free Press Than Terrorism. One Student's Epic Tweets Call Out the Biggest Hypocrites Marching for Free Speech In Paris. Millions of people took to the streets of Paris and cities across France on Sunday to rally in defense of free speech and against terrorism in the wake of Wednesday's deadly attack on satirical newspaper Charlie Hebdo.

One Student's Epic Tweets Call Out the Biggest Hypocrites Marching for Free Speech In Paris

Reporters Without Borders on Witnessing the Paris Massacre Aftermath & Press Freedom After Charlie. "Je suis Charlie" : pourquoi l’Asie est indifférente ? Dans la manifestation du 11 janvier à Paris un « Je suis Charlie » en japonais, un autre en Chinois.

"Je suis Charlie" : pourquoi l’Asie est indifférente ?

Mais ce qui a pu frapper pourtant, dans cette quasi-unanimité mondiale, c'est l'absence surprenante des grandes puissances asiatiques. Cette absence nous en dit long sur la portée réelle de ce « basculement du monde » vers l’Asie qui semblait s'imposer. Car si l'analyse est sans doute vraie au niveau économique, et plus encore en termes de taux de croissance, la journée du 11 janvier démontre qu’il n'en est rien au niveau des valeurs. Bien sûr, il y a eu des condamnations et des témoignages de soutiens officiels. Des Ambassadeurs étaient présents et tous ont condamné le terrorisme, appelant à une coopération plus étroite entre Etats.

Did Charlie Hebdo's cover get it right? Myriam Francois-Cerrah: The magazine drifts into racist caricatures I've never really been a fan of Charlie Hebdo – its humour was often too bawdy for my taste and I agree with one of their former employees, Olivier Cyran, that in recent years it has often drifted into racist caricatures, reinforcing an already toxic environment for French Muslims.

Did Charlie Hebdo's cover get it right?

For an allegedly anti-establishment magazine, it failed to challenge, and often buttressed, the state's well-documented increasing restrictions on the basic freedoms of Muslims. It also used the sorts of racial stereotypes in its imagery which foster precisely the sorts of racist attitudes they purported to be challenging. At some point, one's claim to be anti-racist has to be diminished if the subjects of racism – minorities themselves – tell you you're being racist. Ignoring their voice is arguably a dubious form of anti-racism. Attentats de Paris : renvoi d'un journaliste qui voulait débattre d'un titre.

"Justice est faite" : pour avoir voulu discuter de ce titre choisi par son journal, un journaliste belge s'est vu signifier son renvoi. Sur sa une du 10 janvier, le quotidien se réjouissait du décès des trois responsables présumés des attentats de Paris. Le 9 janvier, la double prise d'otages s'achevait par la mort de quatre personnes au magasin Hyper Cacher de Paris, ainsi que celle des trois terroristes présumés. Le lendemain, les quotidiens régionaux du groupe Sudpresse, qui paraissent en Belgique francophone, marquaient l'événement avec des unes noires et les photos des trois hommes accompagnées de la mention : “Chérif Kouachi (32 ans) ; assassin, terroriste : ABATTU. Saïd Kouachi (34 ans) ; assassin, terroriste : ABATTU. Quinze mois de prison pour avoir glorifié les frères Kouachi. La presse américaine dénonce l'hypocrisie des restrictions françaises à la liberté d'expression. Pour de nombreux journalistes et intellectuels américains, les discours de haine sont mieux régulés et combattus dans le débat public d'idées que dans les tribunaux.

«Je suis troublé.» C'est la réaction de l'humoriste Jon Stewart, «perdu» face à l'arrestation et au renvoi en correctionnelle, pour «apologie du terrorisme», de Dieudonné pour son post Facebook «Je suis Charlie Coulibaly»: «C'est un post Facebook ignoble, mais c'est pour ça qu'on a inventé le bouton "unfriend", non?» «Arrêter quelqu'un pour avoir dit quelque chose quelques jours après une manifestation de soutien à la liberté d'expression –c'est un peu bizarre.» Pour Jon Stewart et de nombreux journalistes et intellectuels américains –de gauche comme de droite–, les discours de haine sont mieux régulés et combattus dans le débat public d'idées que dans les tribunaux.